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lundi, 09 mars 2009

Qui fera sauter le Vatican, qui estime le viol "moins grave que l'avortement" ?

gogo.jpgOn sait bien que l'Eglise catholique, surtout en ce moment, ferait mieux de faire profil bas. Entre les délires de Williamson, et malgré quelques amendes honorables, sur les victimes de viols perpétrés par des prêtres aux Etats-Unis, le Vatican ne rate pas une occasion de rappeler qu'il est l'un des Etats les plus rétrogrades qui soient.

Dernière boulette en date : une fillette de 9 ans a avorté au Brésil, à 15 semaines, alors qu'elle était enceinte de jumeaux. Sa mère et les médecins ont été excommunié pour cela. Le beau-père de la fillette, qui l'avait violée, lui, n'a pas eu droit à des remontrances de la part de l'Eglise, "car le viol est moins grave que l'avortement". Même si c'est sur une gosse de neuf ans, notez bien.

Explications du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques au Vatican : "Ces jumeaux avaient le droit de vivre. C'est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées. Il faut toujours protéger la vie, l'attaque contre l'Eglise brésilienne est injustifiée, et l'excommunication pour ceux qui ont provoqué l'avortement est juste".

C'est vrai que la pauvre enfant violée elle, n'était pas innocente.

Evidemment, tout le monde n'était pas de l'avis de l'Eglise. Vendredi, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a vivement critiqué l'excommunication de l'archevêque de Recife, "déplorant profondément en tant que chrétien et catholique qu'un évêque de l'Eglise catholique ait un comportement aussi conservateur".

A préciser que la grossesse de la fillette comportait de hauts risques et mettait la vie de l'enfant en danger (à un âge pareil, tu m'étonnes). L'interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.

Dernier détail, sur le beau-père de...23 ans : il a reconnu les faits, a avoué violer la petite fille depuis qu'elle a six ans, et abuser également de sa soeur aînée, handicapée, âgée de 14 ans. Un joli coco quoi. Qui risque 15 ans de prison... Mais aux yeux de l'Eglise, il reste un fidèle. "Certes, ce qu'il a fait est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l'élimination d'une vie innocente", justifiait le cardinal brésilien Sobrinho, qui a prononcé l'excommunication.

Mais bon, l'Eglise s'est quand même crue autorisée à mettre son grain de sel. Notez bien qu'à mon humble avis, entre une excommunication et la vie de son enfant, toute mère censée choisirait la première solution.  Mais que peut-on attendre d'une institution qui porte l'hypocrisie en étendard (l'homosexualité de ses membres alors qu'on la fustige ailleurs, le viol, ect...) ?

L'Eglise n'a qu'à continuer son processus d'autodestruction. Avec une politique "interventionniste" aussi désuète et décalée que celle-ci, à notre époque, elle est sur le bon chemin.


jeudi, 05 mars 2009

Sarkozy et son compte bancaire : piratés par Canal + !

290sarkozy_1.jpgInfo toute fraîche tombée sur le site de Médiapart : on se souvient qu'en octobre dernier, les comptes en banque de Nicolas Sarkozy, de son père et de sa première femme avaient été piratés. Trente autres personnes étaient également concernées, et trois personnes avaient été placées en garde à vue.

Nouveau rebondissement : les enquêteurs viennent de démasquer la principale personne responsable des détournements. Il s'agit d'un employé de la société qui gère les abonnements de... Canal +.

Malheureusement pour l'instant, je n'en sais pas plus, n'étant plus abonnée à Médiapart...Si quelqu'un l'est et peut lire l'article en entier, qu'il n'hésite pas à nous en faire part !

 

 

Complément d'informations :

C'est du parquet de Nanterre qu'est venue l'information : un homme a été écroué vendredi dernier pour escroquerie dans l'affaire de la spoliation des comptes. "Cette personne a reconnu avoir fourni à ses co-mis en examen une large part des références bancaires qui ont servi à l'ouverture de 148 lignes téléphoniques", a-t-on déclaré au parquet, confirmant une information du site Mediapart.

Confirmant l'information du site d'enquêtes, l'homme était bien un employé d'une société à laquelle Canal + sous-traite la gestion de ses abonnements. Mais alors que l'on s'imaginait déjà face à un pirate détournant des sommes colossales de ces comptes bancaires, on apprend que les sept personnes mises en exament depuis l'ouverture de la procédure en octobre, ont simplement souscrits des abonnements à des réseaux de téléphonie mobile...En utilisant les coordonnées bancaires de Nicolas Sarkozy, entre autre.

Montant du préjudice financier : quelques centaines d'euros...

 



lundi, 02 mars 2009

Beigbeder et Nelson (Melody, pas l'Amiral)

couverture.jpgFrédéric Beigbeder, Au secours pardon (2007)

Rescapé du sabotage de 99 francs, Octave is back ! Et il est bien décidé à dénicher la plus belle fille du monde, qui se situe quelque part entre Moscou et Saint-Pét'.

Elle peut difficilement être ailleurs : si l'URSS a détruit toutes les vieilles fortunes du temps des tsars, la Russi moderne a favorisé l'ascension des nouveaux riches, ceux qui achètent Chelsea FC, passent leur vie entre Courchevel, Rublovka et Antibes, s'entourent de filles de 15 ans (13 dernière limite, en dessous elles ont vraiment l'air trop jeunes), et deviennent les parents de fils-à-papa qui profitent d'être jeunes dans les night-clubs RnB (= Rich and Beautiful) qui ont poussé comme des champignons autour des statues de Lénine et Dostoïevski. Qui dit pays comportant le plus grand nombre de milliardaires au monde dit par conséquent pays offrant la plus grande probabilité de trouver de très belles filles.

Octave est à peine sorti de prison et on l'a envoyé en exil en Russie pour le compte de L'Idéal, leader mondial dans la cosmétique, qui veut se débarasser d'une ambassadrice désormais trop vieille (traduction = elle a plus de 20 ans) ; il vient d'avoir ses 40 ans qu'il n'a pas fêtés et arpente le pays mal coiffé, en baskets et pull moulant Zadig et Voltaire, divorcé de sa deuxième femme parce qu'elle avait le même âge que lui. Octave n'a rien contre le fait de vieillir mais préfère le laisser aux autres : accepter de vieillir c'est bon pour ceux qui ne sont pas au pouvoir. Après la publicité, le voilà donc propulsé dans la mode, au coeur d'un nouveau système déshumanisé qui confond mannequins et mouchoirs en papier. Il n'y a que Kate Moss qui soit capable de relancer sa carrière grâce à la coke.

Après une série d'échecs, Octave échoue dans une église dont il connait le pope, et là, ô miracle ! Ce dernier va le lancer sur la piste de la fille d'une fidèle. Lena Doytcheva, 13 ans, attend sagement le retour de Vitaly, et évidemment Octave va tomber amoureux fou de la gamine ingénue. Vous devinez la suite ! Frédéric lui aussi doit être tombé amoureux de Lena puisqu'elle lui sert de prétexte pour changer radicalement de style et se transformer en poète pour celle qui incarne la perfection contemporaine. Et ça lui va plutôt bien : Nabokov et Serge Gainsbourg n'auraient pas fait mieux. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Et Octave, après avoir perdu sa Lolita, retourne chez le prêtre et Beigbeder à son style habituel. On ne vous dira pas la fin pour autant ...

 

FredericBeigbeder.jpg

 

Toujours contradictoire avec lui-même, toujours fidèle à lui-même, toujours aussi pessimiste vis-à-vis de ce qu'il peut rester d'humain chez l'homme du 21ème siècle, non pardon : du consommateur du 21ème siècle, toujours aussi chroniqueur mondain - pilier solide des nuits parisiennes les plus huppées - chouchou de Saint Germain des Prés - bourgeois de Neuilly devenu un écrivain sous ecstasy, Frédéric écrit peut-être avec les pieds et est peut-être à la mode mais ce qu'il dit n'est pas toujours nul. D'une part il n'est ni Hugo ni Baudelaire mais Gainsbourg ne l'était pas non plus. D'autre part Au secours pardon pourrait avoir pour titre Splendeurs et misères des courtisanes nées après la chute du Mur. On ne peut pas être sur-con quand on a été dans la promo Sciences-Po 86. Quoique, comme dirait Anne Roumanoff ... Non, je dérive.

J. S.



dimanche, 01 mars 2009

Le code a changé, les Thompson ne suivent pas

photo-le-code-a-change.jpg

En partant d'une idée simple, comment un dîner entre amis va changer les vies d'une dizaine de personnages, Danièle et son fils Christopher avaient trouvé une nouvelle occasion de faire un film bien dans le style Thompson. L'une à la réalisation et les deux au scénario, décrivant des fragments de vie au quotidien, histoires qui se mêlent et s'entremêlent pour arriver à une fin à laquelle on ne s'attend pas, c'est-à-dire la plus évidente.

Malheureusement, le tout est incohérent et confus, pas forcément bâclé mais ne décolle pas pour autant. Le spectateur a du mal à accrocher, sort de la salle un peu déçu de ne pas avoir totalement réussi à entrer dans le film qui ressemble pourtant à un vrai dîner et non à un simple repas de têtes connues. On s'y perd aussi avec un scénario pas très clair (y a-t-il un ou deux dîners ?), et les acteurs n'ont pas la possibilité de donner un réel poids à leurs personnages. Seuls Marina Hands, Pierre Arditi et Emmanuelle Seigner s'en sortent vraiment.

Cela dit, en prenant le film morceau par morceau, on a droit à des passages vraiment réussis : Juliette et ses rapports avec son père, les hypocrisies de Mélanie avant le dîner, Henri et ML hallucinant devant le mariage breton de Juliette, ou encore Henri et Erwann retombant en enfance.

Mais quelques bonnes scènes, ça suffit peut-être à faire un bon film, mais pas un film qui tienne la route. On finit par s'ennuyer et on pense à Fauteuils d'orchestre (2006). Mais Le code a changé n'a pas la fraîcheur de Cécile de France et ça se sent.

A voir donc, mais uniquement pour les inconditionnels de Danièle Thompson.

J. S.

Le code a changé, de Danièle Thompson (2009), avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Pierre Arditi, Christopher Thompson ...

Bande-annonce

Séances



Sept vies

sept_vies.jpgLe film s'ouvre sur un homme essoufflé, qui se précipite au téléphone pour annoncer son propre suicide à une standardiste. La scène suivante montre Ben Thomas quelques semaines plus tôt, toujours au téléphone, aux prises avec un autre standardiste, à qui il s'en prend parce que ce dernier est aveugle.

En réalité, Ben, hanté par un secret, a choisi sept personnes au hasard ,sept personnes ayant toutes un problème suffisamment grave pour qu'il leur vienne en aide. Ce qu'il n'a pas prévu, c'est qu'il va tomber amoureux de l'une d'entre elles, une jeune femme qui n'en a plus pour longtemps à moins qu'on ne lui trouve un coeur neuf. Ce qu'il n'a pas prévu non plus, c'est le retour de son frère ...

Après A la recherche du bonheur (2006), Gabriele Muccino retrouve Will Smith pour un film à part ; ce n'est pas à proprement parler le type de film qu'on irait voir tous les jours mais il est, dans son genre, l'un des meilleurs de ce début d'année (et on sait que la concurrence est dure ces premiers mois de 2009). Le duo Smith-Muccino fonctionne à merveille, le deuxième dirigeant le premier par ailleurs excellent dans son rôle, comme le premier s'occupe de ses sept inconnus : "Vous avez besoin de moi, mais moi aussi j'ai besoin de vous".

Sept vies (Seven pounds), de G. Muccino, 2009, avec Will Smith.

J.S



jeudi, 26 février 2009

J'ai vu l'Eternel du Rock n'Roll et son nom est AC/DC

acdc.jpgLes lumières s'éteignent, on ne voit plus dans la salle immense de Bercy que des petites cornes de diable rouges fluorescentes et on n'entend plus qu'un gigantesque hurlement.

Surprise, l'intro débute avec un dessin-animé surréaliste, montrant le "Rock n'Roll Train" d'AC/DC lancé à grande vitesse, avec un Brian Johnson légèrement endormi mais souriant***, et un Angus Young diabolique en tenue d'écolier. Deux nanas, diaboliques elles aussi, mini-jupe, Tshirt AC/DC et air patibulaire mais presque, entament une séduction orgiaque sur un Angus à la queue fourchue au bord de l'apoplexie...Pas de bol, il se retrouve ligoté et à bord d'un train sans système d'arrêt et évidemment abandonné par les deux garces. Rien à foutre : Angus se libère, chope sa Gibson, et bordel de merde, ça va saigner : "If you Want Blood, You got It !"

Le message est passé : rien n'empêchera AC/DC de foutre le feu. Et à 21h tapantes, le "Rock n'Roll Train" arrive à destination, le groupe déboule sur scène à grands renforts de pyrotechnie, salue la foule, et commence un délire qui durera 2h sans quasiment aucune pause.

"Back in Black", "Hells Bells", "Shot down in Flames", euh quoi d'autre...La liste est trop longue! Le groupe se pèle littéralement la couenne pour qu'on l'écoute, et ca ne rate pas. Si l'attention redescend avec des titres du dernier album comme "War Machine", un petit coup de "Shoot to Thrill" ou de "TNT", et ça repart.

Angus s'est bien un peu raté sur le début de "Thunderstruck", mais avec "Let There Be Rock", il s'est permis de rappeler que c'était bien lui le patron : un solo de 10 minutes, monté sur une plateforme surélevée, à se rouler par terre de façon épileptique, avec ses riff magiques qui viennent presque d'un autre monde. L'air de dire "Non, je ne suis pas arthritique et vous les p'tits jeunes qui croient faire du rock, vous pouvez retourner à vos amplis, j'suis pas encore à la retraite."

 

AC_DC_sp0b56f4_jpg_45236d.jpg

 

Sex and Rock n'Roll : un petit rappel de ce grand principe de vie avec "Whole Lotta Rosie" et une camionneuse à gros seins qui chevauche la loco du décor. La grande classe. Ah oui, et j'allais oublié le meilleur : un beau strip-tease d'Angus, qui tombe la veste, la cravate et la chemise, et finit par montrer ses fesses à la foule, arborant un caleçon...AC/DC bien sûr.

Dernier rappel avec "Highway to Hell" et surtout "For those about to Rock, We Salute You" : eh ben nous aussi, on vous salue les gars !

Jamais dans aucun autre concert, cet adage vieux de 50 ans n'a eu autant de sens. L'expérience d'un concert d'AC/DC,  c'est orgasmique. Tout simplement. Ca transpire le sexe de partout. Et ca dure de la 1ère minute du concert au lendemain et sans doute jusqu'aux jours d'après.

On a dit que le plus grand groupe de rock du monde était les Rolling Stones, puis U2, puis en descendant encore plus bas, Oasis...Laissez tomber, oubliez-les : il n'y a qu'à AC/DC.

N.B : bientôt les photos perso du concert, notamment Angus sur sa plateforme offert à la foule.

*** Après re-visionnage du dessin animé, m'est avis que Brian Johnson n'est pas "légèrement endormi" comme je l'ai écrit précédemment, mais bien plutôt en train de recevoir les hommages d'une Rosie de passage qui relève la tête fort à propos....!

**Trouvées sur le Web : des vidéos du concert de Bercy, et surtout de la fameuse intro qui déchire ! (Pour le dessin-animé intégral en version haute dèf, c'est par là)

La même, avec une meilleure qualité pour le dessin-animé et des plans plus serrés sur la scène et nos deux showmen préférés :

 


 
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