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samedi, 13 juin 2009

AC/DC : encore, toujours, plus fort ! !

 

2106189357.jpgAC/DC : on y était ! Le 25 février dernier, c'était historique. Ce soir, c'était légendaire. Les deux doigts dans la prise. Le chaudron bouillonnant du rock, rempli de Gibson SG, a fait sortir une potion magique qui réveillerait un mort. Tiens, Bon Scott justement. On se serait cru revenu au bon vieux temps où le groupe essaimait les clubs cradingues, où Bon Scott trimbalait ses tatouages sur scène et où Angus Young se jetait dans la foule. Certes, notre point de vue était meilleur qu'à Bercy, ce qui change beaucoup de choses, mais même la musique était meilleure. Imaginez un peu. Même setlist, à peu de choses près. Angus nous offre son strip-tease, Brian Johnson ne chante même plus et hallucine de voir le public chanter à sa place, le délire est à son comble.

 

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lundi, 20 avril 2009

Comment Airbourne a sauvé le rock

airbourne7.jpgOn pensait être condamné à se faire chier aux concerts de rock, on errait l'âme en peine aux Puces de Saint-Ouen à la recherche de vieux 33 tours qui nous rappeleraient ses grandes heures, bref, on pensait que tout ça, la sueur, la testostérone et les bons riffs agressifs, c'était du passé. "Let there be rock" les gars ! Le 4 juillet aux Eurockéennes, vous aurez la possibilité de voir sur scène ceux qui l'ont ressuscité : les Australiens d'Airbourne viendront foutre le feu sur le Territoire.

Oyez, brave gens! Mille fois mort et ressuscité, le Rock nous ressert une tournée générale. Ce n'est pas cette fois de Seattle, Londres ou Memphis, mais d'un bled pourri d'Australie que nous vient la bonne nouvelle. Le choc est rude pour les petits branleurs Versaillais en slim, repettos, et mèche sur le côté : en rock comme en religion, le Messie n'advient pas dans la soie, mais dans la paille et le purin frais.

Divine surprise d' une scène rock agonisant sous les riffs poussifs de Franz Ferdinand et la trashitude sans talent de Pete Doherty, les wallabies Airbourne semblent avoir retrouvé par hasard, coincée dans sous un vieil ampli à lampes une vieille recette perdue depuis la mort de Bon Scott. Je veux parler du pur Boogie-rock, cette transe jouissive qui allume les tympans, éteint le cerveau... Et réveille en moins de deux un besoin irrépressible de boire, se défoncer, hurler à la lune ou forniquer jusqu'au petit jour avec toute créature bien disposée...

Dès les premières secondes de « Running Wild », le titre éponyme de leur premier album, on sait que les p'tits gars d'Airbourne ont tout ce qui nous manquait tant dans le rock ces dernières années : une authentique ardeur juvénile servie par une rythmique supersonique et les riffs surpuissants du chanteur guitar-héros Joël O'Keefe...bref un concentré d'énergie-rock complètement bluffant d'efficacité. Forcément on succombe. Forcément on n'est pas objectif quand les pisse-froid se lèvent en choeur pour critiquer.

 

Car j'entends d'ici s'insurger les rabat-joie de tout poil, intellos du rock et procureurs en branchitude patentés : « Airbourne sonne comme AC/DC il y a trente ans. C'est juste un vieux trip revival à la The Darkness, un groupe-hommage sans originalité... » Certes. On s'en fout. On en veut encore, Et allez vous faire cuire le cul avec les Babyshambles, les BB Brunes et les Artic Monkeys!

D'ailleurs, les experts, les vrais, ne s'y trompent pas. Dans son clip Lemmy himself (bassiste de Motörhead) parraine les quatre allumés. Assis, hiératique au volant d'un camion fou lancé comme une fusée, le bassiste-biker gallois nous dit par son patronnage ce qu'on avait déjà deviné. Taisez-vous et écoutez. La réponse est dans le boogie diabolique de ces quatre petits cons de Victoria. Bravo les gars, et comme disait le poète : « For those about to rock, we salute you! »

Aurélien Perol

Plus d'infos :

Le site officiel des Eurockéennes

Le site officiel d'Airbourne

jeudi, 26 février 2009

J'ai vu l'Eternel du Rock n'Roll et son nom est AC/DC

acdc.jpgLes lumières s'éteignent, on ne voit plus dans la salle immense de Bercy que des petites cornes de diable rouges fluorescentes et on n'entend plus qu'un gigantesque hurlement.

Surprise, l'intro débute avec un dessin-animé surréaliste, montrant le "Rock n'Roll Train" d'AC/DC lancé à grande vitesse, avec un Brian Johnson légèrement endormi mais souriant***, et un Angus Young diabolique en tenue d'écolier. Deux nanas, diaboliques elles aussi, mini-jupe, Tshirt AC/DC et air patibulaire mais presque, entament une séduction orgiaque sur un Angus à la queue fourchue au bord de l'apoplexie...Pas de bol, il se retrouve ligoté et à bord d'un train sans système d'arrêt et évidemment abandonné par les deux garces. Rien à foutre : Angus se libère, chope sa Gibson, et bordel de merde, ça va saigner : "If you Want Blood, You got It !"

Le message est passé : rien n'empêchera AC/DC de foutre le feu. Et à 21h tapantes, le "Rock n'Roll Train" arrive à destination, le groupe déboule sur scène à grands renforts de pyrotechnie, salue la foule, et commence un délire qui durera 2h sans quasiment aucune pause.

"Back in Black", "Hells Bells", "Shot down in Flames", euh quoi d'autre...La liste est trop longue! Le groupe se pèle littéralement la couenne pour qu'on l'écoute, et ca ne rate pas. Si l'attention redescend avec des titres du dernier album comme "War Machine", un petit coup de "Shoot to Thrill" ou de "TNT", et ça repart.

Angus s'est bien un peu raté sur le début de "Thunderstruck", mais avec "Let There Be Rock", il s'est permis de rappeler que c'était bien lui le patron : un solo de 10 minutes, monté sur une plateforme surélevée, à se rouler par terre de façon épileptique, avec ses riff magiques qui viennent presque d'un autre monde. L'air de dire "Non, je ne suis pas arthritique et vous les p'tits jeunes qui croient faire du rock, vous pouvez retourner à vos amplis, j'suis pas encore à la retraite."

 

AC_DC_sp0b56f4_jpg_45236d.jpg

 

Sex and Rock n'Roll : un petit rappel de ce grand principe de vie avec "Whole Lotta Rosie" et une camionneuse à gros seins qui chevauche la loco du décor. La grande classe. Ah oui, et j'allais oublié le meilleur : un beau strip-tease d'Angus, qui tombe la veste, la cravate et la chemise, et finit par montrer ses fesses à la foule, arborant un caleçon...AC/DC bien sûr.

Dernier rappel avec "Highway to Hell" et surtout "For those about to Rock, We Salute You" : eh ben nous aussi, on vous salue les gars !

Jamais dans aucun autre concert, cet adage vieux de 50 ans n'a eu autant de sens. L'expérience d'un concert d'AC/DC,  c'est orgasmique. Tout simplement. Ca transpire le sexe de partout. Et ca dure de la 1ère minute du concert au lendemain et sans doute jusqu'aux jours d'après.

On a dit que le plus grand groupe de rock du monde était les Rolling Stones, puis U2, puis en descendant encore plus bas, Oasis...Laissez tomber, oubliez-les : il n'y a qu'à AC/DC.

N.B : bientôt les photos perso du concert, notamment Angus sur sa plateforme offert à la foule.

*** Après re-visionnage du dessin animé, m'est avis que Brian Johnson n'est pas "légèrement endormi" comme je l'ai écrit précédemment, mais bien plutôt en train de recevoir les hommages d'une Rosie de passage qui relève la tête fort à propos....!

**Trouvées sur le Web : des vidéos du concert de Bercy, et surtout de la fameuse intro qui déchire ! (Pour le dessin-animé intégral en version haute dèf, c'est par là)

La même, avec une meilleure qualité pour le dessin-animé et des plans plus serrés sur la scène et nos deux showmen préférés :

 


mercredi, 26 novembre 2008

The Boss is back...en Janvier !

b106.jpgBonne nouvelle pour les fans du Boss, et ils sont nombreux : la sortie du nouvel album de Bruce Springsteen « WORKING ON A DREAM » a été annoncée au 27 Janvier par Columbia Records.

« WORKING ON A DREAM » a été enregistré avec le E Street Band et comprend douze nouvelles compositions de Springsteen, plus deux chansons bonus. Il s'agit de la quatrième collaboration entre Springsteen et Brendan O'Brien, qui a produit et mixé l'album.

Le titre des chansons de « WORKING ON A DREAM » :

1. Outlaw Pete
2. My Lucky Day
3. Working On a Dream
4. Queen of the Supermarket
5. What Love Can Do
6. This Life
7. Good Eye
8. Tomorrow Never Knows
9. Life Itself
10. Kingdom of Days
11. Surprise, Surprise
12. The Last Carnival

Bonus:
The Wrestler
A Night with the Jersey Devil

Bruce Springsteen a dit: "A la fin de l'enregistrement de « Magic », excité par le retour à une production plus pop, j'ai continué à écrire. Quand mon ami et producteur Brendan O'Brien a entendu les nouvelles chansons, il a dit : « Continue ! ».C'est ce qu’on a fait pendant l’année : enregistrer avec le E Street Band pendant les pauses de la dernière tournée. J'espère que « WORKING ON A DREAM » a capté l'énergie du groupe sur cette tournée avec quelques uns des shows les plus intéressants que nous n’ayons jamais fait. Toutes les chansons ont été écrites rapidement, on a utilisé la plupart du temps les premières des quelques prises qu’on a faites, et on a tous ressenti beaucoup de souffle à enregistrer cet album, du début jusqu’à la fin.

« WORKING ON A DREAM » est le vingt-quatrième album de Bruce Springsteen et a été enregistré et mixé aux studios Southern Tracks à Atlanta (Géorgie) avec des enregistrements supplémentaires à New York, Los Angeles et dans le New Jersey.

Parlez-en ! :

lundi, 24 novembre 2008

Les Beatles sortent de la mise à l'Index

Beatles.jpg1966 : le monde baigne en pleine Beatlesmania, à tel point que John Lennon déclare que lui et son groupe sont "plus populaires que le Christ". Levée de boucliers, scandale et outrage pour les chrétiens du monde entier, en particulier aux Etats-Unis, qui organisent carément des autodafés des disques des Quatre garçons dans le vent, et font tellement de ram-dam que leur tournée américaine est compromise. A l'époque, le Vatican avait sévèrement condamné ces propos -c'était le temps que l'effarouchement total, rappelons que 10 ans auparavant, le Vatican avait traité Brigitte Bardot de "créature du Diable", ce qui fait plus que rire aujourd'hui...-

Bref, 28 ans plus tard, le Vatican se dit qu'il a peut-être été un peu ridicule, mais de là à dire qu'il s'excuse...Après tout, les Beatles n'étaient qu' "une utopie musicale où l'on trouve tout et le contraire de tout, dans un assemblage peut-être discutable mais révélateur de l'esprit d'une époque". Ces années étaient celles "de la contestation juvénile dans lesquelles, entre contradictions, excès et fuites en avant, tout semblait possible et licite", propos publiés dans l'Osservatore Romano, le journal du Vatican. En clair : ce n'était que des délires de petits merdeux, c'était pas bien méchant, ils faisaient leur crise d'adolescence.

D'où bien sûr l'indignation du Vatican à l'époque...Avec le temps vient la sagesse ?

"Après toutes ces années, cette remarque de John Lennon, qui a suscité une profonde indignation, principalement aux Etats-Unis, semble n'être qu'une fanfaronnade d'un jeune Anglais de la classe ouvrière confronté à un succès inattendu après avoir grandi dans la légende d'Elvis et du rock and roll".

"Semble n'être" hein...Comme quoi, ils n'en sont même pas encore très sûrs. John Lennon, de là où il est, doit soit s'en foutre, soit bien se marrer en tout cas.

Parlez-en ! :

jeudi, 09 octobre 2008

Jacques Brel ne nous a pas écoutés : il a préféré nous quitter il y a 30 ans.

photo_brel.jpgAujourd'hui 9 octobre, la France et la Belgique (et peut-être les Marquises) se souviennent que le Grand Jacques nous a quitté il y a 30 ans, à 49 ans, emporté par un cancer du poumon. Trop jeune, et pourtant déjà retiré du monde à cette époque.
En 1977, cela fait en effet 11 ans que Brel est parti en avion aux Marquises et n'a pas produit un seul enregistrement. Un an avant sa mort, il sort "Les Marquises", qui déclenche un vrai raz-de-marée. Le retour du Grand Jacques ne sera pas long : il meurt à l'automne suivant, laissant un vide dans l'art populaire que rien n'a comblé depuis.

Quand je pense à Jacques Brel, je ne pense pas d'abord à "Amsterdam" ou "Madeleine" ou "Ne me quitte pas". Non, je pense d'abord et avant tout à "L'aventure c'est l'aventure". Et ce sera toujours comme ça. Brel le chanteur reste dans la mémoire collective comme un poète de génie, Brel l'acteur...On en parle moins, et c'est dommage.

"Je n'ai peut-être pas le physique, mais j'ai le droit d'avoir des élévations de pensée par moment !"

1973 : Claude Lelouch sort un film comique sans être comique sur une bande de gangsters qui cherchent à se recycler en ces temps de crise économique (le temps passe, les problèmes restent, à voir notre situation actuelle !). Même les braquages ne rapportent plus.
Entouré de Lino Ventura, Aldo Macione, Charles Denner et Charles Gérard, Jacques Brel va livrer l'interprétation magistrale, mémorable et furieusement drôle, d'une sorte de dandy du braquage, prenant l'accent belge pour draguer les hôtesses de l'air et faciliter sa prise d'otages aérienne, affirmant bien haut "ne peut-être pas avoir le physique, mais avoir droit à des élévations de pensée par moment".

Une véritable loghorrée de bons mots et de scènes cultes, qu'il serait trop long, bien trop long d'énumérer ici, mais relevons celui-ci pour la peine : "Tu sais Lino, si j'aime les hommes, c'est pas tellement parce que c'est des hommes, mais c'est surtout parce que c'est pas des femmes". Magique.

Brel qui ne chante pas ce n'est tout de même pas Brel, aussi les "vacances" du quintet sur un voilier dans les Tropiques verront le Grand Jacques pousser la chansonnette à la barre... toujours aussi truculent.


"Les hommes prudents sont des infirmes" : Brel sur scène était un artiste excessif, et l'était surtout en la quittant si tôt, en 1967, en décidant de s'exiler, ou plutôt, de vivre pleinement dans le monde, aux Marquises.

Acteur ou chanteur, le Grand Jacques nous manque. En ces temps de perdition et d'indigence intellectuelle, sa lucidité et son esprit nous manque.

jacques brel 1962(1).jpgL'actu suit bien :

Depuis

samedi dernier, Sotheby's a mis en vente, à l'occasion de ce trentième anniversaire, de nombreux souvenirs et effets personnels de Brel, au grand dam de sa famille qui s'oppose à cette vente.

L'article du Fig' sur le sujet

 

 
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