Avertir le modérateur

mercredi, 04 avril 2012

Game of thrones : la reprise qui laisse en plan

Ca faisait un an qu'on l'attendait, on avait (re)dévoré les bouquins tellement le suspens était insoutenable, et voilà qu'elle nous arrivait, le 1er avril... et a fait un peu l'effet d'un poisson : quoi, c'est seulement ça le contenu du 1er épisode ? Certes, il fallait reposer les jalons, maintenant que la série prend un nouveau tournant, présenter les nouveaux personnages (la difficulté étant qu'il n'y en a plus un central comme dans la 1ère saison, à savoir Ned Stark), mais on s'attendait à un peu plus tout de même. 

Les réalisateurs nous ont tout de même gratifiés de deux joutes verbales intéressantes, celle entre Jaime Lannister et Robb Stark (avec un loup-garou en guest star) et celle entre Petyr Baelish et Cersei (absente du livre "A clash of Kings" si ma mémoire est bonne). Mais il semble que le suspens se poursuive pour les semaines à venir, en témoigne ce beau teaser trouvé à l'instant : 

 


Game of Thrones saison 2 - Bande-annonce "Weeks... par PureCine

Espérons qu'on ne sera pas déçus !

lundi, 28 février 2011

Oscarnaque

Natalie Portman est la preuve qu'on peut jouer dans un navet et s'en tirer avec un Oscar. Quand Aronofsky nous avait laissé pantelants avec The Wrestler, récit touchant d'une rédemption ratée, on ne peut que demander la direction des toilettes devant Black Swan, thriller sirupeux à souhait, bon à émoustiller les amatrices de Twilight. Avec ces "trucs" cinématographiques resucés (filmer les acteurs de dos, métaphore de l'inconscient et côté documentaire; la chute magistrale du héros en clôture, sublime dans l'opus de 2008, passable dans celui de 2010), Black Swan est un peu le double inversé de The Wrestler, avec 4 kilos de sucre en plus. 

mickey-rourke-the-wrestler-2.jpg

Que veux-tu Mickey... T'es pas assez mainstream.

Avec ces lourdeurs, ces clichés, ces chaussons qui se prennent dans le tapis rouge, non vraiment, sur ce coup-là, impossible de le suivre. Le milieu de la danse méritait mieux.

Monstres et compagnie

Et c'est pourtant cette guimauve qui vaut à Portman son Oscar de meilleure actrice. Facile : on s'entraîne 5h par jour pendant 6 mois/1 an, et la majorité de la profession cinématographique s'extasie. Peu importe si pendant les 2h du film, vous trimbalez une mine de chatte mi-pleurnicharde mi-frigide sans variation aucune.

Autre option : une beauté qui se grime en pocheté (exemple au pif : Charlize Theron dans Monster). On appelle ça des rôles à Oscars, des rôles de "composition". Ca émeut, ça bouleverse, ça fait chouiner, c'est à contre-emploi pour l'acteur, c'est consensuel, l'actrice est jolie (Mickey Rourke, qui avait pourtant payé de sa personne, l'était moins), bref, c'est idéal. Les palmarès des Oscars regorgent de ces lauréats, souvent récompensés pour un film qui n'est pas toujours leur meilleur. Dans le cas Natalie Portman, il aurait presque fallu la récompenser pour Léon, ou même V pour Vendetta (après tout, elle y perdait ses cheveux).

2nbykhz-1.jpg

Oscar de la meilleure actrice ou du meilleur maquilleur?

Mais Black Swan est parfait puisqu'il donne à la fois au public et à la profession l'impression de plébisciter un film presque underground, avec peu de budget, intello (milieu artistique new-yorkais + danse classique + prise de tête = minute culture des masses populaires). Si en plus l'actrice a fait un effort surhumain (que je ferai volontiers pour le bénéfice qu'on en tire, et même 15h par jour s'il fallait), c'est encore mieux.

Et on s'étonne de la consensualité des films récompensés ? Mais messieurs-dames, c'est le reflet d'une époque voyons ! On ne veut pas de trucs qui dérangent. Alors, the Social Network, non pétri de bons sentiments, out. Le discours d'un roi, in.

Fut un temps, Hollywood récompensait des fresques, des acteurs qui faisaient pleurer, des beautés éternelles, des réalisateurs qui avaient des couilles. Et aussi, c'est vrai, des autistes (Dustin Hoffman dans Rain Man), des mafieux, même des morts (Heath Ledger). Mais malheureusement, aussi, toujours autant d'escroqueries intellectuelles (Marion Cotillard étant un précédent notable). Quand on arrive à lire que Black Swan est "excellemment dérangeant" (sur Rue89), c'est à se demander ce qui travaille la conscience populaire. Mais sans doute qu'aux Etats-Unis, la masturbation, le sexe et le sang restent toujours aussi tabous.

VIDEO-Natalie-Portman-flirte-avec-la-belle-Mila-Kunis-dans-son-prochain-film-Black-Swan_image_article_paysage_new.jpg

Une fausse scène lesbienne (qui a dégoûté l'actrice oscarisée), et on crie au génie et au trash. Bigre.

 

A l'Ouest, vraiment rien de nouveau...

P.S : mille excuses, public chéri, pour ma longue absence, dûe au développement d'autres projets artistiques. Je tâcherai d'être plus souvent en colère ou énervée pour trouver plus d'inspiration.

 

jeudi, 11 novembre 2010

Draquila, l’Italie qui tremble

RNAT_100514V530_140520100000_F3.jpg«L’Italie n’est pas une dictature, c’est une dictature de la merde.» 

Ainsi se termine le film de Sabina Guzzanti, équivalent italien de Michael Moore dans ce qu’il fait de mieux, cinq ans après son féroce Viva Zapatero qui à partir du propre cas de la satiriste-réalisatrice, dont l’émission fut supprimée de la télévision, présentait les dérives de la main-mise d’un seul homme sur tous les médias du pays. 

Draquila s’intéresse cette fois à ce tremblement de terre à L’Aquila, qui bouleversa le monde entier en avril 2009 et dont on ne parlera bientôt plus. Car il y a tremblement de terre et tremblement de terre. Tandis que pour Haïti, de l’autre côté du monde, les efforts internationaux ne manquent pas, plus près d’ici il semblerait qu’il n’y a besoin d’aucune aide. Une fois Barack Obama et Angela Merkel passés sur les lieux, il ne reste à Berlusconi qu’une chose à dire : «Tout va bien, on va tout reconstruire, et les habitants auront des logements dans cinq mois». Refusant les aides financières internationales,

Déclaration prononcée seulement quatre jours après la catastrophe. Draquila_affiche2.jpg 

Est-ce que ce tremblement de terre aurait pu être prévu ? Etait-il déjà prévu ? Dans tous les cas, les habitants, ayant ou non un nouveau logement dans cinq mois, vont attendre dans l’indifférence générale la soi-disante solidarité de l’Etat, entre camping-cars, hôtels et camps inaccessibles aux journalistes non autorisés par Berlusconi. Refusant l'aide internationale par fierté et pour d'autres raisons plus ou moins avouables, Berlusconi charge Guido Bertolaso du dossier (ce qui vaudra à ce dernier d'être nommé ministre à défaut d'avoir été réellement utile), préfèrant organiser le G8 (étonnamment déplacé de la Sardaigne à L’Aquila), avec constructions qui ne serviront au mieux qu’une fois et privilèges à plusieurs milliers d’euros, le tout sur fond de révélations scandaleuses. Qu’importe, puisque comme le disent tant d’Italiens :«S'il résout nos problèmes, il peut avoir toutes les filles qu'il veut». On comprend à travers ce film pourquoi Berlusconi est toujours là, comment il fascine une partie des électeurs. Mais pour l’autre partie des électeurs, et par extension le public étranger, une demi-heure du film suffira pour ne toujours pas comprendre pourquoi les gens l’applaudissent aussi fort. 

Finalement, les plus chanceux des sinistrés tenus à l’écart du monde finiront par avoir un logement, sans vie sociale cette fois, et il ne leur restera plus qu’une chose à faire : prendre un grand soin du logement, après tout ils ne sont pas chez eux, c’est Berlusconi qui les a invités là en laissant une bouteille de champagne dans le frigo. 

Manque de chance pour lui, son rôle de sauveur de L’Aquila, comme de Naples sous les ordures et de l’Italie ruinée par la Mafia, ne lui suffira pas pour résister aux scandales et il en arrivera bientôt au résultat que l’on sait ...

 

 Jul                   

lundi, 26 avril 2010

Green Zone, zone interdite : LE film de l'année ?

Green-Zone-Affiche-France.jpg

Excessif dit que c’est le film d’action de l’année. Excessif exagère : Green Zone est LE film de l’année. Quant au mot action c’est surtout pour attirer le public, une excellente idée d’ailleurs vu le film et le sujet.

Au milieu d’une période qui ne s’arrête plus en nombre de films plus ou moins liés à la guerre d’Irak (The ghost writer, Démineurs), Green Zone fait passer définitivement le sujet du documentaire au film. Tout en étant peut-être même plus documentaire que les autres puisque tous les rôles des soldats américains, sauf trois, sont interprétés par des vétérans d’Irak. Trop violent et réaliste pour être pacifiste, ne prenant pas assez parti pour être politique, le film n’est en réalité même pas anti-américain puisque Roy Miller (Matt Damon), malgré son incompréhension de cette guerre qui n’a pas de raison(s), sera toujours le soldat américain au service de son pays. Pas au service du gouvernement, au service du pays. Tout comme son traducteur, sorte de double irakien de Roy.

Racontant l’histoire d’un commandant qui ne comprend pas pourquoi il attaque des sites dits dangereux qui sont en fait des fabriques de porcelaine et pourquoi il est venu tuer ces gens qui n'ont même pas d'eau ni d'électricité pour vivre, Green Zone montre comment le personnage entre un jour dans la zone verte, là où se sont réfugiés les véritables chefs de la guerre, ceux qui n’ont aucun intérêt à ce les Américains sachent la vérité et ceux qui cherchent la vérité. Le film tourne progressivement au thriller dont le but sera de retrouver ce lieutenant de Saddam Hussein qui avait pourtant garanti aux Américains qu’il n’y avait plus la moindre arme de destruction massive en Irak depuis la guerre du Golfe. Mais savoir le pourquoi du comment, pourquoi le gouvernement américain a inventé ce mensonge et déclenché cette guerre, on ne le saura pas. Paul Greengrass et Matt Damon ont beau poser la question, on a beau chercher la réponse avec eux, il n’y a au fond pas la moindre réponse.

greenzone.jpgAvec sa confusion totalement volontaire et ses dialogues méritant l’Oscar, avec son réalisme et sa violence exprimés non pas par le fait de montrer les choses telles quelles mais pas une réalisation brillante et aussi hallucinante, après Vol 93 du même Paul Greengrass et l’engagement de Matt Damon à l’époque des faits, Green Zone n’est pas là pour vous laisser le temps de respirer. Sauf vers la fin, mais pour recommencer encore plus fort. Rien que la première séquence du film vous clouera sur votre siège et vous n’espérez plus qu’une seule chose : que ce cauchemar finisse et que Roy se fasse tuer, ou renvoyer pour désobéissance, c’est ce qui pourrait arriver de mieux au personnage et au spectateur. Preuve que ce film n’est pas « juste un film » … Mais heureusement ça n’arrivera pas.

Pour une séance de 13h un mercredi, il y avait quand même beaucoup de monde dans la salle. D’autant plus que, contrairement à La rafle et ses bonnes intentions pour son résultat désastreux, personne ne leur a demandé de venir. Green Zone c’est vraiment le film qu’il fallait faire et on s’étonne qu’il arrive aussi vite …

Jul

 

 

samedi, 27 mars 2010

Malice au pays des merveilles

johnny.jpgQue pouvait-on attendre d'un film estampillé Disney ? Pas grand chose c'est vrai, en tout cas pas la subversion, l'absurde, la folie et l'ambiguïté malsaine que la plus célèbre version d'Alice au pays des merveilles (pourtant de Disney), datant des années 50, faisaient jaillir en 50 minutes chrono.

Pourtant, on avait pensé à coller Tim Burton à la tâche. On y croyait donc. On se prenait à rêver, comme Alice, d'un pur délire qui aurait fait de sa dernière réalisation un chef d'oeuvre baroque de folie, de réflexion sur l'inconscient et de poésie pures.

Le constat est amer : la machine Disney n'est pas là pour faire dans la subversion, mais au contraire pour stériliser les talents et endormir les esprits dans une langueur sucraillée. Y compris ceux de Burton, sagement rentré dans le rang. A croire qu'avec Alice, il a payé sa dette envers ses anciens employeurs qui l'avaient viré quelques années plus tôt, incapables qu'ils étaient de comprendre le Fou génial.

alice.jpg

En payant 12,30 euros pour aller voir Alice au pays des merveilles en 3D, outre la désagréable sensation de me faire e... (et sans tendresse, en plus), j'ai eu l'impression de voir Shrek 4 en avant avant-première. Il y a certes un scénario, au combien indigeste par sa lourdeur : les gentils amis d'Alice contre les vilains ennemis que sont la Reine de Coeur (l'un des rares personnages qui a échappé à la dénaturation) et son valet. De gentils amis ? Depuis quand Alice en a ?!  Le dandy Dodo n'est plus que l'ombre de lui-même, le Lapin n'est plus râleur et est devenu pelucheux, le loir n'a plus peur du mot « chat »... Alice, qui était l'intruse, l'étrangère, « l'autre » dont on se méfie parce qu'on ne la connaît pas, et qui tout le long de son rêve se faisait maltraiter par les créatures qu'elle rencontrait, ne se balade plus au pays des merveilles, mais au pays des bisounours.

Le blasphème atteint son comble avec la plus maléfique des créatures de l'ancien Alice, le chat du Cheshire, aussi fourbe et traître que son comportement ambigu le lui permettait dans l'ancienne version, devenu une sorte de Chat potté rondouillard et gentillet, qui aimerait bien piquer son haut de forme au Chapelier, mais qui... bon... lui rend finalement à la fin du film. Insulte suprême à la nature même des personnages originaux !

On peut porter au crédit de Burton des décors et une photographie magnifiques (son obsession des arbres torturés et des lumières mordorées s'en donne ici à coeur joie), et un rôle sur mesure offert à Johnny Depp, qui fait ce qu'il peut pour sauver le film, bien qu'il soit gratifié d'une pathétique danse finale qui ferait pleurer de rire les pires imitateurs de Michael Jackson.

Alors oui, on nous rappellera que le film est fait pour des enfants. L'ancien Alice aussi l'était. Et il distillait une toute autre atmosphère. La morale de cette version-ci est abjecte et presque criminelle : alors qu'on rêverait qu'Alice reste au pays des merveilles, où elle pourrait forniquer à loisir avec un Chapelier fou (qui ne rêve que de ça lui aussi, seul élément un peu subversif du film trop peu exploité), la sage Alice de 19 ans préfère retourner dans la réalité, et vivre une grande aventure autour du globe. Enfin en clair, s'associer avec l'ami de son père et aller au turbin.

chapelier.jpg

J'étais à deux doigts de m'excuser pour aller vomir. Avec ce film pour enfants, on peut être sûr que la créativité ne poussera pas dans l'esprit de nos chères têtes blondes, qu'on aura pris soin de mettre dans le droit chemin.

Le message de Disney est clair : contre votre argent, on vous offrira 2h de rêve, mais évidemment, dès que les lumières se rallumeront, il vous faudra bien retourner à votre vie merdique de labeur et d'esclavage. Jusqu'au prochain rêve que nous vous offrirons.

Et bien, pour ma part, ils peuvent se le carrer bien profond. Et vous leur direz que je serai en retard.

 

jeudi, 11 mars 2010

Conte facile (Gainsbourg, vie héroïque)

photos-culture-cinema-serge-gainsbourg-vie-heroique-en-images-Je-t-aime-moi-non-plus_galleryphoto_paysage_std.jpgS’attaquer au mythe Gainsbourg, c’est un peu comme faire un biopic sur De Gaulle, Napoléon ou Edith Piaf : c’est risqué, car c’est la France et Paris en un seul être. On ne saurait trouver sujet de premier film plus modeste…
Joann Sfar essaie de contourner la difficulté en utilisant ce qu'il connaît le mieux : la BD, le dessin, le rêve, le conte. D'ailleurs, ce film n’en est pas un : c’est un conte. Celui du petit garçon/crapaud qui rencontrera de belles princesses et trouvera la gloire en chansons. Vie héroïque, on vous dit, métaphoriquement représentée par une plage que l’on foule de l’aube jusqu’au couchant. C’est une des belles idées du film, qui en compte trop peu.
Etiquette facile d'ailleurs que celle de conte : elle permet forcément à Sfar quelques libertés, quelques interprétations personnelles, d’autant plus justifiées que l’on connaît peu Lucien, et bien mieux Serge. Pari facile : le petit Lucien a déjà son impertinence, son érotomanie et sa poésie, mais aussi ses frustrations, ses drames, sa tristesse face aux moqueries, qui le marqueront à vie et expliqueront beaucoup de ses futures provocations. Raccourci facile ?

En même temps, à part le plaisir gratuit du jeu de mots dérivé de « 69, année érotique », qu'a-t-elle de plus héroïque qu'une autre vie d'artiste, celle de notre Gainsbarre national ? 

Lucien Ginzburg a deux choses à vaincre : sa judéité et sa laideur, l'une, à son sens, dépendant de l'autre. Ca aussi, ça fait partie du conte : le héros part forcément mal dans la vie. « Je peux te prendre la main ? », demande t-il, enfant, en voix off à une gamine. « Non, t’es trop02607354-photo-gainsbourg-vie-heroique.jpg vilain. », lui répond la gueuse. Le drame et la victoire de la vie de Gainsbourg est résumé en deux phrases, dès l’ouverture du film. Car tout le monde sait qu’en dépit de sa laideur, Lucien Ginzburg croula toute sa vie sous les femmes, sublimes et qu’il a sublimées. Comme on connaît tous l'histoire, on sourit. L'excellente première partie du film s'ouvre alors, telle un album du « Chat du Rabbin », avec toute sa ravissante poésie, drôle et sensuelle, soutenue par de magnifiques orchestrations instrumentales des chansons du maître, et nous fait découvrir un Lucien tendre, timide et méconnu (le passage avec les orphelins par exemple est excellent). Il n'y a aucun risque avec celui-là, il n'a jamais servi. Tout est permis.


« Mais dès qu’il se met au piano, tout le monde la ferme ». De Lucien le sale gosse qui ne voulait pas s'exercer au piano, à ce timide musicien prodige, qui considérait l’art qui le rendit célèbre comme mineur, peintre frustré qui mena la vie de bohème, une lutte ambiguë s’engage avec « sa Gueule » (la judéité, la veux-tu la voilà) qui l’entraîne vers le succès et la provoc’. C’est le seul riche ressort du film, et il disparaît malheureusement dès que Serge bascule du côté Gainsbarre, plus connu… et donc moins jouissif. La deuxième partie du film n’est qu’une succession de passages obligés de la vie de Gainsbourg (Jane, Charlotte, la Jamaïque, la Marseillaise, Bambou), que Sfar se dépêche d’enchaîner avant la fin du film, tombé dans le biopic facile. Dommage… On nous laisse conclure un peu seuls que le musicien/crapaud s’est bel et bien transformé en prince.

« Le soleil est rare, et le bonheur aussi… »

Ah si. Heureusement, on nous rappelle qu’à la fin, il reste la lumière et la valse de Melody.

Sfar.jpg

 


 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu