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jeudi, 04 septembre 2008

Affaire Clavier : les bonnes questions

1414483898.jpgUn petit relayage d'un article d'une ancienne collègue de Corse-Matin, intitulé "Affaire Clavier : les bonnes questions". Quand un fait devient politique, les contradictions fusent, aussi, un petit coup de balai est le bienvenu.

En résumé : "Y a t-il eu ou pas des exactions commises ?" "Qui a pris la décision de révoquer Dominique Rossi ?" "A qui profite le crime ?" Autant de questions auxquelles la journaliste apporte des éléments de réponse.

L'article d'Isabelle Luccioni dans "Corse-Matin", c'est là !

Commentaires

Bonjour maîtresse de ces lieux. Je marche sur des oeufs, connaissant, indirectement ton attachement à cette île.
L'article me semble équilibré et prudent, ce qui n'est pas mince déjà. Je relèverais juste que l'absence de plainte de Clavier, ou d'un voisin, ne signifie pas qu'aucune dégradation n'a été commise, c'est un peu angélique de faire cette relation de cause à effet (ou d'effet à cause, plus exactement).

De même, tout en reconnaissant ne pas être un fin connaisseur du contexte local, j'ai des doutes quant aux motivations "nobles" des indépendantistes lorsqu'ils luttent contre le bétonnage. Mais bon. C'est sans doute un préjugé de continental.

Pour ce qui est de la chaîne de décision qui a mené à la mutation de Rossi, hé bien je dirais, quitte à me faire attribuer dès le premier commentaire un point godwin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin), que c'est un symptôme de plus qui montre que la démocratie n'est pas forcément indélogeable de notre pays.

MAM a sans doute pris la décision seule, pour plaire au président, sans même que celui-ci ait à explicitement donner d'instructions. Les historiens qui ont étudié la machine nazie ont expliqué que si on n'a jamais trouvé d'ordre écrit explicite ordonnant la Solution finale, c'est que toute le monde savait très bien ce que le Führer voulait et attendait d'eux. Et ben on y est. Nicolas Sarkozy n'a même pas à demander la tête d'un haut fonctionnaire, il a son petit Eichmann au ministère de l'Intérieur.

J'espère d'ailleurs que vous avez vu ces images hilarantes de MAM à la sortie du conseil des ministres, lorsqu'elle est interrogée par une journaliste qui lui demande: "quelles dégradations ont été causées par les occupants ?". Là, on la voit se raidir (je veux dire se faire encore plus raide que raide, quoi), et dire "la dégradation des valeurs de la République !". C'était presque aussi beau que "Le pire, c'est la guerre, monsieur" de Kouchner sur l'Iran.

Écrit par : john.reed | vendredi, 05 septembre 2008

Encore deux petites choses:

1) Un troll s'est glissé sous ton article précédent consacré à cet affaire, puisqu'on trouve le même commentaire mot pour mot sous l'article vers lequels ton lien renvoit.

2) Il est assez étonnant que Rossi n'ait pas vu le coup venir. Connaissant plusieurs heures à l'avance l'action, il aurait pu demander des instructions à Paris. Il ne pouvait ignorer qu'en décidant seul, il se plaçait entre le marteau et l'enclume. Ce qui pose la question de ses motivations à lui. Il ne voulait pas envoyer les forces de l'ordre pour ne pas que ça dégénère, certes, mais il savait sans doute que son minsitère de tutelle, et jusqu'au président de la République on ne verrait pas les choses de cet oeil-là et qu'on n'hésiterait pas dix secondes à le virer. Il s'est mis dans la ligne de mire. Mais pour qui ?

Écrit par : john.reed | vendredi, 05 septembre 2008

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