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dimanche, 01 mars 2009

Le code a changé, les Thompson ne suivent pas

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En partant d'une idée simple, comment un dîner entre amis va changer les vies d'une dizaine de personnages, Danièle et son fils Christopher avaient trouvé une nouvelle occasion de faire un film bien dans le style Thompson. L'une à la réalisation et les deux au scénario, décrivant des fragments de vie au quotidien, histoires qui se mêlent et s'entremêlent pour arriver à une fin à laquelle on ne s'attend pas, c'est-à-dire la plus évidente.

Malheureusement, le tout est incohérent et confus, pas forcément bâclé mais ne décolle pas pour autant. Le spectateur a du mal à accrocher, sort de la salle un peu déçu de ne pas avoir totalement réussi à entrer dans le film qui ressemble pourtant à un vrai dîner et non à un simple repas de têtes connues. On s'y perd aussi avec un scénario pas très clair (y a-t-il un ou deux dîners ?), et les acteurs n'ont pas la possibilité de donner un réel poids à leurs personnages. Seuls Marina Hands, Pierre Arditi et Emmanuelle Seigner s'en sortent vraiment.

Cela dit, en prenant le film morceau par morceau, on a droit à des passages vraiment réussis : Juliette et ses rapports avec son père, les hypocrisies de Mélanie avant le dîner, Henri et ML hallucinant devant le mariage breton de Juliette, ou encore Henri et Erwann retombant en enfance.

Mais quelques bonnes scènes, ça suffit peut-être à faire un bon film, mais pas un film qui tienne la route. On finit par s'ennuyer et on pense à Fauteuils d'orchestre (2006). Mais Le code a changé n'a pas la fraîcheur de Cécile de France et ça se sent.

A voir donc, mais uniquement pour les inconditionnels de Danièle Thompson.

J. S.

Le code a changé, de Danièle Thompson (2009), avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Pierre Arditi, Christopher Thompson ...

Bande-annonce

Séances



Sept vies

sept_vies.jpgLe film s'ouvre sur un homme essoufflé, qui se précipite au téléphone pour annoncer son propre suicide à une standardiste. La scène suivante montre Ben Thomas quelques semaines plus tôt, toujours au téléphone, aux prises avec un autre standardiste, à qui il s'en prend parce que ce dernier est aveugle.

En réalité, Ben, hanté par un secret, a choisi sept personnes au hasard ,sept personnes ayant toutes un problème suffisamment grave pour qu'il leur vienne en aide. Ce qu'il n'a pas prévu, c'est qu'il va tomber amoureux de l'une d'entre elles, une jeune femme qui n'en a plus pour longtemps à moins qu'on ne lui trouve un coeur neuf. Ce qu'il n'a pas prévu non plus, c'est le retour de son frère ...

Après A la recherche du bonheur (2006), Gabriele Muccino retrouve Will Smith pour un film à part ; ce n'est pas à proprement parler le type de film qu'on irait voir tous les jours mais il est, dans son genre, l'un des meilleurs de ce début d'année (et on sait que la concurrence est dure ces premiers mois de 2009). Le duo Smith-Muccino fonctionne à merveille, le deuxième dirigeant le premier par ailleurs excellent dans son rôle, comme le premier s'occupe de ses sept inconnus : "Vous avez besoin de moi, mais moi aussi j'ai besoin de vous".

Sept vies (Seven pounds), de G. Muccino, 2009, avec Will Smith.

J.S



mardi, 24 février 2009

"And the winner is...Mickey Rourke !" Ah ben, merde, non...

29-Independent_Spirit_Awards_Show.sff.standalone.prod_affiliate.101.jpgHier matin, après que le monde ait pris connaissance du palmarès 2009 des Oscars, j'ai fait le tour des médias américains. Beaucoup avaient publié des "bilans" ou "avis" sur ce palmarès qui n'a surpris personne mais qui en a déçu plus d'un. Kate Winslet a été sacrée meilleure actrice aux dépends, entre autres, de la "reine" Meryl Streep, qui accumulait les nominations (15) et qui n'est pas en manque de statuettes sur sa cheminée (elle a déjà eu deux Oscars, pour "Le Choix de Sophie" et "Kramer contre Kramer"). Cela n'a pas ému outre mesure.

Par contre, en ce qui concerne la récompense pour le meilleur acteur, c'est une autre histoire. Un journaliste du San Francisco Gate avait préparé un article au cas où les gagnants auraient été Meryl Streep et Mickey Rourke. Pour ce dernier, voici ce qu'il écrit :

"In the end, Rourke took home the prize, in a turn of events that some had predicted but that was historically surprising. To many, Rourke in "The Wrestler" played a version of himself, and traditionally the Academy has only very rarely favored that kind of performance over a chameleonic turn, such as the one Penn delivered in "Milk." Perhaps the sheer beauty of what Rourke had achieved inspired Academy voters to break with past tendencies."

Traduction : "Finalement, c'est Rourke qui a emporté la statuette à la maison, certains l'ayant prédit, d'autres estimant cela surprenant. Pour beaucoup, Rourke joue, dans "The Wrestler", une vision de lui-même, ce qui traditionnellement pour l'Académie des Oscars, ne justifie pas une récompense et ne peut éclipser le genre de performance type "caméléon", comme celle livrée par Sean Penn dans "Milk". Peut-être que la pure beauté de la performance de Rourke a finalement convaincu les votants de l'Académie de rompre avec les traditions du passé."

Ben effectivement, ça aurait été sympa, de rompre avec les traditions du passé. Mais la vie c'est pas du cinéma, et c'est Sean Penn qui est reparti avec l'Oscar.

Sean Penn est, reconnaissons-le, un "bad boy" avec quelques délires passés dans la besace (son mariage avec Madonna lui a donné quelques occasions violentes de les montrer), mais un super acteur, dont on ne va pas dresser ici la liste des films brillants. Depuis quelques années, surtout depuis qu'il est passé derrière la caméra et qu'il a fait un petit passage à Cannes comme président du jury, il semble auréolé d'une espèce d'intellectualisme qui plaît tellement à Hollywood et aux Américains, parce qu'il fleure bon la culture européenne. Avec son rôle de Harvey Milk, ce militant des droits des homosexuels assassiné il y a 30 ans, certes il tombe au bon moment -en Californie, le mariage gay a été interdit après avoir été légal pendant 7 mois, de mai à novembre 2008-, et il joue un rôle à contre-emploi. C'est amplement suffisant pour qu'il ait l'Oscar.

oscars.jpgLe pauvre Mickey Rourke, avec sa performance qui pourtant déchire le coeur et est franchement émouvante, compte tenu de son parcours personnel, n'avait quelque part, aucune chance. D'accord, depuis qu'il fait son grand retour avec "The Wrestler", on ne cesse de l'encenser, tel un phénix qui essaie de rattrapper toutes les années qu'il a perdu. D'accord, il a déjà eu le Golden Globe, le Bafta et le Spirit Award du meilleur acteur, ç'est déjà bien.

Mais comment ne pas penser qu'à Hollywood, on s'est simplement dit "Dis donc, il a déjà eu deux récompenses le freak, ça va bien, faut pas déconner non plus, on va pas lui filer un Oscar pour avoir jouer pratiquement sa vie à l'écran". Certains comme John Wilson, l'organisateur des Razzie Awards -parodie des Oscars qui récompense les pires films de l'année, bonjour le titre de gloire-,  vont même jusqu'à dire que Mickey Rourke est typiquement le genre de mec capable de revenir du fond de l'enfer pour y retourner aussi sec.

Le jour où l'Académie des Oscars sortira un peu des sentiers battus, je suis prête à parier que le révérend Huckabee aura des amis homos.

Ci-dessus : les déçus des Oscars, Mickey Rourke avec les Jolie-Pitt



vendredi, 13 février 2009

X-Men Origins - Wolverine : deux nouvelles photos exclusives !

498764973.jpgTous les fans d'X-Men et/ou de Wolverine attendent avec impatience le jour du 29 avril. Rien de spécial ce jour-là, à part que le spin-off le plus attendu de l'année sortira sur les écrans : "X-Men Origins : Wolverine".

C'est Hugh Jackman qui endosse une nouvelle fois la panoplie musculeuse et torturée du héros le plus populaire du comics, pour un film cette fois entièrement consacré à son personnage. On y découvrira la jeunesse d'un Logan aux origines troubles et déjà confronté à des personnages célèbres du comics, comme Sabertooth ou Gambit, un Frenchie très classe.

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, deux nouvelles photos en exclu !

Aucun doute : ce film devrait déchirer. Parole de Wolvie.

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jeudi, 12 février 2009

Slumdog millionaire : le vrai visage de l'Inde

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Huitième long-métrage de Danny Boyle, surtout connu pour Trainspotting (1996), Slumdog Millionaire raconte comment un orphelin né dans les taudis de Mumbai se retrouve sur le plateau de la version indienne de Qui veut gagner des millions ? Sur le point de répondre à la dernière question et donc de gagner la plus grosse somme jamais eue à ce jeu, il est arrêté par la police qui l'accuse d'avoir triché. Il va alors décrire les faits de son enfance qui lui ont permis de connaître toutes les réponses. Y compris la réponse à la question "Pourquoi est-il ce soir sur le plateau du jeu le plus célèbre du pays ?"

Sous prétexte de réponses à un jeu universellement connu, Danny Boyle filme l'Inde, sa misère, ses slumdogs (bidonvilles) et ses habitants piégés entre la violence et les eaux pourries de l'Ulhas et de la rivière Mithi. Mais en dix ans la ville évolue, les quartiers pauvres sont rasés pour faire place aux quartiers d'affaires aux dessous pas toujours nets, et dont les maîtres sont les misérables de la décennie précédente. Au milieu de ce monde en mutation se trouve Jamal, 18 ans, une sorte de Candide indien en plus malin, qui s'est fixé pour but de retrouver Latika, une jeune fille qu'il a connue quand il était enfant.

On peut reprocher à Danny Boyle sa fin un peu trop bollywoodienne, mais il a le mérite de montrer le vrai visage de l'Inde, loin des clichés kitsch de ce même Bollywood. Les images et les paysages sont vraiment magnifiques, les acteurs interprètent leurs personnages comme on ne l'avait pas vu faire depuis longtemps, et la bande son s'adapte hyper bien aux différents passages du film. Sorti le 12 novembre 2008 aux Etats-Unis, Slumdog Millionaire a déjà gagné 4 Golden Globe et est nommé dans une dizaine de catégories aux Oscars ...

Et une petite bande-annonce pour se donner envie !

 

J. S.



jeudi, 18 décembre 2008

Le retour de "V" ? Y'a pas d'lézard !

v_l.jpgPour tous ceux qui aiment la science-fiction, les années 80 et les kitscheries, "V" est un monument incontournable. Qui n'a pas été séduit par cette histoire qui s'inspire largement du climat de la Seconde Guerre Mondiale et de l'occupation nazie, introduisant des extraterrestres aux allures humaines et pourtant de redoutables reptiles à la recherche d'un nouveau garde-manger ? Avouez-le, on a tous un jour rêver, à l'époque, d'entrer dans la Résistance et de se la jouer Mike Donovan avec ses jeans "poutre apparente"...

Fans de tous les pays, réjouissez-vous (ou pas d'ailleurs) : il se pourrait bien que "V", achevée en 1985 et rediffusée de multiples fois, revienne à la télévision...avec un sacré lifting, mode 2009. La Warner accompagnée de la chaîne américaine ABC (après confirmation sur IMDB), aurait confié les rênes d'un remake de la série à Scott Peters, le producteur exécutif des "4400". Peters a déclaré que, s'il n'avait jamais eu l'intention de rempiler sur une série de science-fiction, la proposition était trop excitante pour être refusée.

A quoi cela ressemblerait, "V" sans les épaulettes, les talons aiguilles et les coiffures à la Farah Fawcett...A partir de là, l'imagination n'a plus de limite !

Voici un bout du pitch (attention spoiler !) trouvé sur IMDB : "Twenty years after their arrival on Earth, the Visitors have deeply entrenched themselves on the planet, enslaving the human race turning them into followers. The Resistance is losing the war with their alien masters until they gain a powerful and mysterious new ally".

Ah merde, donc finalement, à la fin de la série, c'est pas nous qui gagnons ?!! Ca promet...

Histoire de se marrer un peu, allez lire la critique de Nanarland sur un film improbable dans lequel Mark Singer s'est égaré, "Dar l'Invincible 2". Oui, il y a eu un "1", on a du mal à le croire avec un tel titre...Un monstre de culture nanar !

Et un p'tit générique de "V" pour se sentir vieux tout d'un coup :



 
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