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vendredi, 21 août 2009

Le martyre d'un chien errant déchaîne la colère d'un village

mambo.jpgDeux ans et demi, brûlé au 3ème degré sur 40% du corps. C'est ce qui est arrivé le 10 août dernier, à un petit chien errant dans la commune d'Espira de l'Agly. Arrivant sur la place du village, près d'un groupe de jeunes "désoeuvrés", le chien, un croisé pinscher, a été attrapé par une femme de 22 ans, qui le tenait tandis qu'un jeune de 17 ans l'a aspergé d'essence, avant d'y mettre le feu. L'animal est parti en hurlant et n'a été retrouvé que le lendemain par une bénévole de la SPA.

Hospitalisé dans un dispensaire de l'association, le chien baptisé "Mambo" est en soins intensifs, et d'après les premiers avis vétérinaires, extrêmement touché et terrorisé. Des perfusions de morphine ont été nécessaires, et l'animal doit être anesthésié pour que l'on change ses pansements.

Les habitants d'Espira de l'Agly, petit village près de Perpignan, ont défilé, indignés, lundi 17 août, pour dénoncer cet acte de cruauté, contre lequel la SPA et la Fondation Brigitte Bardot, ainsi que le maire de la commune, ont déjà porté plainte. Il a fallu attendre le jeudi pour que les deux responsables soient appréhendés, les langues ayant fini par se délier. "Dès le lendemain, on savait qui avait pu faire un coup pareil. Depuis, beaucoup de gens du village sont très remontés et veulent lui casser la figure. On ne peut pas s'en prendre de cette façon-là à un animal", témoigne un adolescent dans le Parisien daté d'hier, visiblement écoeuré. Selon quelques habitants qui avaient croisé le chien dans le village quelques jours auparavant, il n'avait rien d'agressif. Selon l'AFP, les deux prévenus comparaîtront en décembre devant le tribunal correctionnel de Perpignan.

Une réelle mobilisation s'est créée autour de Mambo. Le dispensaire a reçu plusieurs nécessaires pour grands brûlés et autres médicaments, et la SPA locale a reçu plusieurs promesses de dons.

Au-delà de l'acte de cruauté innommable, ce chien semble être devenu le symbole de ces animaux abandonnés l'été, laissés errants, dont il faisait sûrement partie. Accidents de la route, tortures, ils sont des milliers comme lui à subir la lâcheté de leurs maîtres.

Pour envoyer vos dons à la SPA :

SPA - Société protectrice des animaux 39, boulevard Berthier 75847 Paris Cedex 17

01 43 80 40 66

N.B :

Les nombreux commentaires choqués de l'emploi du mot "désoeuvrés", pour désigner les deux c**** qui ont perpreté cet acte de cruauté, m'ont fait réaliser qu'une paire de guillemets manquait cruellement pour en montrer le sens ironique. C'était l'intention de départ, et un fâcheux oubli. Toutes mes excuses pour cette omission, qui en plus, aurait pu faire croire que je cherchais des circonstances atténuantes à deux o**** pareilles.

mardi, 18 août 2009

Quand un écureuil fait le tour du Web...

Depuis le 7 Août, un petit écureuil fait beaucoup parler de lui. Voici le personnage en question :

 

squirrel-portrait-banff-sw.jpg

Comme vous pouvez le constater, l'écureuil est un invité impromptu de la photo de vacances de ce couple, qui a souhaité immortaliser sa venue au lac Minnewanka au Canada. Réglage parfait de l'appareil photo, retardateur mis en place, stabilisation sur les rochers... Et Paf !

vladimir.jpg

Un écureuil déboule au moment où le déclenchement se fait. Ca gâche certes la photo, mais ça donne aussi le "cliché le plus insolite de l'été" (sic).

National Geographic dispose sur son site d'une page où l'on peut publier ses propres photos. Ce qui fut fait par Melissa Brandt et son mari.Instantanément, la photo est propulsée en "Photo of the Day". Vous pouvez la voir ici sur Nat Geo.

Depuis, le petit écureuil curieux à la tronche sensass a déjà été détourné... sur la Lune ou sur les genoux de Vladimir Poutine.

Un site a même été mis au point, The Squirrelizer, pour vous permettre de customiser vos propres photos de vacances. On n'arrête pas le progrès... Mais elles n'auront cependant jamais le goût de l'inédit et de l'imprévu comme l'originale !

 

lundi, 10 août 2009

"Live fast, die young": John Hughes, le réalisateur de "Breakfast Club", est mort à 59 ans

break.jpgLe réalisateur John Hughes est mort jeudi d'une crise cardiaque à New York. Il avait 59 ans. Trop jeune, selon l'avis général. La vie est ironique. Bien qu'il ait longuement parlé d'eux dans ses films, on parle ici d'un homme qui appartient à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et dont les 3/4 des gens ne se souviennent plus.

John Hughes, c'était dans les années 80, le précurseur du "teen-movie" à l'américaine, avant que celui-ci ne tombe dans la vulgarité type fourrage masturbatoire de tarte aux pommes dans la cuisine. "Pretty in Pink", "Weird Science" (un aperçu avant l'heure des geeks), le hit "The Breakfast Club" et même le scénario de "Maman j'ai raté l'avion", c'était lui.

Son film le plus emblématique, "The Breakfast Club", sorti en 1985, symbolise à lui seul toute une génération. Cinq ados, aux personnalités bien définies et emblématiques de la jeunesse (ici, des années 80, mais de la jeunesse tout court), à savoir "the brainthe prom queenthe criminalthe basket case et the athlete", se retrouvent au lycée un samedi matin, tous collés. Ils vont apprendre à dépasser les clichés imposés par leur micro-société (la classe) et à se connaître. A la fin du film, une question au spectateur : "Qui pensez-vous être" ? Coup de génie, pourtant pas bien sorcier. Des millions d'adolescents se reconnaissent dans cet esprit naïf et lucide, bon enfant et furieusement optimiste sur l'avenir. Toute une époque, quelque peu révolue.

Aujourd'hui encore, les hommages cinématographiques (voir la scène de Dogma où Jay et Silent Bob parlent de John Hughes. OK je sais, ce n'est pas du grand cinéma à la Antonioni, mais c'est bien marrant quand même) pleuvent, et toute une génération de metteurs en scène a été inspirée par le réalisateur.

En 1991, après "Maman j'ai raté l'avion", John Hughes arrête la mise en scène et se consacre à l'écriture. Pas toujours pour le mieux : en 2001, le pauvre s'attèlera à l'adaptation des Visiteurs en Amérique, un magnifique désastre, et à quelques films disneyiens (Beethoven, Denis la Malice, on aime quand on a 10 ans). Pas forcément toujours fier de ses contributions, Hughes signait parfois sous le pseudonyme d’Edmond Dantès.

Reclu à Chicago depuis des années, dégoûté par le système de broyage hollywoodien dans lequel il ne se reconnaît pas, pour lequel il est sans doute passé de mode, pour ses fans il reste terriblement populaire, son aura de maître de la comédie teenage intact, et on ne parle pas là d'une simple bande de geeks cinéphiles. Un montage entre un extrait de "Breakfast Club" et une chanson du groupe Phoenix (Lisztomania), fait fureur sur le Web : 300 000 vues.

La curiosité la plus étonnante, l'hommage le plus vibrant, reste celui d'une fan, Alison Byrne Fields, qui a entretenu une correspondance épistolaire avec John Hughes pendant plus de 20 ans, depuis 1985 et la sortie de "Breakfast Club". Abérrant à une époque où les réalisateurs sont inaccessibles ou ne correspondent, comme les présidents, que via Twitter ou Facebook. Jusqu'au jour où elle a une conversation téléphonique de plus d'une heure avec son "pen pal" (son "ami de plume"). Elle raconte toute l'histoire sur son blog, et ca laisse rêveur, quant à la simplicité des rapports qui peuvent encore se créer entre une simple fan et un réalisateur, aussi reclus et oublié soit-il.

=>> le lien direct du blog d'Alison Byrne Fields, "We'll know when we get there", littéralement "on saurait quand on y sera". A la fois émouvant et jubilatoire.

 

photo.jpg

 

Sincerely, John Hughes


jeudi, 06 août 2009

Radiohead rend hommage au dernier poilu britannique

patch.jpgUne belle initiative relatée par les médias aujourd'hui : le groupe Radiohead a mis en ligne hier une chanson rendant hommage à Harry Patch, le dernier poilu britannique, qui résidait dans une maison de retraite à Wells en Angleterre, et qui est mort fin juillet à l'âge de 111 ans.

=>> lien direct vers le site officiel du groupe, avec les paroles de la chanson et le lien de téléchargement.

L'intégralité des fonds générés par le téléchargement de cette chanson (uniquement disponible sur Internet) seront reversés à la Royal British Legion, qui vient en aide aux anciens et actuels combattants britanniques. Elle est cependant également en écoute libre sur le site de la BBC.

=> lien vers la BBC ici.

"J'ai entendu un entretien très émouvant d'Harry Patch il y a quelques années (...) La façon dont il parlait de la guerre a eu un impact important sur moi", a expliqué Thom Yorke, le chanteur du groupe, sur son site. "C'est devenu l'inspiration pour une chanson que nous avons enregistrée quelques semaines avant sa mort."

radio.jpg

Le titre Harry Patch (In memory of) a été écrit à la première personne. Les paroles disent "Je suis le seul qui en soit sorti, les autres sont morts quel que soit l'endroit où ils sont tombés"et s'achève avec "J'ai vu l'enfer sur cette Terre, la prochaine sera chimique, mais nousn'apprendrons jamais".

Harry Patch avait servi en tant que mitrailleur, combattant en 1917 à seulement 19 ans à Passchendaele en Belgique, bataille qui a fait plus de

70 000 morts côté britannique. Le vétéran était le dernier "tommy", surnom donné autrefois aux soldats britanniques, à avoir effectivement combattu sur les pires fronts de la "Grande Guerre". Son détachement de mitrailleurs, qui comptait cinq soldats, avait fait le serment d'éviter, si possible, de tuer un combattant ennemi, mais au contraire de viser les jambes.

En novembre 2008, lors d'un dépôt de gerbes à l'occasion des cérémonies de l'armistice, Harry Patch, qui qualifiait la guerre de "crime organisé", déclarait : "Il est important de se souvenir du conflit, des deux côtés. Quel que soit l'uniforme porté, on a tous été des victimes". Il devait être enterré aujourd'hui, jeudi 6 août, à Wells, dans le sud-ouest de l'Angleterre, où il s'est éteint le 25 juillet dans sa maison de retraite.

Voici une vidéo du dernier défilé du 11 novembre auquel Harry Patch a participé. C'était en 2008 :

 

 

 

 
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