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mardi, 27 janvier 2009

L’avant-garde russe dans la collection Costakis

 

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Alors que Beaubourg présente une grande rétrospective sur le futurisme en Europe, le Musée Maillol préfère se concentrer sur l'avant-garde en Russie, en évitant de se limiter au photomontage.

 

Au début du 20ème siècle, les artistes russes s'inspirent du cubisme et du futurisme, qu'ils synthétisent. Vient ensuite la révolution qui les pousse à développer des recherches d'une nouveauté radicale, jusqu'à ce que l'arrivée de Staline au pouvoir mette fin à toute liberté créatrice et condamne les artistes à l'oubli. Quand on les redécouvre dans les années 70, on en donne une version très schématique, réduite au suprématisme de Klioune, Popova et Malevitch, et au constructivisme.

 

Le but de cette exposition est évidemment de montrer les nombreuses facettes d'une avant-garde aux mouvements moins lisses et aux démarches personnelles plus sinueuses qu'on a voulu le faire croire. Le public découvre ainsi des courants mineurs et des peintres moins connus, et on se rend compte que certaines oeuvres anticipent des recherches faites après-guerre par l'expressionnisme abstrait américain, ou l'abstraction lyrique française.

J'ai trouvé vraiment très intéressantes les peintures qui dévoilent un aspect pas forcément connu de l'avant-garde russe, et qui ont quelque chose de vraiment contemporain : il n'y a qu'à voir le traitement de la lumière dans Composition sphérique non objective de Klioune, 1922-1925; le minimalisme dans les formes et les couleurs d'Architectonique picturale de Lioubov Popova, 1919; ou les stupéfiantes oeuvres de Koudriachov, Construction d'un mouvement rectiligne, 1925, et Luminescence, 1926.

La suite de l'exposition présente des oeuvres de propagande (Klutsis, Popova), des projets de Vialov pour le théâtre, et finit sur des photos d'une cuisine communautaire de l'URSS.

 

Bref, un panorama à voir en plus de l'expo à Beaubourg. Mais à voir aussi pour Costakis, chauffeur d'ambassade à Moscou, qui découvrit cette période de l'art russe à une époque où l'art était marginalisé par le pouvoir, et qui collectionna 1300 pièces dont une partie se trouve aujourd'hui à Thessalonique.

 

J. S.

 

J. S.

 

Jusqu'au 2 mars 2009 au Musée Maillol (Paris)

 



11:37 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 26 janvier 2009

Un hôpital pour fans de Bat(man)

tickgirlsbasket.jpgDans notre société, depuis la nuit des temps, les chauve-souris sont mal aimées. Mal perçues. Il faut attendre un Christian Bale et quelques illustres prédécesseurs pour que la chauve-souris acquiert quelques lettres de noblesse. C'est pourtant un animal utile, attachant, dont la réputation de "nuisible" est largement surfaite -je ne parle pas des chauve-souris vampire qui causent, il est vrai, beaucoup de dégâts parmi le bétail, mais bon, ce n'est pas pire que des loups ou des ours, ou des hommes tiens. Mais combien d'entre nous ont pu approcher ce charmant volatile et découvrir sa vraie personnalité ?

En Australie, pays à la faune plus qu'abondante, diverse et fascinante, les chauve-souris ont leur hôpital. Si si. Depuis 1990, année où l'on a découvert un virus propagé par les tiques, les chauve-souris sont menacées dans ce pays.

Le Tolga Bat Hospital soigne 500 petites chauve-souris. Orphelines, elles ont perdu leur mère à cause de ce fameux virus, qui attaque les pattes arrières des volatiles. Un sacré problème, puisque c'est par les pattes que les chauve-souris se pendent aux arbres. Chaque année, des milliers d'entre elles se retrouvent à l'abandon et très menacées.

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Le docteur Wendy Berger, qui a fondé l'hôpital en 2001, part chaque jour à la recherche de ces créatures, des femelles attaquées par le virus, et que l'on peut encore sauver, ou les petites orphelines qui sont nourries, soignées, et qui plus tard, retourneront à l'état sauvage.

Plus d'informations sur le site officiel : http://www.tolgabathospital.org

Et voici surtout un reportage très réussi de National Geographic sur le sujet :





Picasso et les maîtres

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Incontestablement l'une des meilleures expositions de 2008 en France, "Picasso et les maîtres" fait le lien entre l'artiste espagnol et tous ceux qui l'ont inspiré : on voit ainsi les oeuvres datant de sa formation aux Beaux-Arts (copies de maîtres et dessins académiques dont certains valent vraiment le détour), ses premières recherches où il applique sa notion de l'art "qui n'est pas l'application d'un canon de beauté, mais ce que l'instinct et le cerveau peuvent concevoir indépendamment du canon". Le tout à côté de toiles de Manet, Ribera, Vélasquez ou Delacroix.

Ces mises en parallèle sont faites soit en exposant des oeuvres avec un thème commun (on voit les ressemblances entre un tableau de Picasso et celui qui l'a inspiré : c'est le cas avec le Portrait de Mademoiselle Rivière d'Ingres par exemple); soit en mettant deux tableaux dont l'un est une version personnelle de l'autre : Les demoiselles des bords de Seine, Courbet, 1857 VS Les demoiselles des bords de Seine d'après Courbet, Picasso, 1950; soit enfin en présentant des tableaux évoquant trop Lautrec ou Degas pour qu'on arrive facilement à croire qu'ils ne sont en fait signés ni l'un, ni l'autre...

L'expo est à voir absolument -cependant dépêchez-vous, elle se termine ce weekend après trois nuits d'ouverture exceptionnelles-, pour la bonne raison qu'on pensait tout savoir sur Picasso. Eh non ! Il y aura toujours quelque chose à apprendre ou à redécouvrir. De plus, ca n'arrive pas souvent que l'on réunisse autant d'oeuvres (et pas n'importe lesquelles !), et accessoirement, les organisateurs n'ont rien laissé au hasard pour que l'exposition soit réussie (par exemple, je ne pense pas qu'elle aurait eu le même effet si le parcours avait été chronologique au lieu d'être thématique). Rien que pour ça, ce serait stupide de ne pas y aller.

Seulement, maîtres ou pas maîtres, le sujet principal reste Picasso, et comme toute expo sur Picasso qui se respecte, elle est victime de son succès. Ce qui revient à dire que les gens viennent du fin fond de leur province rien que pour elle, quitte à faire 3h de queue sous la pluie (véridique, même si j'ai eu la chance d'y échapper), et qu'une fois que vous êtes entrés, vous avez autant de monde dans une même salle qu'il y en a qui attendent dehors...Si malgré cela, vous êtes toujours motivés, il vous reste encore cinq jours...

 

J.S.

Jusqu'au 2 février 2009 au Grand Palais (Paris)



11:48 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 janvier 2009

La Grande Odyssée ou l'Appel de la Forêt de Jack London

chiens les Gets.jpgEn plein délire d'Obamania, je n'ai pas résisté au plaisir de faire autre chose que d'en parler -il a bien fallu que j'en parle un peu-. Hier donc, c'était la fin d'une course de chiens de traîneau qui commence à avoir sa petite notoriété, par sa difficulté et sa beauté : la Grande Odyssée.

Conduire un attelage de chiens de traîneau, c'est à peu près aussi vieux que les pyramides d'Egypte, même plus. En Norvège, en Alaska, il existe depuis longtemps déjà des courses sportives et très physiques qui perpétuent cette belle tradition qui unit l'homme à la nature, l'homme à son équipe d'amis les plus fidèles : les chiens.

Face à l'Iditarod d'Alaska, ou la Femunt Loppett de Norvège, la Grande Odyssée oppose 1000 km de distance et 25 000 m de dénivelés dans les massifs alpins, entre la France et la Suisse, avec le Mont Blanc pour frontière. La course fête cette année sa cinquième année d'existence, et le succès ne se dément pas : spectateurs, journalistes et photographes étaient au rendez-vous, et ils n'ont pas été déçus.

Cette année, 16 mushers -conducteurs de traîneau- se sont affrontés. Certains venaient pour la première fois, d'autres avaient déjà éprouvé la piste française. Tous venaient pour tenter de remporter une victoire qui symbolise beaucoup. C'est d'ailleurs un "Rookie", un novice de la course en quelque sorte, qui est reparti avec le trophée : Radek Havrda, un Tchèque qui ne parlait ni français ni anglais, et qui faisait sourire beaucoup de monde à la conférence de presse du début de la course. Ils doivent se sentir bien c... maintenant !

Sur place pour le magazine 30 Millions d'Amis, j'ai pu réaliser quelques interviews et reportages qui, je l'espère, vous donneront envie d'aller en Haute-Savoie l'année prochaine !

Voici, pour commencer, l'interview d'Isabelle Travadon, l'une des meilleures "musheuses" françaises (ça se dit ça, "musheuse" ?) :

Grande Odyssée 2009 : Isabelle Travadon, une femme musher

envoyé par tele-animaux

 

Voici en vrac, quelques images du début de la course et de la deuxième étape près d'Avoriaz :

Et enfin, le meilleur : l'étape avec le bivouac de nuit, ambiance Jack London assurée !



mardi, 20 janvier 2009

Ségolène Royal : craquage complet à Washington

sego.jpgOn rigole de savoir que Ségolène Royal sera à Washington pour l'investiture d'Obama. Tenez-vous bien, elle y a sa place parce que comme lui, elle a "le sens de l'histoire". En direct de l'événement historique qu'elle voulait vivre "autrement que devant un écran de télévision", il paraît qu'elle vient également travailler. On ne sait pas qui elle va rencontrer. Mais elle l'affirme : "cette audace américaine doit irradier le monde". Mais ne vous méprenez pas : cette audace américaine, l'audace de Barack Obama, il l'a directement copié chez notre Ségo nationale. C'est elle qui l'affirme.

Citée par le correspondant du Monde à Washington : "Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copié". C'était quand la candidate socialiste faisait la course à l'Elysée et que Barack Obama rêvait bien de faire celle à la Maison Blanche. Il aurait envoyé une équipe à Paris pour étudier son site "Désir d'Avenir" : "Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'" Ensuite, M. Obama a adapté sa "démocratie participative" à la mode américaine, "fort différente de l'européenne". Aux Etats-Unis, tout n'est que "communautés" – ethniques, religieuses, culturelles, urbaines, même les quartiers d'habitations s'intitulent "communities".

Elle est bonne, non ?

Ségolène Royal est convaincue que Barack Obama a tout compris. La crise n'est pas qu'économique, elle est sociale, culturelle, politique, relationnelle. C'est ce lien avec le public "dont Barack Obama a théorisé la vision" qu'elle veut recréer. Eh ben...rendez-vous en 2012 alors.



Les meilleures "busheries" de Deubelyou !

Pour fêter le départ de Deubelyou, dont l'hélico s'envolera une demi-heure après le début de la cérémonie d'investiture d'Obama, quoi de mieux qu'une petite série de "busheries" parmi les plus truculentes ? Magnéto !

Un petit résumé de toutes les grâces présidentielles, accordées...aux dindes de Thanksgiving :

 



 
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