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samedi, 25 juillet 2009

Le tag s'affiche à la Fondation Cartier

graffiyi.jpgDepuis le 7 juillet jusqu’au 29 novembre, la Fondation Cartier accueille, après le Grand Palais, le tag et le graffiti. La différence étant que, si le Grand Palais était le premier à exposer le mouvement en France et se contentait d’une série d’œuvres de même format réalisées exprès pour l’occasion, la Fondation Cartier préfère faire le point sur toute l’histoire du tag et son rôle dans la ville.

Né dans les années 70 dans les rues de New York, le tag devient très vite un véritable phénomène mondial. A l’origine, c’est un mode d’expression comme un autre pour une poignée de jeunes de 15 ans (notamment Taki 183, Dondi, P.H.A.S.E. 2 ou Julio 204), qui se contentent de marquer leur nom sur les murs et les autobus dans une ville au bord de la faillite ; jusqu’au jour où ils s’attaquent aux trains et aux métros, pour être vus de tous, et les années passant, ils recouvriront toute la surface des wagons, avec évidemment les risques mortels que cela comporte.

Le développement fulgurant des innovations dans les styles et les formes font que dès le début des années 1980, des galeries s’intéressent à ces artistes novateurs, et l’Europe va leur permettre de se faire connaître en dehors de New York. Puis ce seront Basquiat et Keith Haring qui vont s’en rapprocher, malgré des démarches différentes ; et même des artistes auxquels on n’aurait pas forcément pensé (Blondie, The Clash) vont demander à Dondi ou Futura de travailler sur leurs clips. Entre l’entrée dans le monde de l’art et le renforcement de la lutte anti-graffiti, une nouvelle génération d’artistes apparaît dans la rue : JonOne, Ghost, Sento …

 

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Le tag : au musée mais pas sur mon immeuble

L’exposition présentée actuellement boulevard Raspail veut montrer l’extrême diversité de ce qu’est le tag aujourd’hui, entre ses styles, sesDSC03231.JPGinfluences, ses techniques et son internationalité. Dix artistes en tout, Basco Vazko, JonOne, Cripta, Kosta-Théfaine, Barry McGee, Evan Roth, Nug, Delta, Gérard Zlotykamien et Vitché réalisent des installations et des créations éphémères spécialement pour l’évènement. Avec, à côté de cela, une grande rétrospective en photos et vidéos au sous-sol, et le premier weekend de chaque mois une création en public d’affiches très grand format.

Pour aller plus loin : si en définitive le tag est entré en moins de dix ans dans le monde de l’art et des médias, aujourd’hui il n’est toujours pas accepté par l’art « officiel », et reste l’affaire des galeries branchées et d’avant-garde, en dehors de quelques récentes expos à Londres ou Paris. Paradoxalement, les connaisseurs les plus pointus en art contemporain se sont tous précipités aux deux expos parisiennes, alors qu’ils sont les premiers à être contents quand on enlève les tags en bas de leur immeuble. A une époque où l’art contemporain reste pour la majorité des gens totalement incompréhensible, et qui pour simplifier, se limite à Pinault, aux sculptures de Jeff Koons et aux requins de Damien Hirst, le tag nous propose juste de regarder une forme d’art sans se poser de questions. Pour le plaisir des yeux et de l’art. Au fond, y avait-il réellement besoin que le tag entre dans les musées pour ça ?

J. S.

Informations :

"Né dans la rue : Graffiti", du 7 juillet au 29 novembre. Fondation Cartier pour l'Art contemporain.

261, Boulevard Raspail 75014 Paris - Tél. : 01 42 18 56 50 - Site Internet : http://fondation.cartier.com

jeudi, 23 juillet 2009

La démocratie confisquée...par Sarko Ier.

La loi Hadopi finira par passer. L'opposition n'est pas d'accord. Soit, c'est bien normal qu'elle s'oppose. Après tout elle enicolas-sarkozy-salaire.jpgst là pour ça...La majorité n'en veut pas non plus? C'est pas grave, on la fera revoter jusqu'à ce qu'elle change d'avis. Le conseil constitutionnel retoque le texte? Pas de problème...on repatouille l'ensemble, on change la ministre cramée en chemin et on la remplace par un Mitterand pour faire diversion...

Y'a plus qu' à faire voter le texte en plein juillet...comme ça c' est tranquille, tout le monde est en vacances, à la rentrée il sera trop tard pour protester. STOP. Reste une inconnue. Face à des socialistes prêts -pour une fois – à en découdre, ces galopins de députés UMP ne pourraient-ils pas faire l'école buissonnière en ce mois de juillet? On n'est jamais trop prudents : un petit discours bien senti de notre Léon Zitrone de la rue de Valois, et hop...on repousse le vote à septembre histoire d'être sûrs.

Mais pourquoi, me direz-vous? Pourquoi s'entêter à faire passer une loi impopulaire envers et contre tous...La loi Hadopi, ce bâton merdeux dont même l'Union Européenne dénonce le vieux fumet protectionniste, cette oukase improbable qui fleure bon la politique de copains...Car qui peut croire que ce curieux prurit culturel n'aie été refilé à notre amoureux des belles lettres et de la Princesse de Clèves par ses amis Johnny, Clavier, Pascal Nègre et consorts. Le tout sous les encouragements de la First Lady et de ses potes producteurs, gros disquaires, publicistes...

Tiens, un autre exemple de passage en force... L'affaire Ilan Halimi. On peut regretter le huis-clos, mais voilà un verdict rendu en conscience par un jury populaire, et dont tous les magistrats, y compris le représentant du Ministère Public- ce qui n'est pas si commun- se sont accordés à saluer l'équité...le tout pour s'entendre dire par la Garde des Sceaux tout juste sortie du conseil des ministres que l'Etat va faire appel de plusieurs condamnations jugées trop légères en haut lieu. Ok. Les jurés sont des cons, les magistrats des gros blairs, et leur indépendance, ils peuvent se la foutre au chose. Sarko Ier, il la rend tout seul la Justice, assis comme Saint Louis au pied d'un bonzaï dans les jardins de l'Elysée.

Bref, la liste des dénis de démocratie s'allonge chaque jour, au point d'en devenir fastidieuse. On me pardonnera, d'ailleurs, de n'évoquer qu'en passant la loi sur le travail dominical, retoquée une première fois par l'Assemblée, puis adoptée d'une courte majorité avant d'être validée de justesse par le Sénat. « Pas la peine de râler, les gars, vous siégerez jusqu'à ce que vous ayez voté oui... » Les élus du peuple, traités comme des chiards sarko.jpgqui veulent pas finir leurs haricots verts...

On se dit que ça va finir par se voir. Que les citoyens assommés par la crise, les soldes, la grippe A -que sais-je?- vont se réveiller dans les trois années à venir, et renvoyer papa chaperonner fiston dans son Groland pour riches des Hauts-de-Seine. On espère...et on a tort.

Car le Sarko, l'est pas foufou, non non! S'il peut aujourd'hui se faire plaisir et gouverner ouvertement pour quelques-uns au détriment du plus grand nombre, c'est qu'il a consciencieusement préparé le terrain. Miné un à un les contre-pouvoirs, détruit dans nos esprits l'idée-même d'alternance. D'ailleurs, qui imagine sérieusement le voire perdre en 2012 ?

De la gauche, la République Sarkozyste a déjà vidangé l'histoire, déterré les morts - Blum, Jaurès, Guy Môquet - avant de s'attaquer aux vivants. Strauss-Kahn poussé au FMI, Kouchner, Lang, Rocard gavés de missions ronflantes et maroquins rutilants... L' «ouverture», arme de corruption massive, a siphonné l'opposition de ses figures. Reste à détruire tout semblant d'unité dans ce qu'il en reste. Pas de problème, l'ami Valls est là, en service commandé pour organiser le foutoir. On lui a peut-être promis quelque chose pour 2017 ?

Bref, le message est passé, relayés par les TF1, le Figaro et le Parisien-Aujourd'hui en France : Sarkozy ou le chaos. Ajoutez au cocktail la déliquescence des médias, entre télés complices -« embedded », comme on dit outre-Atlantique – et une presse qui n'en finit plus de s'enfoncer dans une crise qui arrange tout le monde : vous obtenez la République Berluscozienne : plus de journalistes, que des laquais et des demi-mondaines. Plus d'info, que de la com. Plus de juges d'instruction, que des procureurs. Plus d'opposition, que des ambitions qui se déchirent...la recette d'une démocratie confisquée, et peu à peu dénaturée au profit d'un clan. Étonnant, non?

Francis Carrière.


vendredi, 17 juillet 2009

Nicolas Sarkozy achète les sondages en sa faveur

sarko.jpgSarkozy achète les sondages en sa faveur: alors que Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, rendait publique son rapport sur les dépenses de l'Elysée pour 2008, une remarque curieuse attire l'attention.

En effet, le rapport souligne, en page 11, "une convention signée le 1er juin 2007 entre la présidence de la République, par l'intermédiaire de son chef de cabinet, et un cabinet d'études, par l'intermédiaire de son gérant, pour un coût avoisinant 1,5 millions d'euros, a soulevé plusieurs interrogations." =>> lien direct vers le rapport.

Fichtre, et comment ! Le cabinet en question est client, toujours d'après le rapport, du "Politoscope", enquête grand public "omnibus" réalisée par l'institut Opinion Way, dont les résultats sont publiés par le Figaro et LCI. Médias qui, comme chacun sait, n'ont même pas à faire partie de l'UMP pour en être les meilleurs porte-paroles. Ainsi, quelques exemples de sondages dityrambiques : Les Français plebiscitent la majorité”, "Royal distancée par Delanoë, selon un sondage", “Le gouvernement Fillon 2 plaît aux Français”, Présidentielle : Sarkozy loin devant Royal ou Aubry," (sources : Métro, le Figaro).

Très à propos, la Cour des Comptes s'étonne que l'Elysée paye, à hauteur de 10 000 euros par mois, des sondages bimensuels qui seront repris de toute façon dans la presse. Ainsi, sur 35 études payées, au moins 15 d'entre elles ont été publiées par la presse. Après épluchage, "la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la Présidence ne fait pas apparaître de différence"...

Première question : est-ce que par hasard, Nicolas Sarkozy ne veillerait pas de trop près à sa communication et à son rayonnement politique auprès de l'opinion ?

Sur le blog de Ségolène Royal, Désirs d'avenir, la députée socialiste des Deux-Sèvres Delphine Batho rappelle (c'est de bonne guerre), que la candidate socialiste en 2007 avait souligné dans son livre "Ma plus belle histoire d'amour", les tripatouillages réguliers de l'institut Opinion Way, visant à soutenir Nicolas Sarkozy et à flinguer ses adversaires.

La voix de son maître

Dans un post publié hier, le même jour que la publication du rapport, Delphine Batho dénonce "un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias". Elle réclame notamment "que l'Elysée rende publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion.".

Chers concitoyens, pensez également que ces sondages sont payés avec l'argent du contribuable...

Deuxième question : quel est le fameux cabinet qui cire si bien les chaussures de Sarkozy? Le rapport de la Cour des comptes ne le précise pas. Mais les journalistes d'Arrêt sur Images, sur leur site Internet, lance quelques pistes. Selon leurs informations, "deux entreprises semblent bien placées pour incarner ce fameux cabinet. Elles sont toutes deux dirigées par des proches de Nicolas Sarkozy, versés dans la pratique des sondages : GiacomettiPeron, montée par Pierre Giacometti fin 2007 lorsqu'il a quitté son poste de directeur général d'Ipsos, et Publi Fact, détenue en majorité par Patrick Buisson, directeur général de la chaîne Histoire (groupe TF1), et donc subordonné de Laurent Solly, ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy."

Le site rappelle une interview de Pierre Giacometti dans l'Express, où il ne se cache pas de participer à la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy. Quant à Patrick Buisson, catho tradi, ancien directeur de "Minute", qui a aidé le candidat de la droite à "siphonner" les voix de de Villiers et le Pen", Nicolas admettait publiquement, comme le rappelle le Nouvel Observateur, "qu'il lui devait d'avoir été élu". Les deux hommes se connaissent depuis 1995.

L'enquête promet d'être passionnante...ou de finir dans le mur, comme d'habitude.

Au passage...L'insoutenable légèreté de l'être Carla Bruni :

2761382.jpgJuste un petit retour sur l'interview très ORTFesque de la première dame de France par l'inénarrable Jean-Claude Narcy, (qui gâtise tant qu'il parle de la "First Lavy" au lieu de la "First Lady") lors de la garden-party de l'Elysée mardi 14 juillet. On vante depuis des années l'extrême intelligence et la culture de la dame, comment elle cultive utilement notre omni-président (à grands renforts de classiques cinématographiques distillés chaque soir et de romans du patrimoine mondial, belle stratégie de com là encore). Pourtant, la platitude de ses remarques lors de cette interview officielle pouvait laisser pantois (et cela allait crescendo) :

Sur la guitare : "Non la guitare je la joue surtout chez nous, ici (dans son bureau de l'Elysée) il y a tellement de travail..."

Sur le jardin : "Le magnifique jardin...On a de la chance d'être ici, et on a de la chance avec le temps..."

Sur l'obsession de Sarkozy : "Vous savez, il n'est pas pressé, il est habité par une obsession, qui est celle de servir notre pays et d'aller au bout de ses promesses..."

Et la meilleure, sur la guerre : "C'est magnifique que tous ces hommes, tous ces avions, et toutes ses armes, finalement, soient au service de la paix, car finalement, l'armée désormais nous protège de la guerre, c'est contradictoire, car enfin ce sont des hommes courageux, et leur courage nous protège de la guerre."

Bref, il y en a à chaque réplique et jusqu'au bout de la vidéo. Carla Bruni ou le meilleur conseiller en communication de Nicolas Sarkozy...

Une chanson inédite de Michael Jackson en écoute sur Internet

717338.jpgA peine le cercueil refermé, l'héritage musical de Michael Jackson commence déjà à faire recette. Le site people américain TMZ.com (qui avait été le premier au monde à annoncer la mort du chanteur), a dévoilé hier un court extrait d'une chanson intitulée "A place with no name", dont on ignore la date d'enregistrement. Cette chanson serait très fortement inspirée par la chanson "A horse with no name", du groupe de folk des années 70, America.

Aucun plagiat ou utilisation sans autorisation, le manager du groupe a justement précisé que Michael Jackson les avait contacté pour pouvoir utiliser leur chanson. "Le groupe était honoré que Michael choisisse une de ses chansons et espère maintenant que tous ses fans (ceux de Jackson) pourront l'entendre" a t-il expliqué.

Voici ici le lien pour écouter cet extrait, dans lequel la voix du roi de la pop est intacte.

 

samedi, 04 juillet 2009

Michael Jackson : restare in pace

_41314810_mj_bad.jpgMichael Jackson est mort il y a une semaine et un jour. Etant donné le retard que m'ont imposé mes vacances, je ne vais pas apporter mon grain de sel au gigantesque méchoui médiatique qui entoure la disparition du roi de la pop. Juste quelques mots, parce que depuis l'âge de 6 ans, l'un des artistes les plus incroyables du XXème siècle, qui fut sans doute aussi l'un des plus malheureux, a bercé mon univers musical.

On en a dit, et on en dira sans doute encore beaucoup sur cet enfant perdu dans un corps d'homme, qui réussit un temps à se jouer de ses démons grâce à la musique, tant que l'inspiration dura...

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