Avertir le modérateur

mardi, 05 janvier 2010

Un Seigneur des Anneaux... à 5000 dollars

the-hunt-for-gollum-cavesm.jpgSe la jouer Peter Jackson pour seulement 5 000 dollars, c'est possible. Et pas pour réaliser un remake de "Bad Taste", avec ses meilleurs potes dans la maison de sa grand-mère. Non non. Carrément pour rendre hommage à sa trilogie oscarisée "le Seigneur des Anneaux" !

Le projet, à but non lucratif, a été réalisé par une petite production anglaise indépendante, Independent Online Cinema, pour rendre hommage à l'univers de Tolkien. Un petit film de 40 minutes, The Hunt for Gollum, est né il y a quelques jours et balancé direct sur le Web. (N.B : le film est en fait sorti depuis mai 2009 et a été projeté au Scfi-London, 1 000 excuses amis lecteurs, j'ai écrit tout ça ce matin entre la poire et le fromage, entre les coups de fil de la réd chef et les pages de mag à monter :) et je le répète, "Journalisme Total", c'est du second degré...)

L'histoire se situe avant le Seigneur des Anneaux, au moment où Gollum s'est échappé des geôles de Sauron (ou a été relâché à dessein) et se fait capturer par Aragorn, de façon à être interrogé par Gandalf sur le devenir de l'Anneau.

Loin des vidéos-hommages cheap qui prolifèrent sur Youtube (je ne parle pas des "suédées", genre culte s'il en est), le résultat est très étonnant pour un si petit budget, même si l'ensemble ne peut combattre la beauté (des acteurs, des effets spéciaux) de l'oeuvre de Jackson. A ce niveau, ça sent tout de même son manque de moyens (on regrette que Liv Tyler n'ait pas été contactée pour reprendre son rôle...). Mais l'atmosphère est néanmoins parfaitement rendue, la musique y est d'ailleurs pour beaucoup (le budget a t-il été saigné pour acheter les droits de l'originale ?!).

"Fait par les fans pour les fans", en HD :

Merci aux premiers commentaires qui m'ont permis de rapidement corriger les erreurs disséminées ça et là. Ce n'est pas ça qu'on appelle le Web 2.0 participatif ?

lundi, 21 décembre 2009

Avatar : film cul-cul ou film cu-culte ?

Trois jours, 230 millions de dollars. Attendre 12 ans pour casser la baraque de la sorte, c’est peu dire que ça valait le coup d’attendre. Mais quand on a suscité le « tsunami Titanic », comment revenir avec un film normal ? Il fallait bien quelque chose de neuf, qui sorte à nouveau de l’ordinaire, qui repousse les limites du possible plus encore que de celles de l’imagination. 
Globalement, les critiques n’éreintent pas le film, ce qui pourrait être attendu avec un tel blockbuster au marketing rodé. Cependant, partout (ou presque), une même baseline  : « Les effets spéciaux sont stupéfiants, mais l’histoire est nulle ». 
M’est avis que l’on peut aller un peu plus loin que ça, si l’on veut bien s’en donner la peine. Un peu d’analyse m’sieurs-dames. En trois points, pour faire vite.

1/ Le scénario est « cul-cul la praline ».

Déjà, pitié, jetez cette expression aux orties, elle est elle-même insupportablement niaise et... cul-cul.
Alors, grand dilemme : est-ce que l’histoire concotée par James Cameron dessert sa prouesse technique ou s’y ajuste bien ? Reprenons la bande-annonce :

Coincé entre son devoir de soldat pour un colonel aux allures de Philippe Lucas militarisé, et son amour pour une princesse na’vi, notre héros devra choisir entre le soutien au peuple de son cœur ou à celui de son sang, mais qui n’a plus rien d’humain.

Pourquoi l’histoire est-elle souvent vue comme cul-cul ? Parce que le héros tombe, comme de juste, amoureux. Parce qu’il veut défendre, comme de juste, le monde qu’il était venu détruire.

jake and neytiri.jpg

Alors, allons au delà : et si l’on voyait dans ce désir de sauver ce « Nouveau Monde » et d’y appartenir, la volonté de quitter une humanité qui dégoûte ? De plus en plus de films ont récemment mis en avant deux choses : écroulement apocalyptique de l’humanité (2012), volonté de ne plus appartenir au monde des humains, fut-ce par amour (Twilight). Comme si être humain n’était plus si drôle. L’histoire de Cameron prend tout de suite une autre dimension sous cet angle-là.

cry.pngCar ce n’est pas un film optimiste qu’Avatar. Entre les attaques aériennes à coup de lance-flammes, la chute de la maison-totem des Na’vi, comment ne pas reconnaître les souvenirs lancinants du Vietnam et l’effroi du 11 septembre ? Dans cet esprit de conquête destructeur, comment ne pas voir l’épineux souvenir du génocide amérindien ? Dans l’avancée des bulldozers qui détruisent la forêt, ses habitants et les âmes des morts, comment ne pas penser au film de John Boorman La forêt d’Emeraude ?

Toute l’histoire d’Avatar, loin d’être « cul-cul », tend au contraire vers une sombre réflexion : devant la découverte d’autres mondes et d’autres possibles, après avoir détruit les nôtres, resterons-nous aussi bêtes et cruels que par le passé ou choisirons-nous de changer, voire de renaître ? La fin du film propose une solution…

2/ Le film est fait à 60% d'effets spéciaux, ce n’est donc pas intéressant.

Certes. Mais la prouesse technique est là : on ne voit pas la limite entre virtuel et réel, et l’on pourrait croire aisément que James Cameron a pris un vol pour Pandora avec sa Betacam sur le dos, et que ce que nous voyons à l’écran, c’est ce qu’il a enregistré en live sur bande.Jake.jpg Pendant 2h40, trop courtes, on voyage sur Pandora et le fait est qu’on s’y sent bien. De la même façon que John Smith arrive sur les terres de Pocahontas (Le Nouveau Monde de Terence Malick), Jake Sully et le spectateur retrouvent la terre originelle, y sont envoûtés et ne veulent pas la quitter. Ces habitants sont plus vrais que nature, expressifs et émouvants. Incroyables aussi le « morphing » na’vi des acteurs vers leurs avatars : Sigourney Weaver porte très bien la peau bleue !

Ces créatures extraordinaires, ces plantes qui gardent les âmes des morts, cet animisme ambiant où l’on s’excuse auprès des animaux pour la mort qu’on leur inflige, dressent le tableau d’une humanité trop pure pour être vraie, et qu’il faut aller chercher sur d’autres planètes. La forme rejoint donc le fond : il ne fait vraiment plus bon vivre sur notre vieille Terre gâchée et gaspillée.

Je passe rapidement sur la nouveauté : la 3D. Au début, on est très surpris, émerveillé et on a 5 ans. Très vite, on s’habitue. Voilà pour la technologie nouvelle dont tout le monde parle depuis des mois et qu’on attend au coin du bois. C’est plié en 10 minutes et l’on peut alors s’attacher à l’histoire et au monde présenté sous nos yeux.

3/ Le message écologique est passé de façon lourdingue, c’est du Cameron, il ne faut pas s’attendre à de la délicatesse.

paint.jpgParce que ce nouveau monde est détruit à coups d’armes surpuissantes et de bulldozers, on se sent obligé d’y voir le manque de finesse du réalisateur. Néanmoins, vous en avez vu beaucoup vous, des génocides qui se font dans la dentelle ? Le héros paralysé (victime, donc, du caractère belliqueux de sa race) de Cameron le dit : « Leur mère (la Terre), ils l’ont tuée, et ils veulent faire de même ici pour survivre ». Faire simple quand on peut faire compliqué, à grands renforts de conférences internationales qui accouchent d’une souris, ça fait rire un temps, mais c’est bien le job de l’art de remettre les choses à leur place. Non ?

Pour finir, je dois dire que James Cameron ne m’a pas déçue sur l’un des points récurrents de son œuvre : les femmes fortes. De Ripley à Sarah Connor en passant par Rose de Witt Bukater, les femmes chez Cameron ont toujours le beau rôle. Neytiri s’impose en digne héritière de cette lignée, sans oublier les Na’vi et leur société matriarcale.

Deux bémols : comme dans Titanic, les personnages ne sont parfois pas assez fouillés ni assez ambivalents. Les méchants sont bien méchants et sans possibilité de rachat, les gentils sont bien gentils et sans failles ou côté obscur. Enfin, 2h40 sur Pandora, ce n’est pas assez. 1h de plus, pliz. Car on aurait bien eu envie de marcher et de voler encore un peu avec les Nantang pas si méchants que ça, les Thanator qui se révèlent bien utiles et les Thoruk Macto aux allures de phénix.

love.jpg

En revanche, comme pour Titanic, Cameron vous prend par la main dès le début et ne vous lâche qu’après le clap de fin. Son pouvoir de narration reste intact. Si vous avez une sensibilité à fleur de peau, ce film vous obsédera pendant quelques jours après votre sortie de la salle. Si vous n’êtes sensible qu’à la nouveauté technique, vous aurez été témoin de ce qu’on peut sans doute considérer comme l’avenir du cinéma.

mercredi, 18 novembre 2009

L'imaginarium du Dr. Parnassus avec Dita von Teese

Imaginarium-docteur-Parnassus-2.jpg21h45, au cinéma Bastille, rue du faubourg Saint-Antoine. "L'imaginarium du Docteur Parnassus" est sorti depuis une semaine, et la salle est très loin d'être pleine. Au passage, c'est faire peu d'honneurs au dernier film de Terry Gilliam, qui en mérite davantage. Bref.

Une dame aux cheveux de jais, brillants, très apprêtée, arrive au bras de son galant, look bobo classique. Exclamation qui se veut drôle de ma part : "Tiens, on a Dita von Teese dans la salle". La dame se tourne, enlève son manteau, révèle son profil. Teint blanc, bouche rouge, yeux verts....C'est Dita von Teese. La vraie.

Ne me demandez pas ce qu'elle faisait là. Disons qu'elle habite Paris en ce moment, qu'elle venait voir le dernier Terry Gilliam dans un simple cinéma de quartier, au bras d'un mec qui est à Marilyn Manson ce que Bénabar est à Slash. Habillée en manteau noir avec des broderies rouges gothiques, bustier panthère sans doute vintage et jupe limite à panier. Quoi de plus normal.

Dépêche de dernière minute à l'instant où j'écris ces lignes : Miss Von Teese était en fait à Paris pour l'inauguration des illuminations du BHV Rivoli avec Jean-Charles de Castelbajac... et il se trouve que le monsieur à son bras était donc le fils de son père. Hmmm... d'accord.

Quant au film... Ma foi, cela me confirme que si de temps en temps les critiques de Chronic'art me font marrer, globalement elles sont bien trop prétentieuses. "L'imaginarium du dr. Parnassus" n'a aucune prétention, sinon de nous faire passer un bon moment, de nous faire rêver sur fond de rivalité faustienne entre un moine millénaire tombé amoureux et devenu papa (sa fille nedoctor_parnassus_3.jpg serait-elle pas la réincarnation de son amour perdu, d'ailleurs...?) et un Diable roublard, parieur et fumeur magistralement incarné par Tom Waits -qui semble chanter plus que dire son texte.

L'univers esthétique de Terry Gilliam, loin d'être de la gimauve de foire comme on pouvait s'y attendre en regardant la bande-annonce, révèle plutôt une fascination pour les univers baroques, vides et entre deux mondes, et les peintres qui les représentent. Salvador Dali aurait adoré "l'Imaginarium du Dr. Parnassus". Et les premiers romantiques s'y seraient même retrouvés par moments.

Pour combler le vide laissé par la mort de Heath Ledger, chacun sait que Terry Gilliam a eu recours à trois autres acteurs pour le rendre vivant à chaque franchissement du miroir magique, qui révèle les rêves (au sens de désirs) de chacun. Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell incarnent donc tour à tour, ou plutôt, à chaque fois avec une nouvelle facette venant s'ajouter aux précédentes, un Tony Sheperd de moins en moins sympathique et de plus en plus trouble... Mention spéciale à Colin "cocker" Farrell, qui allège tellement bien son jeu qu'il en arrive presque à ressembler à Johnny Depp, et joue... très bien.

Immense surprise en la personne de Lily Cole, mannequin britannique à succès, qui se révèle une très bonne actrice pour un rôle complexe,l-imaginarium-du-docteur-parnassus-46239.jpg quand la majorité des tops passées à l'écran avant elle (Cindy Crawford, Claudia Schiffer et Carla Bruni, merci) se fanaient telles des fleurs sans substance. Ni excessive, ni inexpressive, elle joue juste.

Merci aussi à l'ancien Monty Python, de ne pas être tombé dans la facilité des images accélérées et autres flashs hallucinatoires, fatiguants et tellement en vogue, qui auraient fâcheusement rappelé "Las Vegas Parano". Non pas que "Las Vegas Parano" soit mauvais, loin de là, mais son esprit n'aurait pas collé à celui de "Parnassus", à la dimension plus "mythique".

N'oublions pas Heath enfin... Si personnellement, je trouve que chaque acteur est à sa place dans ce conte faustien et lui apporte donc son équilibre, Heath Ledger prouve, par sa performance, qu'il va cruellement manquer au cinéma et à ses réalisateurs aux univers barrés.

Johnny Depp le dit à un moment, en parlant de légendes populaires (acteurs, personnalités) qui font une petite apparition dans le film : "Ils sont morts, mais ils sont immortels. Ils sont éternellement jeunes, car ils ont dépassé toute peur". On ne peut rien souhaiter de mieux à Heath Ledger, prenons cela comme une belle épitaphe.

l-imaginarium-du-docteur-parnassus-2009-2226-1646744085.jpg

Le film se termine, les lumières ne sont pas encore allumées que Dita s'enfuit, telle Heath à travers le miroir. Arrivée dans la rue, je vois qu'elle a des bas au trait noir dessiné à l'arrière de la jambe (style années 40) et aux pieds...des Louboutin. On ne se refait pas.

Au bras de son "chéri" parisien, elle paraît toute petite. Elle est toute petite. Ils partent donc à petits pas vers la place de la Bastille. Absolument personne ne l'aborde, et ne semble l'avoir reconnue.

La fascination du miroir aux alouettes, ca ne marche parfois que sur le papier. Et au cinéma.

 

jeudi, 12 novembre 2009

Le concert : où comment un film est réussi malgré Mélanie Laurent

affiche-le-concert_630_630.jpg
Je n’aime pas Mélanie Laurent. Elle est un poil trop prétentieuse à l’écran, juste ce qu’il faut pour devenir insupportable. Je n’avais donc aucune envie d’aller voir "Le concert". Certes la bande-annonce est formidable, mais il y a Mélanie Laurent dans le casting alors non, c’est hors de question, je n’y vais pas.

Et à ne pas vouloir y aller j’ai eu du mal à en revenir.

Je ne vous raconterai pas l’histoire de ce film parce vous la connaissez sûrement déjà, et puis Allociné est là pour ça. Je n’expliquerai pas non plus en quoi le film est proche ou non de faits réels, je vais juste parler de mes impressions sur le film.

Il y a plusieurs choses dont on pourrait se passer dans "Le concert". D’abord, il y a le côté mélodramatique d’Anne-Marie qui n’a jamais connu ses parents. Il n’est pas dérangeant en lui-même mais il n’apporte pas grand-chose au film (je ne parle pas du fait qu’elle ne les a jamais connus, parce que l’histoire ne tiendrait même pas debout sans cela, mais uniquement de l’aspect émotionnel et surfait). Il y a aussi le fait que dans la première partie du film, le réalisateur veut à la fois montrer les difficultés matérielles et psychologiques, mais pour le peu qu’il traite celles psychologiques, il aurait mieux fait de s’en passer. Il y a un film qui n’est pas vraiment à l’avantage des Russes. Il y a enfin – et surtout – la scène du mariage : lorsque la voiture noire arrive, on se dit qu’il va se passer quelque chose, mais non il ne se passe rien, et puis tout à coup, sans qu’on s’y attende, le règlement de comptes commence, mais on ne comprend rien, on a l’impression qu’il s’agit  d’une coutume bizarre des mariages russes (ça n’arrange rien pour les Russes), qui finit en scène de minable film de série B avec une Wonderwoman russe et sa Kalachnikov.

Mais tout ça ne compte pas. La première partie du film, au-delà de ses erreurs, de son aspect « c’est trop beau pour être vrai », maisphoto-2-du-film-le-concert_630_630.jpgégalement au-delà de son humour et du talent des uns et des autres à l’écran et hors-champ (car le début du film est quand même assez réussi) n’a qu’un seul but : le concert. Et avec lui la révélation de ce qui se passa trente ans plus tôt lorsque Brejnev réduisit l’orchestre en miettes en pleine représentation. Un concert où chacun va comprendre que rien n’a changé, qu’ils vont reprendre là où on les a arrêtés, que les artistes vont se remettre à vivre à travers leur art et que chaque drame va finir ce soir au Châtelet.

J’écoute très rarement de la musique classique, je n’aime toujours pas Mélanie Laurent, mais je suis restée stupéfaite, fascinée par le concert. De Tchaïkovski au montage des images, ce qui reste c’est la puissance des notes et de la musique. "Le concert" n’est pas un film comme les autres, c’est un hommage à la musique, ici la musique est la vie comme jamais un art n’a autant su être la vie, c’est un art qui fait renaître chaque personnage. Il y a des moments dont on se souvient très longtemps et la scène du concert en fait partie : on oublie en quelques minutes (cinq ? dix ? trente ?) les quelques imperfections du film, on ne se souviendra que du concert final. Il n’y a qu’à voir les rares personnes qui applaudissent à la fin, celles qui mettent plusieurs minutes avant de se lever et celles qui sifflent l’air jusqu’au métro : on a une envie folle de faire comme eux mais on n’ose pas, on est encore sur un siège du Châtelet, le concert va reprendre après l’entracte, on est incapable de réaliser que c’est déjà fini, on ne peut pas bouger, on a eu trop d’émotions en quelques minutes. On n’a pas le choix, il faut bien se lever, mais si on se lève on sait qu’on ne reviendra pas, on a l’impression qu’on ne ressentira plus ce qu’on a ressenti, et ça on ne le veut pas.

Surtout n’y allez pas, vous risquez de recevoir un des plus grands chocs de votre vie !

La petite bande-annonce :

Jul

mardi, 15 septembre 2009

Patrick Swayze, cet inconnu

to_wong_foo.jpgPatrick Swayze n'a pas pu remporter son combat contre le cancer. A 57 ans, il a du rendre les armes, avec à ses côtés sa femme depuis 39 ans (un record absolu à Hollywood), Lisa.

Patrick Swayze, ce fut d'abord, pour des millions de jeunes (moi y compris), Dirty Dancing, l'ancêtre du teen movie pour les uns, superbe initiation à la danse et à l'amour pour d'autres. Puis ce fut Ghost, La cité de la joie, Point Break, et quelques films moins mémorables. En 1991, il est élu par le magazine People "Homme le plus sexy du monde", au même rang de Mel Gibson, Brad Pitt ou George Clooney.

En plus de ces films cités précédemment, qui ont chacun quelque chose de mémorable, je crois que celui que j'ai préféré fut "Too Wong Foo, thanks for everything, Julie Newmar", alias en français "Extravagances". Sorte de remake de "Priscilla Folle du Désert", où Patrick Swayze joue une drag queen classieuse aux côtés de Wesley Snipes (improbable et géniallissime) et John Leguizamo (un acteur récurrent chez Baz Luhrmann). Outre la drôlerie et l'humanité du film, il faut saluer l'acteur, assez audacieux et intelligent, pour laisser tomber le costume d'"homme le plus sexy du monde", pour enfiler la robe d'une drag queen, et avec quelle maestria :

J'ai titré "Patrick Swayze, cet inconnu", car globablement, ce film est ignoré. C'est bien dommage, car non seulement ceux qui ne le connaissent pas se privent d'un bon moment comique, mais surtout passent à côté de tout un pan de la personnalité de Patrick Swayze, véritable acteur trop souvent relégué au rang de dragueur de minettes cinéphiliques. Inconnu, donc.

Et pour le plaisir... Bodhi ne peut pas mourir !

 

lundi, 14 septembre 2009

Harrison Ford craque devant l'hommage du festival de Deauville

Harrison Ford, invité d'honneur du festival de Deauville, a reçu hier un vibrant hommage de toute une salle debout pour l'acclamer au son du générique de Star Wars. L'acteur, relativement blasé avant d'entrer dans la salle (voir les interviews où il confie n'avoir aucun film préféré dans sa filmographie), a manifestement du mal à retenir ses larmes devant le montage qui retrace 40 ans de carrière. Un beau moment très émouvant:

Merci à Francis alias Boapman pour cette belle vidéo ! Retrouvez-le sur Dailymotion pour d'autres vidéos d'actu, notamment au festival de Deauville.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu