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mardi, 15 septembre 2009

Patrick Swayze, cet inconnu

to_wong_foo.jpgPatrick Swayze n'a pas pu remporter son combat contre le cancer. A 57 ans, il a du rendre les armes, avec à ses côtés sa femme depuis 39 ans (un record absolu à Hollywood), Lisa.

Patrick Swayze, ce fut d'abord, pour des millions de jeunes (moi y compris), Dirty Dancing, l'ancêtre du teen movie pour les uns, superbe initiation à la danse et à l'amour pour d'autres. Puis ce fut Ghost, La cité de la joie, Point Break, et quelques films moins mémorables. En 1991, il est élu par le magazine People "Homme le plus sexy du monde", au même rang de Mel Gibson, Brad Pitt ou George Clooney.

En plus de ces films cités précédemment, qui ont chacun quelque chose de mémorable, je crois que celui que j'ai préféré fut "Too Wong Foo, thanks for everything, Julie Newmar", alias en français "Extravagances". Sorte de remake de "Priscilla Folle du Désert", où Patrick Swayze joue une drag queen classieuse aux côtés de Wesley Snipes (improbable et géniallissime) et John Leguizamo (un acteur récurrent chez Baz Luhrmann). Outre la drôlerie et l'humanité du film, il faut saluer l'acteur, assez audacieux et intelligent, pour laisser tomber le costume d'"homme le plus sexy du monde", pour enfiler la robe d'une drag queen, et avec quelle maestria :

J'ai titré "Patrick Swayze, cet inconnu", car globablement, ce film est ignoré. C'est bien dommage, car non seulement ceux qui ne le connaissent pas se privent d'un bon moment comique, mais surtout passent à côté de tout un pan de la personnalité de Patrick Swayze, véritable acteur trop souvent relégué au rang de dragueur de minettes cinéphiliques. Inconnu, donc.

Et pour le plaisir... Bodhi ne peut pas mourir !

 

lundi, 14 septembre 2009

Harrison Ford craque devant l'hommage du festival de Deauville

Harrison Ford, invité d'honneur du festival de Deauville, a reçu hier un vibrant hommage de toute une salle debout pour l'acclamer au son du générique de Star Wars. L'acteur, relativement blasé avant d'entrer dans la salle (voir les interviews où il confie n'avoir aucun film préféré dans sa filmographie), a manifestement du mal à retenir ses larmes devant le montage qui retrace 40 ans de carrière. Un beau moment très émouvant:

Merci à Francis alias Boapman pour cette belle vidéo ! Retrouvez-le sur Dailymotion pour d'autres vidéos d'actu, notamment au festival de Deauville.

vendredi, 04 septembre 2009

Mambo : succès et santé grandissants

DIVERS vpsj 012.jpg

Vous avez été très nombreux à réagir à l'histoire de Mambo, ce petit croisé pinscher incendié sur la place d'Espira de l'Agly. Voici quelques nouvelles.

Aujourd'hui, d'après les nouvelles reçues par l'intermédiaire de la présidente de la SPA, Mambo va bien mieux... Sa douleur est bien gérée, il boit, mange, n'a même pas peur des manipulations pour le soigner. Il fait presque la fête aux personnes qui s'occupent de lui. Il aurait même fait ses premiers pas le 27 août dernier. L'ablation de sa queue -qui a servi de mèche aux deux inculpés pour y mettre le feu- n'est plus envisagée comme c'était le cas il y a encore quelques semaines. Et l'euthanasie n'est désormais qu'un méchant souvenir.

Mambo reste encore faible évidemment, et aura besoin de plusieurs mois de soins intensifs. De l'avis des vétérinaires qui s'en occupent, il gardera probablement des séquelles graves toute sa vie, comme une difficulté à se mouvoir et une sensibilité au soleil. Mais il semble tiré d'affaire pour ce qui est de sa vie. La personne qui l'a recherché dans tout le village et qui l'a mené au dispensaire, Dany Goizé, par ailleurs bénévole de la SPA et responsable des enquêtes dans cette région, s'est portée volontaire pour l'adopter dès que sa santé le permettra.

Un soutien national

Depuis le 10 août, date du drame, l'affluence de soutiens ne fait que s'amplifier à travers la France à l'égard du petit chien martyr. Entre

DIVERS vpsj 021.jpgles manifestations, les envois de dons, de matériel vétérinaire, de médicaments, de jouets et de peluches, de courriers, et même la création d'un groupe sur Facebook, qui compte déjà 5334 membres, Mambo a acquis une réelle notoriété et est devenu le symbole des animaux abandonnés.

Virginie Pocq Saint-Jean, la présidente de la SPA, remercie chaleureusement toutes les personnes qui se sont portées volontaires pour adopter Mambo. Elle souligne cependant que le mieux à faire, c'est de ne pas abandonner son animal, au risque de le livrer aux accidents et aux tortures de ce genre.

En ce qui concerne les deux prévenus de 17 et 22 ans, le procès de la fille, majeure et accusée de complicité, aura lieu le 15 septembre à 14h au tribunal correctionnel de Perpignan, où beaucoup de monde est attendu. En ce qui concerne le mineur de 17 ans, après vingt-quatre heures de garde à vue, il a finalement été mis en examen pour sévices graves envers un animal par le juge pour enfants puisqu'il est mineur. Il  n'a pas été incarcéré comme le souhaitait à un moment donné le parquet de Perpignan puisque la peine encourue (deux années d'emprisonnement) est inférieure à trois ans. Le placement au foyer a été refusé par le juge des libertés. Il a finalement été laissé libre sous contrôle judiciaire au domicile de ses parents avec interdiction de sortir la nuit.  Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Perpignan en décembre prochain.

Pour relire le précédent article sur le drame

vendredi, 21 août 2009

Le martyre d'un chien errant déchaîne la colère d'un village

mambo.jpgDeux ans et demi, brûlé au 3ème degré sur 40% du corps. C'est ce qui est arrivé le 10 août dernier, à un petit chien errant dans la commune d'Espira de l'Agly. Arrivant sur la place du village, près d'un groupe de jeunes "désoeuvrés", le chien, un croisé pinscher, a été attrapé par une femme de 22 ans, qui le tenait tandis qu'un jeune de 17 ans l'a aspergé d'essence, avant d'y mettre le feu. L'animal est parti en hurlant et n'a été retrouvé que le lendemain par une bénévole de la SPA.

Hospitalisé dans un dispensaire de l'association, le chien baptisé "Mambo" est en soins intensifs, et d'après les premiers avis vétérinaires, extrêmement touché et terrorisé. Des perfusions de morphine ont été nécessaires, et l'animal doit être anesthésié pour que l'on change ses pansements.

Les habitants d'Espira de l'Agly, petit village près de Perpignan, ont défilé, indignés, lundi 17 août, pour dénoncer cet acte de cruauté, contre lequel la SPA et la Fondation Brigitte Bardot, ainsi que le maire de la commune, ont déjà porté plainte. Il a fallu attendre le jeudi pour que les deux responsables soient appréhendés, les langues ayant fini par se délier. "Dès le lendemain, on savait qui avait pu faire un coup pareil. Depuis, beaucoup de gens du village sont très remontés et veulent lui casser la figure. On ne peut pas s'en prendre de cette façon-là à un animal", témoigne un adolescent dans le Parisien daté d'hier, visiblement écoeuré. Selon quelques habitants qui avaient croisé le chien dans le village quelques jours auparavant, il n'avait rien d'agressif. Selon l'AFP, les deux prévenus comparaîtront en décembre devant le tribunal correctionnel de Perpignan.

Une réelle mobilisation s'est créée autour de Mambo. Le dispensaire a reçu plusieurs nécessaires pour grands brûlés et autres médicaments, et la SPA locale a reçu plusieurs promesses de dons.

Au-delà de l'acte de cruauté innommable, ce chien semble être devenu le symbole de ces animaux abandonnés l'été, laissés errants, dont il faisait sûrement partie. Accidents de la route, tortures, ils sont des milliers comme lui à subir la lâcheté de leurs maîtres.

Pour envoyer vos dons à la SPA :

SPA - Société protectrice des animaux 39, boulevard Berthier 75847 Paris Cedex 17

01 43 80 40 66

N.B :

Les nombreux commentaires choqués de l'emploi du mot "désoeuvrés", pour désigner les deux c**** qui ont perpreté cet acte de cruauté, m'ont fait réaliser qu'une paire de guillemets manquait cruellement pour en montrer le sens ironique. C'était l'intention de départ, et un fâcheux oubli. Toutes mes excuses pour cette omission, qui en plus, aurait pu faire croire que je cherchais des circonstances atténuantes à deux o**** pareilles.

mardi, 18 août 2009

Quand un écureuil fait le tour du Web...

Depuis le 7 Août, un petit écureuil fait beaucoup parler de lui. Voici le personnage en question :

 

squirrel-portrait-banff-sw.jpg

Comme vous pouvez le constater, l'écureuil est un invité impromptu de la photo de vacances de ce couple, qui a souhaité immortaliser sa venue au lac Minnewanka au Canada. Réglage parfait de l'appareil photo, retardateur mis en place, stabilisation sur les rochers... Et Paf !

vladimir.jpg

Un écureuil déboule au moment où le déclenchement se fait. Ca gâche certes la photo, mais ça donne aussi le "cliché le plus insolite de l'été" (sic).

National Geographic dispose sur son site d'une page où l'on peut publier ses propres photos. Ce qui fut fait par Melissa Brandt et son mari.Instantanément, la photo est propulsée en "Photo of the Day". Vous pouvez la voir ici sur Nat Geo.

Depuis, le petit écureuil curieux à la tronche sensass a déjà été détourné... sur la Lune ou sur les genoux de Vladimir Poutine.

Un site a même été mis au point, The Squirrelizer, pour vous permettre de customiser vos propres photos de vacances. On n'arrête pas le progrès... Mais elles n'auront cependant jamais le goût de l'inédit et de l'imprévu comme l'originale !

 

lundi, 10 août 2009

"Live fast, die young": John Hughes, le réalisateur de "Breakfast Club", est mort à 59 ans

break.jpgLe réalisateur John Hughes est mort jeudi d'une crise cardiaque à New York. Il avait 59 ans. Trop jeune, selon l'avis général. La vie est ironique. Bien qu'il ait longuement parlé d'eux dans ses films, on parle ici d'un homme qui appartient à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et dont les 3/4 des gens ne se souviennent plus.

John Hughes, c'était dans les années 80, le précurseur du "teen-movie" à l'américaine, avant que celui-ci ne tombe dans la vulgarité type fourrage masturbatoire de tarte aux pommes dans la cuisine. "Pretty in Pink", "Weird Science" (un aperçu avant l'heure des geeks), le hit "The Breakfast Club" et même le scénario de "Maman j'ai raté l'avion", c'était lui.

Son film le plus emblématique, "The Breakfast Club", sorti en 1985, symbolise à lui seul toute une génération. Cinq ados, aux personnalités bien définies et emblématiques de la jeunesse (ici, des années 80, mais de la jeunesse tout court), à savoir "the brainthe prom queenthe criminalthe basket case et the athlete", se retrouvent au lycée un samedi matin, tous collés. Ils vont apprendre à dépasser les clichés imposés par leur micro-société (la classe) et à se connaître. A la fin du film, une question au spectateur : "Qui pensez-vous être" ? Coup de génie, pourtant pas bien sorcier. Des millions d'adolescents se reconnaissent dans cet esprit naïf et lucide, bon enfant et furieusement optimiste sur l'avenir. Toute une époque, quelque peu révolue.

Aujourd'hui encore, les hommages cinématographiques (voir la scène de Dogma où Jay et Silent Bob parlent de John Hughes. OK je sais, ce n'est pas du grand cinéma à la Antonioni, mais c'est bien marrant quand même) pleuvent, et toute une génération de metteurs en scène a été inspirée par le réalisateur.

En 1991, après "Maman j'ai raté l'avion", John Hughes arrête la mise en scène et se consacre à l'écriture. Pas toujours pour le mieux : en 2001, le pauvre s'attèlera à l'adaptation des Visiteurs en Amérique, un magnifique désastre, et à quelques films disneyiens (Beethoven, Denis la Malice, on aime quand on a 10 ans). Pas forcément toujours fier de ses contributions, Hughes signait parfois sous le pseudonyme d’Edmond Dantès.

Reclu à Chicago depuis des années, dégoûté par le système de broyage hollywoodien dans lequel il ne se reconnaît pas, pour lequel il est sans doute passé de mode, pour ses fans il reste terriblement populaire, son aura de maître de la comédie teenage intact, et on ne parle pas là d'une simple bande de geeks cinéphiles. Un montage entre un extrait de "Breakfast Club" et une chanson du groupe Phoenix (Lisztomania), fait fureur sur le Web : 300 000 vues.

La curiosité la plus étonnante, l'hommage le plus vibrant, reste celui d'une fan, Alison Byrne Fields, qui a entretenu une correspondance épistolaire avec John Hughes pendant plus de 20 ans, depuis 1985 et la sortie de "Breakfast Club". Abérrant à une époque où les réalisateurs sont inaccessibles ou ne correspondent, comme les présidents, que via Twitter ou Facebook. Jusqu'au jour où elle a une conversation téléphonique de plus d'une heure avec son "pen pal" (son "ami de plume"). Elle raconte toute l'histoire sur son blog, et ca laisse rêveur, quant à la simplicité des rapports qui peuvent encore se créer entre une simple fan et un réalisateur, aussi reclus et oublié soit-il.

=>> le lien direct du blog d'Alison Byrne Fields, "We'll know when we get there", littéralement "on saurait quand on y sera". A la fois émouvant et jubilatoire.

 

photo.jpg

 

Sincerely, John Hughes


 
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