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jeudi, 11 juin 2009

Contre le viol : porno soft ou porno hard ?

Le collectif féministe contre le viol (CFCV) a lancé  une campagne sur internet qui vise à "diminuer la tolérance de la société envers ce crime". Histoire d'allécher le populo, on colle une belle tête d'affiche : Clara Morgane. Mais le résultat est à peine à la hauteur d'un film érotique du dimanche soir sur M6 :

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vendredi, 29 mai 2009

Susan Boyle craque, et veut tout arrêter !

susan.jpgSelon la presse britannique de ce vendredi matin, Susan Boyle est prête à tout arrêter avant la finale de ce dimanche de "Britain's Got Talent".

Elle ne supporte plus la pression médiatique et les incidents se multiplient. Du coup, elle se dit prête à faire ses valises et à tout laisser tomber, provoquant un véritable affolement chez les producteurs du show.

Il faut dire que 27 mai dernier, la police a dû intervenir dans le hall de l'hôtel Wembley Plaza, au nord de Londres, après que Boyle ait fait une scène à deux journalistes. «Il y a un putain de problème», a lancé Susan Boyle avant de sortir de l'établissement en pleurant. Les agents ont ensuite discuté avec Boyle.Un policier lui a même dit qu'elle était désormais un personnage public et qu'elle devait s'attendre à de telles situations.  Selon un témoin, Boyle a pris beaucoup de temps pour se calmer. Elle respirait fort et était enragée.

Mardi soir, Boyle a également perdu son sang froid après que l'un des juges de l'émission  Piers Morgan ait vanté le jeune concurrent Shaheen Jafargholi, 12 ans.  Susan Boyle, qui regardait l'émission au bar de son hôtel a lancé un «Fuck off!» avant de quitter les lieux furieuse. Plus d'une centaine de personnes ont vu sa crise. Pas si naïve et bonne fille que ça donc...!

Les citoyens des la ville natale de Susan Boyle, Blackburn, ont déjà été témoins des crises de la femme à plusieurs reprises. Elle perd la boule pour la moindre petite chose, dit-on. Certains l'ont même surnommée «Rambo»!

La verra t-on dimanche ? Les producteurs disent que oui, tout en pensant fortement qu'entre un scandale en direct et une absence, la dernière solution reste la meilleure...

mercredi, 27 mai 2009

Susan Boyle à 22 ans : déjà fan de Barbra Streisand !

Susan Boyle en 1984, à 22 ans, filmée dans une compétition de karaoké au Fir Park Social Club de Motherwell en Ecosse. C'est déjà du Barbra Streisand avec "The Way we Were". Elle chante déjà très bien, et on voit mieux ses yeux !

Ca se passe de commentaires ! (enfin, laissez-en quand même bien sûr !)

 

lundi, 25 mai 2009

Susan Boyle : quelques grammes de vrai dans un monde de nuls

jai-vu-jai-lu-susan-boyle-britains-got-talent-2009.jpgIl y a un mois, personne ne connaissait son nom. Au chômage, vivant seule avec son chat Peebles à Blackburn, une petite ville de 4700 habitants dans l'une des régions les plus pauvres d'Ecosse, Susan Boyle, 47 ans, menait le quotidien ordinaire d'une vieille fille timide. Elle a une vie toute petite, mais de grands rêves. En déboulant à Britain's got talent, l'équivalent de notre "Nouvelle Star", elle fait ricaner le jury, qui s'attend à vivre une purge en entendant cette grosse écossaise frisée et sapée dans une robe faite avec ses rideaux. C'était jusqu'à ce qu'elle se mette à chanter.

La vidéo de sa première prestation a été vue 60 millions de fois sur Youtube, Larry King et Oprah Winfrey l'ont invitée sur leur plateau ou l'ont interviewée. Demi Moore admire sa voix qui l'a "émue jusqu'aux larmes", et la Maison Blanche l'aurait également contactée !

Cendrillon des temps modernes ? Plus que jamais. A une époque où la crise fait rage et désespère, où à l'opposé, rien n'est plus monté en épingle que le vide intersidéral de starlettes richissimes siliconnées, révélées et révérées à cause de sex-tapes de mauvais goût, une femme simple, pas très jolie, qui n'a aucune recette de succès avec les hommes à vendre, est en train de devenir une star mondiale. Parce que justement elle est simple, qu'elle est comme tout le monde, et qu'elle chante comme Barbra Streisand. Elle fait rêver en cette époque où même le cinéma n'est plus l'usine à rêves. 

Paradoxales époque et société justement, qui se goinfrent des moindres morceaux de peau d'une Britney Spears ou d'une Paris Hilton, mais qui se ruent aussi sur une simple Susan Boyle, parce qu'elle est une partie de leur reflet, si ce n'est l'intégralité. 

Désolée de vous faire part de ma vie privée, mais en ce moment je lis Belle du Seigneur. Solal, le héros qui séduira sa belle Ariane, se déguise au début en vieux repoussant, mais lui fait la plus belle déclaration d'amour qui soit. Sa belle le repousse effectivement. Débarrassé de son déguisement, redevenu un beau jeune homme, il lui explique qu'elle et ses semblables sont abjectes, de juger l'aspect plutôt que l'âme. Cette parabole rappelle étrangement l'histoire de Susan Boyle : le jury le premier, s'est d'abord arrêté devant son allure peu engageante. Il a fallu qu'elle ouvre la bouche pour que l'âme soit dévoilée. Ils s'attendaient à rire, ils ont finalement pleuré. Preuve que notre société ne sait pas toujours faire la part des choses, mais qu'elle peut encore découvrir des perles, quand elle s'en donne la peine.  

"Vous êtes vraiment une dame spéciale, vraiment", lui a dit Simon Cowell, l'un des juges de "Britain's got talent" après sa performance d'hier. Il s'est ensuite excusé justement, pour le mauvais accueil qui lui a été réservé la première fois : "Vous nous avez rendu ridicules et stupides, et je suis très heureux pour vous, et fier."

"J'ai voulu montrer que je pouvais faire quelque chose de ma vie"

susan.jpgAvec Susan Boyle, l'espoir de voir le vrai talent, naturel, inné, récompensé, revit. Grâce à elle, tout un chacun peut se dire "moi aussi je peux y arriver". Les cyniques trouveront ça niais, et certes nous sommes simplement dans le domaine de la chanson, n'empêche que c'est encore ce sentiment qui fait faire aux hommes la plupart de leurs grandes actions, celles qui donnent un sens à leur vie, même toute petite. 

Elle a confié dans une interview, qu'elle s'est inscrite à l'émission britannique en hommage à sa mère décédée. "J'ai voulu lui montrer que je pouvais faire quelque chose de ma vie". Dernière d'une fratrie de neuf enfants, Susan avait des difficultés d'apprentissage à l'école, subissait déjà les moqueries de ses camarades. Plus tard, elle a du mal à trouver du travail, mais chante dans les karaokés locaux et dans les chorales des paroisses. Pour celle qui n'a pas eu une vie de princesse, le conte de fées ne fait sans doute que commencer. "Elle a suscité une réaction formidable à cause de ce phénomène qui est YouTube -c'est maintenant partout dans le monde et elle réagit plutôt bien", confiait le frère de la nouvelle star, Gerry Boyle. "Mais je crois qu'elle commence un peu à réaliser".

Certes aujourd'hui, l'aventure devient plus marketing : si elle a confié n'avoir

susan_boyle_hair.jpg

jamais été embrassée par un homme, l'Ecossaise a tout de même revu un peu son look, en acceptant une permanente plus lisse, une teinture et des robes plus apprêtées. Mais la candeur reste. L'habit ne fait pas le moine...C'est couru d'avance que Susan Boyle gagnera la finale de l'émission dimanche prochain. Elle empochera un chèque de 115 000 euros, et le droit de se produire devant la reine d'Angleterre. Si Hollywood ne s'empare pas de cette histoire pour en faire un film...

Son interprétation de "Memory" qui lui a valu sa qualification en finale hier soir :

 

 

Et son interview par Larry King :


vendredi, 15 mai 2009

Sarkozy, nous te voyons (trop)

pinot_simple_flic.jpg

A Marseille, on doit bien rire. En France aujourd'hui, un peu moins. Chers concitoyens, savez-vous que crier "Sarkozy je te vois", devant des policiers en train d'assurer des contrôles d'identité, peut vous conduire au tribunal ?

C'est exactement ce qui est arrivé en février dernier à un professeur de philosophie de 47 ans, qui se trouvait dans un train en gare Saint-Charles à Marseille. Témoin de contôles d'identité assez musclés selon lui, il s'exclame à deux reprises "Sarkozy je te vois", et provoque l'hilarité des passagers voisins. Les policiers rigolent  beaucoup moins, et décident d'embarquer le malheureux au poste de police de la gare, pour contrôler son identité et lui flanquer un procès-verbal. Motif : le prof a attiré l'attention du public et perturbé le bon déroulement des contrôles d'identité. Il comparaît devant le tribunal de police mardi 19 mai, pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquilité d'autrui".

 Les policiers ont écrit qu'il avait porté atteinte à la tranquilité publique "par la durée et la répartition de ses cris". Ce "crime" est passible d'une amende.

 Si l'on se réfère à l'article R13-37 du code de la santé publique, on peut lire :"Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité."

Donc : quand quelqu'un laisse gueuler son chien dans un restaurant, ses gosses dans un magasin, son portable dans une bibliothèque, nous pouvons être légitimement gênés, mais loin de se régler entre personnes concernées, ces petits conflits peuvent mener au tribunal. C'est la loi. Ca fout un coup tout de même. On précise également que ça peut troubler la santé. Le prof de philo, en faisant partager à ses voisins sa "vision" de Sarkozy, leur aurait sans doute causé un mal de tête...

Son avocat, Me Philippe Vouland, a déposé des conclusions de nullité. Il va demander le transport du tribunal sur les lieux, ainsi que la désignation d'un expert pour faire des comparatifs de décibels en gare Saint-Charles, mais aussi la désignation d'un neurologue pour "tester l'influence que peut avoir le bruit sur le cerveau humain".

"Je ne doute pas qu'en bon avocat, M. Sarkozy n'aurait jamais été favorable à une telle poursuite qui ne peut conduire qu'à la relaxe", a ironisé Me Vouland. On ne saurait pas mieux dire.

La dictature c'est "ferme ta gueule", la démocratie c'est "cause toujours"

Que dire...A trop donner de pouvoir aux forces de l'ordre, en arrive t-on précisément à des mauvaises aventures comme celle-ci ? Est-ce la faute du gouvernement, de Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, des policiers qui regardent trop "l'Inspecteur Harry" ? Est-ce plus profond, plus grave que ça, et assisterait-on là à un exemple supplémentaire de la dérive ultra-sécuritaire, stressante paradoxalement, d'un Etat aux tendances pétainistes ?

Qui sait, bientôt peut-être, nous n'aurons plus le droit de critiquer librement dans les journaux, sur les blogs (à bon entendeur...), si déjà dans la rue à la vue d'uniformes bleus, il faut baisser la tête, se tenir coi et prôner le culte du chef.

Quand on pense qu'en Angleterre, il existe une très vieille "loi", peut-être non inscrite, sur la liberté d'expression : en somme, n'importe qui a le droit d'haranguer ses concitoyens dans la rue, sur des idées politiques, religieuses ou autres. Traditionnellement, l'orateur se mettait sur une souche. Ca fait rêver, ou ça donne des vélléités de révolte, dans un pays qui se dit celui des Droits de l'Homme. Les Anglais, en rédigeant leur Bill of Rights et leur Habeas Corpus, ne nous avaient pas attendus.

On pouvait lire en Une du Nouvel Obs il y a quelques semaines : "L'insurrection française". A votre avis, combien de temps allons-nous tenir comme ça, avant de vraiment la déclencher ?

N.B : j'avoue avoir échoué à retrouver le terme anglais et le détail de cette possibilité, c'est un vieux souvenir des cours de civilisation anglaise. Si quelqu'un a des connaissance sur le sujet, qu'il en fasse profiter tout le monde ici !

Je précise que j'ai trouvé l'illustration sur le blog "Cpolitic", et l'ai insérée ici en hommage à leur talent pour le détournement réussi.

vendredi, 03 avril 2009

Violer et fouetter sa femme mène à Dieu ?

afghane.jpgSale temps pour les femmes musulmanes...Sale temps pour les femmes tout court. Trois nouvelles, tombées à quelques semaines de distance, autorisent à penser qu'en dépit des efforts fournis un peu partout dans le monde, il n'y a rien à faire pour faire évoluer l'humanité dans le bon sens, celui du respect de la dignité humaine.

On a pu entendre aujourd'hui la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, s'insurger contre une nouvelle loi afghane, qui interdit aux femmes "de quitter la maison sans la permission du mari" et leur "dicte obéissance pour les rapports sexuels, sauf dans les cas où la femme est malade, ou si les rapports sexuels aggravent sa maladie". Autrement dit, cette loi légalise le viol marital. "La femme est tenue d'apporter une réponse positive aux désirs sexuels de son mari." Quelques soient les désirs, devrait-on ajouter.

Essayons de rire un peu, l'Afghanistan s'est engagé récemment à ne plus favoriser les discriminations envers les femmes.

Or, le président afghan, Hamid Karzaï, a donné son aval à cette loi dans un but uniquement électoral auprès de la minorité chiite hazara (qui représente 15% de la population). Selon certains parlementaires, la loi n'a jamais été débattue au Parlement, et permet uniquement à cette minorité de régenter sa vie familiale selon ses souhaits. De nombreux Etats occidentaux ont fait connaître leur vive inquiétude devant cette loi...Inquiétude qui retombera comme un soufflet et sera très vite oubliée.

Fouettée, filmée, politisée

Le même jour, l'Angleterre et le monde découvraient avec horreur la vidéo prise avec un téléphone portable d'une femme pakistanaise fouettée en public. Deux hommes la maintiennent au sol tandis qu'un troisième lui administre 37 coups de fouets pour être sortie de son domicile en compagnie d'un autre homme que son mari. "Elle est sortie de sa maison avec un homme qui n'était pas son mari, on doit la punir. Il y a des limites à ne pas dépasser", a tenu à expliquer un porte-parole des talibans, joint par téléphone par le quotidien britannique.

La malheureuse hurle dans sa langue : "Tuez-moi ou arrêtez", tandis que le supplice s'éternise. La vidéo est visible sur le site en ligne du Guardian, et est franchement difficile à regarder jusqu'au bout.

La vidéo a été publiée sur le site du Guardian, grâce à une anthropologue et documentariste pachtoune, Samar Minallah. Elle met l'accent sur une négociation aux conséquences très graves. Selon Samar Minallah, la scène a été tournée dans la vallée de Swat (nord-ouest du pays), il y a moins de dix jours, et serait donc postérieure à la signature de l’accord du 16 février entre les autorités et les talibans. En échange d’une trêve dans les combats qui font rage depuis deux ans, les fondamentalistes ont obtenu que des tribunaux islamiques travaillent dans cette région.

Pourquoi avoir filmé la scène ? Sans doute pour montrer au monde que les talibans font leur loi, et depuis longtemps.

Punie à 75 ans

Dernière nouvelle du même acabit, cette fois en Arabie Saoudite, parue dans l'édition du Monde du 18 mars. Une veuve syrienne de 75 ans,  Kamisa Sawadi, résidente du pays, a été condamnée à recevoir 40 coups de fouet et à purger quatre mois de prison. Elle avait reçu chez elle deux hommes qui ne faisaient pas partie de sa famille directe. C'est en sortant de son domicile que les deux hommes ont été arrêtés par une charmante milice religieuse, les mutawa. Ils ont eu beau expliquer qu'ils faisaient les courses de la vieille dame, et que l'un d'entre eux était notamment le neveu de son défunt mari, c'était hors du "chemin de Dieu". Pour la peine, fouet et prison pour eux aussi.

Mine de rien, fouetter une femme de 75 ans, même dans un Etat islamique comme l'Arabie Saoudite, ça fait du bruit. Le roi Abdallah , très décidé à éliminer les éléments radicaux de son gouvernement, venait à peine d'instituer des réformes libérales, notamment en limogeant le redouté chef de la police religieuse citée, appelée "Commission pour la promotion de la vertu et la répression du vice". Le remplaçant s'est dit favorable au pardon plus qu'à la répression. A travers ce "fait divers intégriste", les mutawa auraient ainsi montré leur désaccord envers cette tendance à l'ouverture d'esprit...

C'est sans solution

Esclaves de l'égo et des désirs des hommes, sans possibilité de se rebeller, au nom "du chemin pour respecter la Loi de Dieu" (puisque telle est la signification de la "charia")... Faut-il que les hommes soient faibles, lâches et peu sûrs d'eux face à l'autre moitié de l'humanité, pour violence.jpgrecourir depuis des siècles à des "principes de vie" aussi absurdes et injustes.

Il y aura toujours des faibles pour payer et être écrasés par les forts. Les ouvriers par les patrons, le peuple par le dictateur, le Sud par le Nord, les femmes par les hommes, la Nature par l'Homme. C'est sans solution.

Ceux qui lisent, s'informent et prennent connaissance de ces faits, se posent globalement la même question : pourquoi n'entend-on pas les réactions d'autres musulmans, qui ne soient pas intégristes ? Car ils se font étrangement silencieux. Qui ne dit mot consent ?


 
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