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jeudi, 11 novembre 2010

Draquila, l’Italie qui tremble

RNAT_100514V530_140520100000_F3.jpg«L’Italie n’est pas une dictature, c’est une dictature de la merde.» 

Ainsi se termine le film de Sabina Guzzanti, équivalent italien de Michael Moore dans ce qu’il fait de mieux, cinq ans après son féroce Viva Zapatero qui à partir du propre cas de la satiriste-réalisatrice, dont l’émission fut supprimée de la télévision, présentait les dérives de la main-mise d’un seul homme sur tous les médias du pays. 

Draquila s’intéresse cette fois à ce tremblement de terre à L’Aquila, qui bouleversa le monde entier en avril 2009 et dont on ne parlera bientôt plus. Car il y a tremblement de terre et tremblement de terre. Tandis que pour Haïti, de l’autre côté du monde, les efforts internationaux ne manquent pas, plus près d’ici il semblerait qu’il n’y a besoin d’aucune aide. Une fois Barack Obama et Angela Merkel passés sur les lieux, il ne reste à Berlusconi qu’une chose à dire : «Tout va bien, on va tout reconstruire, et les habitants auront des logements dans cinq mois». Refusant les aides financières internationales,

Déclaration prononcée seulement quatre jours après la catastrophe. Draquila_affiche2.jpg 

Est-ce que ce tremblement de terre aurait pu être prévu ? Etait-il déjà prévu ? Dans tous les cas, les habitants, ayant ou non un nouveau logement dans cinq mois, vont attendre dans l’indifférence générale la soi-disante solidarité de l’Etat, entre camping-cars, hôtels et camps inaccessibles aux journalistes non autorisés par Berlusconi. Refusant l'aide internationale par fierté et pour d'autres raisons plus ou moins avouables, Berlusconi charge Guido Bertolaso du dossier (ce qui vaudra à ce dernier d'être nommé ministre à défaut d'avoir été réellement utile), préfèrant organiser le G8 (étonnamment déplacé de la Sardaigne à L’Aquila), avec constructions qui ne serviront au mieux qu’une fois et privilèges à plusieurs milliers d’euros, le tout sur fond de révélations scandaleuses. Qu’importe, puisque comme le disent tant d’Italiens :«S'il résout nos problèmes, il peut avoir toutes les filles qu'il veut». On comprend à travers ce film pourquoi Berlusconi est toujours là, comment il fascine une partie des électeurs. Mais pour l’autre partie des électeurs, et par extension le public étranger, une demi-heure du film suffira pour ne toujours pas comprendre pourquoi les gens l’applaudissent aussi fort. 

Finalement, les plus chanceux des sinistrés tenus à l’écart du monde finiront par avoir un logement, sans vie sociale cette fois, et il ne leur restera plus qu’une chose à faire : prendre un grand soin du logement, après tout ils ne sont pas chez eux, c’est Berlusconi qui les a invités là en laissant une bouteille de champagne dans le frigo. 

Manque de chance pour lui, son rôle de sauveur de L’Aquila, comme de Naples sous les ordures et de l’Italie ruinée par la Mafia, ne lui suffira pas pour résister aux scandales et il en arrivera bientôt au résultat que l’on sait ...

 

 Jul                   

mercredi, 13 octobre 2010

Mark Zuckerberg : futur Big Brother ?

FACEBOOK Mark Zuckerberg.jpgEn inventant un réseau social qui « fiche » 500 millions d’êtres (soit la population entière de la Chine au début du XXème siècle), le geek génial qu’est Mark Zuckerberg aurait-il joué à l’apprenti sorcier ? Ou pire : a-t-il engendré consciemment un monstre, une hydre qui nous contrôle dont il est (déjà) impossible de se dépêtrer une fois pris ? Il y a pourtant du bon dans Facebook, mais tellement de dangers potentiels…

L’ancien d’Harvard qui, à 26 ans, pèse plusieurs milliards de dollars, se fiche de son image comme de l’argent. Royalement. Il passe 16h par jour sur son MacBook, est décrit comme la tête pensante d’un réseau planétaire, au quotient intellectuel proche du maximum et au quotient émotionnel inversement proportionnel, et enfin, obsédé par une seule chose : faire de Facebook le lien ultime entre les habitants de la planète, « tisser une toile qui contrôlera toute la structure sociale et l’identité de ses membres » selon David Kirkpatrick, auteur du livre The Facebook effect.

Rien que cette description donne froid dans le dos. On la croirait sortie tout droit de 1984, le livre inquiétant et terriblement prophétique d’Orwell. Contrôler la structure sociale et l’identité des membres de FB : quel dictateur n’a pas rêvé d’un tel outil de contrôle des masses ? Le froid Zuckerberg a-t-il mué sa frustration et ses déceptions amoureuses en désir de puissance et de pouvoir ? L’argent même ne le corrompt pas, le chiffre de 500 millions d’inscrits ne l’éblouit pas. Il rêve du 7 milliards d’individus. Soit l’intégralité de l’humanité. Stupide mégalo ? Faites gaffe, ce sont les plus dangereux.

Abrutissement généralisé

Visez un peu l’outil parfait : avec Facebook, il n’y a même plus besoin de police de la pensée, de surveillance extérieure. La modification de la structure cérébrale se fait toute seule, insidieusement, et surtout volontairement. Presque avec joie. On est heureux de déballer sa vie sur Facebook, de montrer qu’on aime ou déteste tel ou tel livre, film, groupe. On aime appeler à la débilité et épier son voisin, son ancienne connaissance, son ex, son futur mari. Plus besoin de penser à être pucé un jour, comme les écoliers au Japon : Facebook a développé l’application « Places » qui vous suit à la trace comme un GPS (bientôt en France sur vos iPhone). « Facebook », le trombinoscope en anglais, est la plus gigantesque base de données jamais imaginée sur un demi-milliard d’individus.

Première victoire : Facebook s’est insinué quotidiennement dans nos vies. Une vingtaine d’adeptes interrogés aux Etats-Unis et en France ces derniers mois admettaient laisser une fenêtre ouverte de Facebook sur leur navigateur toute la journée, sans discontinuer. Histoire de ne rien rater d’un flux d’actualités parfois intéressant, globalement sans intérêt. (source : le Monde.fr).

Deuxième victoire : l’addiction est chronophage. Le temps que vous passez, même par dérision, à écrire sur votre Wall « ce soir j’ai fait un bon caca, et j’ai gobé un flan », c’est autant de temps en moins passé à faire quelque chose de plus intelligent : lire, faire de la musique, écrire, faire du sport, sortir boire des coups avec des potes, faire l’amour avec votre copine. Penser en solitaire, tout simplement.

On a fait les mêmes reproches à la télé, certes. Reproches toujours valables, d’ailleurs ! Et aujourd’hui déclinables en de multiples avatars. On s’étonne que la production intellectuelle et artistique ait dégringolé depuis une vingtaine d’années ? Mais c’est bien à cause de telles inventions, qui ne favorisent en aucune façon l’originalité, ou toute pensée profonde.

Un Américain du nom de Nicholas Carr, présenté comme l’un des plus fins observateurs des comportements découlant de l’usage d’Internet (auteur d’ailleurs d’un article paru dans le mensuel The Atlantic, intitulé « Google nous rend-il stupides ? », va même plus loin : pour lui, le flot d’informations ininterrompu d’Internet, générateur de stimuli qui produisent finalement un stress (n’avez-vous pas une petite poussée intérieure qui vous dit « tiens, tu n’as pas checké ce qui se passe sur Facebook, et si tu avais raté des trucs ? »), modifie carrément notre structure cérébrale :

« Les réseaux sociaux provoquent la dispersion, expliquait-il à un journaliste du Monde.fr. Ils créent un besoin compulsif de vérifier constamment ce qui s’y passe, même si c’est sans intérêt, dans un détournement constant de notre attention visuelle et mentale. »

Quoi de mieux qu’un déficit d’attention chronique et le nivellement par le bas pour endormir les masses et gouverner à sa guise ?

« Facebook est un bon exemple de technologie tirant le discours vers le bas. Depuis ses origines, il encourage la trivialité du propos […] On perd tout simplement l’idée que parfois, une approche contemplative et solitaire puisse contribuer à la profondeur de la pensée », ajoute t-il. Emules de Victor Hugo ou Châteaubriand, passez votre chemin. Le sens critique est éradiqué, les mêmes idées, les mêmes goûts tournent en rond. Nous n’avançons plus, nous acceptons de devenir des moutons, et de bon gré en plus.

Surveillance généralisée

A la minute près pour les plus cinglés, au jour ou à la semaine près pour les plus raisonnables, on sait tout de votre agenda. Ou de vos pensées, de vos humeurs, de vos goûts. Et pourquoi pas, de vos opinions politiques, de vos soutiens, de votre orientation sexuelle, de votre religion. On peut tout déduire du moindre élément insignifiant. Pour tout le monde. Vous. Moi. Même si, conscients du danger, nous avons tenté de verrouiller au maximum la visibilité de nos comptes et mis un minimum sur nous-mêmes, c’est peut-être déjà trop. Ce qui était dévolu aux Etats est maintenant entre les mains d’un seul outil, d’un seul réseau, d’un seul homme.

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Un côté pas si obscur

Pourtant, tout n’est pas inutile dans Facebook. On s’en sert pour promouvoir un mouvement, une association, un site web, un livre, un film. On peut réunir des gens (de la manifestation à caractère révolutionnaire à l’apéro géant sur le Champ-de-Mars), partager très vite des informations (un article, une vidéo, une chanson). On peut retrouver des membres de sa famille perdus de vue, des anciens camarades, des amis. Enfin… « amis ». Parmi les nombreux contacts que vous avez peut-être, vous avez sûrement, vous aussi, d’anciens camarades de classe perdus de vue pendant des années, soudainement revenus à la vie grâce à Facebook. Leur avez-vous parlé, les avez-vous revu après avoir accepté leur « demande d’ami » sur le réseau ? Pour ma part, je sais que non (pour certains). Sans doute parce que si le temps avait fait son œuvre en nous séparant, c’est sans doute parce qu’il y avait une bonne raison.

Facebook me fait l’effet d’une épée à double tranchant. Tout dépend de qui la brandit. En de mauvaises mains, elle pourrait devenir un outil plus asservissant que tous les sévices jamais imaginés par l’être humain.

mark_zuckerberg-under30ceo.jpgAlors, Mark Zuckerberg est-il un fou dangereux ou un gamin immature qui ne sait pas ce qu’il a déclenché ? Peut-être un peu des deux. Le film The Social Network peint un sombre portrait d'un geek enfin vengé des filles, qui s’étalent toutes plus dénudées les unes que les autres sur son réseau social. Quelle jouissance ça doit être pour lui.

 

Un extrait de 1984 m’a frappée à la relecture :

« En comparaison de ce qui existe aujourd’hui, toutes les tyrannies du passé s’exerçaient sans entrain et étaient inefficientes. Les groupes dirigeants étaient toujours, dans une certaine mesure, contaminés par les idées libérales, et étaient heureux de lâcher partout la bride, de ne considérer que l’acte patent, de se désintéresser de ce que pensaient leurs sujets. L’Eglise catholique du Moyen-Age elle-même, se montrait tolérante, comparée aux standards modernes (je rappelle qu’on est là dans un monde d’anticipation totalitaire, et non de nos jours, quoique, ndlr).
La raison en est en partie que, dans le passé, aucun gouvernement n’avait le pouvoir de maintenir ses citoyens sous surveillance constante. L’invention de l’imprimerie, cependant, permit de diriger plus facilement l’opinion publique. Le film et la radio y aidèrent encore plus. Avec le développement de la télévision et le perfectionnement technique qui rendit possibles, sur le même instrument, la réception et la transmission simultanées, ce fut la fin de la vie privée. »

Sur ce, je m’en vais fermer mon compte Facebook. Si encore j’arrive à passer par-delà tous les obstacles dressés, sciemment, sur mon chemin, par les concepteurs du jeu (cela a tout d’un jeu de plateaux).

Ce qui en soi est déjà une aliénation de ma relative liberté et absolument anormal !

vendredi, 27 août 2010

Prince Poppycock : Lord Gaga ?

article-0-0AEA9816000005DC-991_468x286.jpgComme Madonna avait son pendant masculin en Michael Jackson, voici le pendant masculin de Lady Gaga : Prince Poppycock. Costumes délirants, sens du show, de la parodie et de l'autodérision, ce delirium tremens ambulant pourrait être le fils qu'aurait eu Freddie Mercury avec Priscilla Folle du désert. Prince Poppycock, alias John Quale (très beau d'ailleurs quand il n'a pas son bazar de visual key japonais), est en demi-finale d'America's got talents (l'équivalent de la Star Ac'), et on risque peut-être de le retrouver en Une des Vogue et autres mag populaires des prochains mois. A suivre donc.

Quoi qu'on en pense, ses performances sont amusantes, clownesques, directement issues d'un film de Tim Burton. Tiens, son Alice devrait en prendre de la graine :

Prince Poppycock dispose d'un site officiel : http://www.princepoppycock.com/fr_poppycock.cfm

D'un Myspace : http://www.myspace.com/princepoppycock


P.S : pour répondre aux commentaires sur le précédent post concernant Lady Gaga, je crois que le mot "transgressif" n'apparaît nulle part (mais corrigez-moi si je me trompe, à force de relire, on zape toujours quelque chose). J'expliquais simplement qu'elle était effectivement une musicienne, qui avait eu l'intelligence de comprendre comment faire du fric facilement, et qui était l'une des rares "nouvelles" personnalités actuelles à sortir un peu du troupeau. Cela n'enlève évidemment rien aux autres vrais artistes souvent nommés dans les com', des Beatles aux Pink Floyd en passant par Metallica et les rappeurs.

jeudi, 12 août 2010

Lady Gaga a tout pigé au rock n'roll

Franchement, j'ai résisté tant que j'ai pu. Lady Gaga par-ci, Lady Gaga par-là... ras le bol de la voir partout, de s'arroger le titre et les looks de Madonna (la sainte patronne) alors que physiquement je la trouvais nettement moins belle (mais bien foutue tout de même, notez la nuance). Quant à sa musique, à part me donner envie de me taper la tête contre les murs parce que je n'arrivais pas à me sortir ses mélodies lancinantes et obsédantes (dans le mauvais sens du terme) de l'esprit, autant dire que ce n'était pas ma tasse de thé.

Parlons-en des tasses de thé justement. Une nana qui clame partout être "une artiste", une "performer", et pas une vulgaire chanteuse, à grands renforts de tasse de thé à la main et de tenues déglinguées... me paraissait trop déclamatoire pour être sincère. Bref, au risque de me faire des ennemis, même parmi mes plus proches amis (que j'accusais de trahir la sainte patronne, Madonna encore), je boycottais sciemment Lady Gaga. Les deux seules choses qui me la rendaient sympathique étaient son fanatisme pour Queen (qui me rappelait le mien) et son goût pour le piano (qui me rappelait le mien aussi).

Et puis, il a fallu une interview avec un punk notoire et leader d'un grand groupe de hard-rock français des années 70, qui l'adoubait "seule véritable artiste au sens transgressif du terme que nous ayons actuellement, toutes musiques confondues", pour que là, tout de même, je me dise que je passais peut-être à côté d'un truc. Le punk en question m'avait parlé d'une vidéo où la Dame Gaga interprétait l'un de ses titres pop au piano, en acoustique. De retour devant un ordi, direction Youtube, recherche "Lady Gaga piano Poker Face", et je suis tombée sur ça :


C'est simple : j'ai instantanément pensé à Elton John dans les années 70. Même talent au piano, même ridicule dans les fringues. Il suffit d'aller voir CA pour trouver les points communs instantanément (enfin, à mon sens, je ne suis pas une bonne critique). Oh et puis dites donc au passage je vous gratifie même de Cher dans une magnifique apparition façon Mater Dolorosa gay que j'avais oublié dans cette vidéo, mais je digresse.

Lady Gaga est effectivement une artiste. Parce qu'elle est d'abord musicienne. Ensuite, parce qu'elle ose. Etre ridicule, être à poil, dire des trucs sales. Il est possible que ce soit une attitude totalement construite et préméditée. Il est possible aussi que ce soit pure sincérité qui tombe à pic. Dans notre société hygiéniste, où même les rockers s'aseptisent (voir pour cela cet excellent lien vers les rockers d'aujourd'hui VS les rockers d'hier, en photos bien sûr. Sex, drugs and R n'Fuckin' Roll garanti), c'est vrai qu'elle est l'une des rares personnalités à mettre un peu le feu. Et puis après tout, quand on cumule 10 millions de fans sur sa page Facebook, au bout d'un moment, on ne peut plus se défausser sur une promo efficace. Même si, je le maintiens, Stefani Germanotta a tout pigé de la société d'aujourd'hui et de son fonctionnement. Mais elle a peut-être bien aussi, tout compris à la musique moderne : ce mélange de force de caractère, de charisme, de talent et de delirium tremens savamment balancé aux yeux des foules.

En fait, le seul défaut de Lady Gaga, c'est de faire de la pop. Elle se jette même dans les foules, et choisit des punks comme première partie de ses shows :

Bordel, mais pourquoi elle ne fait pas du rock cette nana ?!

 

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Festival Loolapalooza, le 6 août. Freddy est très content de sa prise.


mardi, 22 juin 2010

Le piège à pénis : la solution contre le viol ?

story.rape.condom.jpgSoyons clairs : si le vagin avait des dents pour mordre tout intrus non désiré, il y a fort à parier qu'il y aurait moins de viols. Le mythe du vagina dentata et la sacro-sainte peur de la castration, rien de tel pour que l'escargot rentre dans sa coquille.

Le docteur Sonnet Ehlers, médecin sud-africaine, s'est penchée sur la question pendant près de 40 ans. A l'époque, elle venait de rencontrer une victime de viol. 20 ans, chercheuse en médecine, des yeux sans vie, marchant comme un cadavre ambulant. Bref, dévastée. Celle-ci lui confia : "Si seulement j'avais eu des dents, là, en bas."

Aujourd'hui, c'est possible avec le "Rape-aXe". Sonnet Ehlers a inventé ce préservatif féminin, collection Dents de la mer. Il s'insert comme un tampon hygiénique, et présente à l'intérieur plusieurs rangées de petites dentelures qui s'accrochent au pénis.

"C'est extrêmement douloureux. S'il est pris au piège, l'homme ne peut plus uriner, marcher, et s'il essaie de l'enlever lui-même, ça se resserre encore plus. Seul un médecin peut le faire, ce qui devra être fait en marge des arrestations", expliquait Sonnet Ehlers à CNN. Les dents ne peuvent pas déchirer la peau, et donc répandre sang et/ou sperme, une sage précaution pour éviter toute contamination.

Une arme qui gère la dissuasion et la défense, donc. C'est tout de suite moins marrant pour les éventuels intéressés, de se dire qu'à vouloir se soulager, ils risquent de se retrouver dans un piège à loups, et en plus clairement identifié comme violeur en puissance. D'ailleurs, cette femme médecin a été interroger quelques condamnés pour viol, en leur demandant s'ils y auraient réfléchi à deux fois avant de commettre un tel acte, si cet objet avait existé. Réponse : euhh... non. Ben tiens.

Pour réaliser ce projet, Sonnet Ehlers a vendu sa maison et sa voiture, et elle a prévu de distribuer gratuitement 30 000 exemplaires de son invention en marge du Mondial en Afrique du Sud. "J'ai pris soin d'avoir l'avis de gynécologues, de psychologues et d'ingénieurs pour m'aider dans la conception de cet objet, et être sûr qu'il soit sans danger pour les femmes", expliquait-elle. Après une période d'essai, ces préservatifs seront disponibles à deux dollars pièce. Sonnet Ehlers espère avoir un feedback rapidement pour savoir si son invention fonctionne. "L'idéal serait une femme qui se serait munie de ce préservatif alors qu'elle se rendait à un rendez-vous galant avec quelqu'un qu'elle ne connaît pas... ou alors, qu'elle aurait pris par précaution, sachant qu'elle se rendait dans un quartier à risques."

L'idée paraît géniale. Elle a évidemment, déjà, ses détracteurs. A long terme, elle ne serait pas une solution, renverrait les femmes à leur condition d'êtres vulnérables et les exposerait davantage à la violence des hommes "pris au piège". Une femme est d'autant plus vulnérable qu'elle peut se défendre ? Disons cela pour tout homme armé d'un flingue dans ce cas... Certaines associations rajoutent également qu'en cas de traumatisme et de viol, cet outil n'a aucun intérêt. Normal, c'est justement fait pour prévenir les traumatismes et les éviter. Ca marche pour les langues trop pendues, ce préservatif ?

Plus sérieusement, on reconnaît globalement que l'avantage de ce préservatif est de pouvoir aider la justice à faire son travail d'identification. C'est sûr qu'un préservatif pareil est plus parlant et plus immédiat qu'une analyse ADN...

Chez les diverses associations de défense des Droits de l'homme et autres ONG telles que Human Rights Watch et Care International, on a refusé tout commentaire sur l'invention. Pourtant, Human Rights Watch n'est pas la dernière à rappeler sur son site Internet que l'Afrique du Sud est l'un des pays où le nombre de viols est le plus élevé (une femme y est violée toutes les 10 minutes), où il est rarement puni (car difficile à prouver pour les femmes qui n'ont souvent pas de moyens pour des actions en justice de longue durée) et donc banalisé.

C'est beau de voir à quel point on aime la culture du martyr dans les ONG... Elles préfèrent sans doute voir les femmes en venir à des solutions extrêmes pour se protéger, comme insérer des lames de rasoir enveloppées dans de petites éponges dans leur vagin. Ca doit leur parler davantage que cette invention salutaire et pourtant vue comme "moyenâgeuse". Ce à quoi Sonnet Ehlers répond : "Mon procédé est peut-être moyenâgeux, mais il ne l'est pas plus que le crime qu'il entend combattre et qui est presque normal dans cette société. Il faut bien faire quelque chose, pour que les hommes y réfléchissent à deux fois avant de s'en prendre à une femme."

La minute culture

Cette histoire m'a tout de suite rappelée un excellent film de genre sorti en 2007, "Teeth", qui reprend l'idée du Vagina Dentata. En gros, une adolescente américaine adepte de l'anneau de pureté et de la virginité avant le mariage découvre que son vagin est doté de dents et règle son compte à tous les mecs armés d'intentions peu catholiques... Savoureux.

dimanche, 20 juin 2010

Slash met le feu au Bataclan

Difficile de trouver les mots après 2h de set qui nous ont laissé avec des Tshirts trempés, des courbatures plein les jambes, sourds d'une oreille mais sacrément heureux de vivre. De concert en concert, et j'ai pu le vérifier entre le show au Hellfest hier et le concert presque privé au Bataclan ce soir, Slash s'est trouvé non pas des mercenaires pour constituer son groupe, mais une vraie bande de potes unis et heureux d'être là pour le public. Des chansons épiques de son dernier album solo "Slash" ("Ghosts, By The Sword, Back to Cali"), certaines aux accents stoner ("Watch this"), en passant par les inévitables morceaux de bravoure hérités des Guns ("Sweet Child o'Mine" et "Paradise City" en tête), Slash et ses buddies ont mis le feu à la scène. Sans oublier la guest-star improbable, l'ancien du metal, Alice Cooper himself venu reprendre "School's out" avec le groupe après avoir lui aussi occuper la scène du Hellfest hier. Du grand art, qui prouve que le bon rock n' fuckin' roll existe toujours.

Et pour mieux servir ma démo, quelques photos :

 

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More to come !

 
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