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mercredi, 28 janvier 2009

Facebook ferme un groupe de soutien au massacreur de la crèche belge

Une dépêche tombée sur le site NouvelObs.com, m'a rappelée quelques souvenirs :

"Après des réactions indignées d'internautes, le site communautaire a fermé le groupe "Le beau massacre à Termonde", dont l'administrateur se présentait sous le pseudonyme de "Total-Killer Almortex".

Plus de 4.000 personnes ont adhéré au groupe qui demandait la fermeture du profi de Kim De Gelder  (Reuters)

 

Les responsables de Facebook ont fermé mardi 27 janvier un groupe de soutien à Kim De Gelder, auteur présumé des meurtres commis vendredi dans une crèche en Belgique.
La création de ce groupe avait suscité l'indignation d'usagers de ce réseau de socialisation sur internet.
Le groupe créé le jour même s'appelait "Le beau massacre à Termonde", et son administrateur se présentait comme un psychopathe, sous le pseudonyme de "Total-killer Almortex".
D'autres personnes choquées ont à leur tour formé un groupe pour dénoncer cette initiative, poussant les gestionnaires de Facebook à fermer le groupe de soutien à Kim De Gelder peu avant 21H00 (20H00 GMT), selon l'agence de presse Belga.
Kim De Gelder, 20 ans, a été inculpé pour avoir poignardé deux bébés et une puéricultrice d'une crèche de Termonde (Flandre, 30 km au nord-ouest de Bruxelles), ce qui a causé une réaction d'horreur en Belgique.
Le jeune homme est également soupçonné d'avoir assassiné une septuagénaire le 16 janvier.

Pétitions demandant la peine de mort

Il y avait encore, sur Facebook, mardi soir des pétitions condamnant le groupe "le beau massacre à Termonde" ou demandant "la peine de mort" pour Kim De Gelder. Un de ces groupes demande même l'extradition du jeune meurtrier aux Etats-Unis, où la peine capitale reste en application.
Plus de 4.000 personnes ont adhéré au groupe qui demandait la fermeture du "profil" de Kim De Gelder dans Facebook. Le profil est désormais introuvable.
A propos des aspects légaux de cette polémique sur internet, un officier de la police fédérale belge a dit que son unité de lutte contre le crime sur les réseaux informatiques (CCU), qui entretient des contacts notamment avec les responsables de Facebook, ne peut de son propre chef demander la fermeture d'un groupe.
"Une enquête doit être menée préalablement. C'est au juge d'instruction ou au parquet de donner l'instruction à la CCU d'adresser une telle demande", a-t-il souligné.
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En décembre, Facebook avait connu une grosse polémique sur l'humour très borderline du groupe "Fédération Française du Lancer de Chiots". La SPA avait demandé la fermeture du groupe, et a semble t-il, obtenu gain de cause : le groupe semble introuvable sur Facebook. Par contre, on fleurit des "Fédération Française du Lancer des Lanceurs des Lanceurs de chiots la FFLLL" ou des "Contre la FFLC". Inévitablement, l'hydre
a réssucité quelques têtes : "Fédération Française du lancer de chatons" ou "Fédération Française de la castration de chiots".

L'exemple, bien moins drôle, de Kim de Gelder, démontre véritablement que l'humour a ses limites et qu'on ne peut pas rire de tout -l'administrateur du groupe devait peut-être trouver sa démarche subversive...
Moralité : Facebook serait-il un bon observatoire des malaises sociétaux et de la folie pas toujours douce de nombreux internautes ? Ou encore "Facebook : quand la liberté d'expression dépasse les bornes". Des enquêtes à faire ?

mardi, 27 janvier 2009

Les belles Italiennes et les Berlusconneries

berlusconi.jpgInfo lue sur Libé.fr : Berlusconi, le modèle de Nicolas Sarkozy, qui n'en est plus à une bourde près, a estimé qu'empêcher les viols était "mission impossible, même dans un Etat policier" car (tenez-vous bien) "il y a tellement de belles filles italiennes que ce ne sera jamais possible". Une réaction aux deux viols survenus à Rome et dans sa région, qui ont poussé le gouvernement italien à porter à 30 000 le nombre de militaires dans les villes.

Quelques semaines après avoir commenté la victoire d'Obama façon pub pour le Boursin "Jeune, Beau et Bronzé", Berlu suscite encore la polémique dans son pays. Le chef de l'opposition, Walter Veltroni, a aussitôt dénoncé «le manque de responsabilité et de sensibilité» du Cavaliere, qui «offense les femmes italiennes».

Le numéro deux du Parti démocrate Dario Franceschini a lui aussi fustigé une «vulgarité inacceptable». Quant au petit parti de l'Italie des valeurs (Idv) de l'ex-juge anticorruption Antonio Di Pietro, il a pointé «une blague de comptoir d'un goût douteux».

Face à ces réactions, Berlusconi est revenu sur ses propos, assurant qu'il avait voulu faire «un compliment» aux Italiennes, arguant qu'il ne fallait «jamais perdre le sens de l'humour et de la légèreté».

En mai, le Cavaliere s'était déjà attiré les foudres des femmes politiques espagnoles lorsqu'il avait déclaré après la nomination du gouvernement espagnol, comprenant 9 femmes et 8 hommes, qu'il était «trop rose» et ne serait «pas facile à gérer».

Au pays de l'élégance, c'est vraiment l'homme le plus classe du monde ce Berlu !

 



L’avant-garde russe dans la collection Costakis

 

25773.jpg

Alors que Beaubourg présente une grande rétrospective sur le futurisme en Europe, le Musée Maillol préfère se concentrer sur l'avant-garde en Russie, en évitant de se limiter au photomontage.

 

Au début du 20ème siècle, les artistes russes s'inspirent du cubisme et du futurisme, qu'ils synthétisent. Vient ensuite la révolution qui les pousse à développer des recherches d'une nouveauté radicale, jusqu'à ce que l'arrivée de Staline au pouvoir mette fin à toute liberté créatrice et condamne les artistes à l'oubli. Quand on les redécouvre dans les années 70, on en donne une version très schématique, réduite au suprématisme de Klioune, Popova et Malevitch, et au constructivisme.

 

Le but de cette exposition est évidemment de montrer les nombreuses facettes d'une avant-garde aux mouvements moins lisses et aux démarches personnelles plus sinueuses qu'on a voulu le faire croire. Le public découvre ainsi des courants mineurs et des peintres moins connus, et on se rend compte que certaines oeuvres anticipent des recherches faites après-guerre par l'expressionnisme abstrait américain, ou l'abstraction lyrique française.

J'ai trouvé vraiment très intéressantes les peintures qui dévoilent un aspect pas forcément connu de l'avant-garde russe, et qui ont quelque chose de vraiment contemporain : il n'y a qu'à voir le traitement de la lumière dans Composition sphérique non objective de Klioune, 1922-1925; le minimalisme dans les formes et les couleurs d'Architectonique picturale de Lioubov Popova, 1919; ou les stupéfiantes oeuvres de Koudriachov, Construction d'un mouvement rectiligne, 1925, et Luminescence, 1926.

La suite de l'exposition présente des oeuvres de propagande (Klutsis, Popova), des projets de Vialov pour le théâtre, et finit sur des photos d'une cuisine communautaire de l'URSS.

 

Bref, un panorama à voir en plus de l'expo à Beaubourg. Mais à voir aussi pour Costakis, chauffeur d'ambassade à Moscou, qui découvrit cette période de l'art russe à une époque où l'art était marginalisé par le pouvoir, et qui collectionna 1300 pièces dont une partie se trouve aujourd'hui à Thessalonique.

 

J. S.

 

J. S.

 

Jusqu'au 2 mars 2009 au Musée Maillol (Paris)

 



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lundi, 26 janvier 2009

Un hôpital pour fans de Bat(man)

tickgirlsbasket.jpgDans notre société, depuis la nuit des temps, les chauve-souris sont mal aimées. Mal perçues. Il faut attendre un Christian Bale et quelques illustres prédécesseurs pour que la chauve-souris acquiert quelques lettres de noblesse. C'est pourtant un animal utile, attachant, dont la réputation de "nuisible" est largement surfaite -je ne parle pas des chauve-souris vampire qui causent, il est vrai, beaucoup de dégâts parmi le bétail, mais bon, ce n'est pas pire que des loups ou des ours, ou des hommes tiens. Mais combien d'entre nous ont pu approcher ce charmant volatile et découvrir sa vraie personnalité ?

En Australie, pays à la faune plus qu'abondante, diverse et fascinante, les chauve-souris ont leur hôpital. Si si. Depuis 1990, année où l'on a découvert un virus propagé par les tiques, les chauve-souris sont menacées dans ce pays.

Le Tolga Bat Hospital soigne 500 petites chauve-souris. Orphelines, elles ont perdu leur mère à cause de ce fameux virus, qui attaque les pattes arrières des volatiles. Un sacré problème, puisque c'est par les pattes que les chauve-souris se pendent aux arbres. Chaque année, des milliers d'entre elles se retrouvent à l'abandon et très menacées.

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Le docteur Wendy Berger, qui a fondé l'hôpital en 2001, part chaque jour à la recherche de ces créatures, des femelles attaquées par le virus, et que l'on peut encore sauver, ou les petites orphelines qui sont nourries, soignées, et qui plus tard, retourneront à l'état sauvage.

Plus d'informations sur le site officiel : http://www.tolgabathospital.org

Et voici surtout un reportage très réussi de National Geographic sur le sujet :





Picasso et les maîtres

1957musepicassobarcelone3tp.jpg

Incontestablement l'une des meilleures expositions de 2008 en France, "Picasso et les maîtres" fait le lien entre l'artiste espagnol et tous ceux qui l'ont inspiré : on voit ainsi les oeuvres datant de sa formation aux Beaux-Arts (copies de maîtres et dessins académiques dont certains valent vraiment le détour), ses premières recherches où il applique sa notion de l'art "qui n'est pas l'application d'un canon de beauté, mais ce que l'instinct et le cerveau peuvent concevoir indépendamment du canon". Le tout à côté de toiles de Manet, Ribera, Vélasquez ou Delacroix.

Ces mises en parallèle sont faites soit en exposant des oeuvres avec un thème commun (on voit les ressemblances entre un tableau de Picasso et celui qui l'a inspiré : c'est le cas avec le Portrait de Mademoiselle Rivière d'Ingres par exemple); soit en mettant deux tableaux dont l'un est une version personnelle de l'autre : Les demoiselles des bords de Seine, Courbet, 1857 VS Les demoiselles des bords de Seine d'après Courbet, Picasso, 1950; soit enfin en présentant des tableaux évoquant trop Lautrec ou Degas pour qu'on arrive facilement à croire qu'ils ne sont en fait signés ni l'un, ni l'autre...

L'expo est à voir absolument -cependant dépêchez-vous, elle se termine ce weekend après trois nuits d'ouverture exceptionnelles-, pour la bonne raison qu'on pensait tout savoir sur Picasso. Eh non ! Il y aura toujours quelque chose à apprendre ou à redécouvrir. De plus, ca n'arrive pas souvent que l'on réunisse autant d'oeuvres (et pas n'importe lesquelles !), et accessoirement, les organisateurs n'ont rien laissé au hasard pour que l'exposition soit réussie (par exemple, je ne pense pas qu'elle aurait eu le même effet si le parcours avait été chronologique au lieu d'être thématique). Rien que pour ça, ce serait stupide de ne pas y aller.

Seulement, maîtres ou pas maîtres, le sujet principal reste Picasso, et comme toute expo sur Picasso qui se respecte, elle est victime de son succès. Ce qui revient à dire que les gens viennent du fin fond de leur province rien que pour elle, quitte à faire 3h de queue sous la pluie (véridique, même si j'ai eu la chance d'y échapper), et qu'une fois que vous êtes entrés, vous avez autant de monde dans une même salle qu'il y en a qui attendent dehors...Si malgré cela, vous êtes toujours motivés, il vous reste encore cinq jours...

 

J.S.

Jusqu'au 2 février 2009 au Grand Palais (Paris)



11:48 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 janvier 2009

La Grande Odyssée ou l'Appel de la Forêt de Jack London

chiens les Gets.jpgEn plein délire d'Obamania, je n'ai pas résisté au plaisir de faire autre chose que d'en parler -il a bien fallu que j'en parle un peu-. Hier donc, c'était la fin d'une course de chiens de traîneau qui commence à avoir sa petite notoriété, par sa difficulté et sa beauté : la Grande Odyssée.

Conduire un attelage de chiens de traîneau, c'est à peu près aussi vieux que les pyramides d'Egypte, même plus. En Norvège, en Alaska, il existe depuis longtemps déjà des courses sportives et très physiques qui perpétuent cette belle tradition qui unit l'homme à la nature, l'homme à son équipe d'amis les plus fidèles : les chiens.

Face à l'Iditarod d'Alaska, ou la Femunt Loppett de Norvège, la Grande Odyssée oppose 1000 km de distance et 25 000 m de dénivelés dans les massifs alpins, entre la France et la Suisse, avec le Mont Blanc pour frontière. La course fête cette année sa cinquième année d'existence, et le succès ne se dément pas : spectateurs, journalistes et photographes étaient au rendez-vous, et ils n'ont pas été déçus.

Cette année, 16 mushers -conducteurs de traîneau- se sont affrontés. Certains venaient pour la première fois, d'autres avaient déjà éprouvé la piste française. Tous venaient pour tenter de remporter une victoire qui symbolise beaucoup. C'est d'ailleurs un "Rookie", un novice de la course en quelque sorte, qui est reparti avec le trophée : Radek Havrda, un Tchèque qui ne parlait ni français ni anglais, et qui faisait sourire beaucoup de monde à la conférence de presse du début de la course. Ils doivent se sentir bien c... maintenant !

Sur place pour le magazine 30 Millions d'Amis, j'ai pu réaliser quelques interviews et reportages qui, je l'espère, vous donneront envie d'aller en Haute-Savoie l'année prochaine !

Voici, pour commencer, l'interview d'Isabelle Travadon, l'une des meilleures "musheuses" françaises (ça se dit ça, "musheuse" ?) :

Grande Odyssée 2009 : Isabelle Travadon, une femme musher

envoyé par tele-animaux

 

Voici en vrac, quelques images du début de la course et de la deuxième étape près d'Avoriaz :

Et enfin, le meilleur : l'étape avec le bivouac de nuit, ambiance Jack London assurée !



 
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