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mardi, 20 janvier 2009

Ségolène Royal : craquage complet à Washington

sego.jpgOn rigole de savoir que Ségolène Royal sera à Washington pour l'investiture d'Obama. Tenez-vous bien, elle y a sa place parce que comme lui, elle a "le sens de l'histoire". En direct de l'événement historique qu'elle voulait vivre "autrement que devant un écran de télévision", il paraît qu'elle vient également travailler. On ne sait pas qui elle va rencontrer. Mais elle l'affirme : "cette audace américaine doit irradier le monde". Mais ne vous méprenez pas : cette audace américaine, l'audace de Barack Obama, il l'a directement copié chez notre Ségo nationale. C'est elle qui l'affirme.

Citée par le correspondant du Monde à Washington : "Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copié". C'était quand la candidate socialiste faisait la course à l'Elysée et que Barack Obama rêvait bien de faire celle à la Maison Blanche. Il aurait envoyé une équipe à Paris pour étudier son site "Désir d'Avenir" : "Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'" Ensuite, M. Obama a adapté sa "démocratie participative" à la mode américaine, "fort différente de l'européenne". Aux Etats-Unis, tout n'est que "communautés" – ethniques, religieuses, culturelles, urbaines, même les quartiers d'habitations s'intitulent "communities".

Elle est bonne, non ?

Ségolène Royal est convaincue que Barack Obama a tout compris. La crise n'est pas qu'économique, elle est sociale, culturelle, politique, relationnelle. C'est ce lien avec le public "dont Barack Obama a théorisé la vision" qu'elle veut recréer. Eh ben...rendez-vous en 2012 alors.



Les meilleures "busheries" de Deubelyou !

Pour fêter le départ de Deubelyou, dont l'hélico s'envolera une demi-heure après le début de la cérémonie d'investiture d'Obama, quoi de mieux qu'une petite série de "busheries" parmi les plus truculentes ? Magnéto !

Un petit résumé de toutes les grâces présidentielles, accordées...aux dindes de Thanksgiving :

 



Cachez les clodos au passage d'Obama ! Pauvre Martin Luther King...

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Le hasard de l'Histoire a voulu que les Pères Fondateurs, qui rédigèrent la Constitution des Etats-Unis, optèrent pour le 20 janvier comme jour de l'investiture du président élu. Il se trouve que ce jour est également celui de la naissance de Martin Luther King. Le fait que Barack Obama prête serment aujourd'hui, à cette date précise, n'en résonne que plus fort.

Cependant, alors que l'événement va se dérouler en mondovision, que tout le monde ne parle que de ça aujourd'hui, qu'on achète quantité de journaux, et qu'on attend plétores de stars devant le Capitole à Washington -y compris Ségolène Royal et Chloé Mortaud, la nouvelle Miss France, magnifique déléguation française !-; que les forces américaines vont déployer 8 000 policiers et 11 500 militaires pour protéger le trajet du nouveau président du Capitole jusqu'à la Maison Blanche, alors que l'on attend deux millions de personnes qui n'auraient manqué pour rien au monde ce moment où va s'écrire l'Histoire...On apprend au détour d'une brève dans le "Figaro", qui consacre 20 pages spéciales au "D-Day"..., que :

"Tous les SDF de Washington ont été priés de quitter la capitale et de ne pas revenir avant jeudi. Selon l'Association nationale pour les sans-abris, près de 1200 personnes vivent dans le périmètre de sécurité établi pour l'investiture".

Barack Obama veut rendre la Maison Blanche au peuple, se veut le président d'une nation unie, et pourtant, avant même qu'il ait prêté serment, on refuse à une partie des citoyens d'être de la fête. On les cache, on les nie, on les dégage. Obama est-il au courant de la chose ? Possible, ou peu probable, si la décision revient à un staff de sécurité qui ne lui demande pas son avis -il a toutes les peines du monde à garder son Blackberry personnel, alors...

Bref, au milieu de la ferveur générale, ce "petit" nuage vient rappeler que Barack Obama n'est pas le Christ. Tout le monde attend un Messie qui multipliera les pains (pardon les dollars) et fera que chacun verra un frère dans son prochain. Si on commençait déjà avec les SDF de Washington ?

Le 18 janvier, Barack Obama disait, dans un premier discours qui ouvrait les cérémonies de son investiture, que "Martin Luther King en verse peut-être des larmes". En ce jour qui est aussi son anniversaire, Martin Luther King pleure sans doute -l'événement est historique, et puis il faut bien vivre un peu dans l'au-delà-, mais avec peut-être un peu d'inquiétude.



lundi, 19 janvier 2009

Noam Chomsky : regard critique sur l'Amérique

Voici une interview réalisée par le Monde.fr, de Noam Chomsky. Pour certains, la plupart sans doute, ce nom ne leur dira rien. D'autres savent que Noam Chomsky est un linguiste américain très connu dans le monde entier, et surtout un observateur acéré des liens entre pouvoir et médias, dans son pays et en général. Il a écrit à ce sujet de nombreux ouvrages, notamment pour dénoncer les tactiques d'enfermement des médias dans un cercle idéologique.

Très engagé politiquement, Noam Chomsky se décrit comme un "anarchiste socialiste", et quand on sait ce que le mot "socialiste" provoque comme émoi aux Etats-Unis...A la veille de l' "Inauguration Day" de Barack Obama, Chomsky confie avoir voté vert, et considère qu'Obama était "le moindre des deux maux". Très en recul par rapport à l'exaltation générale, Noam Chomsky se demande si vraiment cette élection changera quelque chose, et se permet de relativiser son aspect historique -sans le nier évidemment, Noam Chomsky est assez intelligent pour reconnaître que l'événement est de taille-, en rappelant que dans certains pays d'Amérique latine comme le Brésil ou la Bolivie, qui ont élu un sidérurgiste (Lula) ou un membre de la minorité indigène (Morales), la revanche des opprimés a déjà commencé, sans que l'Occident ne s'en émeuve plus que ça. Il développe toutes ces idées dans cette interview très intéressante, et qui permet de remettre beaucoup de choses en perspective.



Obama dans les starting-blocks

"Obama pour une autre Déclaration d'Indépendance", "Obama rend hommage aux Pères Fondateurs" : le nouveau président des Etats-Unis fait sentir à quel point la première puissance du monde est nostalgique de l'année 1776, date de sa naissance en tant que première grande démocratie. Certes, par la suite, on a largement déchanté, mais force est de constater que l'esprit nouveau, qui allait souffler sur la France une dizaine d'années plus tard, est resté gravé dans la mémoire collective comme porteur d'un immense espoir.

C'est sous cet espoir que Barack Obama veut placer sa présidence. Fera t-il quelque chose pour la situation au Proche-Orient, réduira t-il l'impérialisme guerrier américain, sera t-il adepte de la doctrine de Monroe, sera t-il pour un capitalisme régulé, ou ne fera t-il rien du tout...Voilà toutes les questions que le monde se pose, à la veille de l'"Inauguration Day", cette cérémonie d'investiture du nouveau président, qui sera le premier Afro-Américain à entrer à la Maison-Blanche, 40 ans après l'assassinat de Martin Luther King.

Cet événement qui dépasse largement les frontières américaines, sera suivi par des millions de personnes à travers le monde, et sur le parvis du Lincoln Memorial, on attend près de deux millions de personnes, du jamais vu depuis l'élection de Johnson en 1965, or la ville de Washington ne compte que 600 000 habitants ! Même lors des manifestations contre la guerre du Vietnam en 1973, on ne comptait "que" 60 000 personnes. Barack Obama devrait prêter serment sur la Bible utilisée par Abraham Lincoln, et débuter ainsi son mandat de quatre années. La capitale américaine accueillera ensuite toute la journée bals et cérémonies pour célébrer l'événement.

Mais une fois la journée terminée, Barack Obama sera seul dans le Bureau Ovale. Avec de lourdes tâches sur la table ! Les Etats-Unis, qui connaissent leur crise la plus grave depuis celle de 1929 (suivie par la Grande Dépression), ont poussé Obama à organiser un nouveau New Deal, à la manière de Roosevelt : depuis des semaines, il s'est entouré d'une administration à la hauteur de cette tâche, et on espère que l'Histoire se répétera...

Déjà depuis hier, des milliers de personnes se sont réunies pour débuter ces festivités, avec un grand concert dont tout le monde a parlé, et qui a réuni toutes les plus grandes stars américaines -et irlandaises, si on compte U2 !- : Bruce Springsteen, Bon Jovi, John Mellencamp, Beyoncé, Stevie Wonder, et bien d'autres.

Voici déjà quelques extraits de ce concert pour se faire plaisir :

U2 sur le Lincoln Memorial :

Bruce Springsteen chantant "The Rising":



mercredi, 05 novembre 2008

10 idées de recyclage pour Deubelyou

tete de con.jpgClaquemuré dans la Maison Blanche, c'est à peine si on prononce son nom depuis hier, et si même on se souvient encore de lui... A dater d'aujourd'hui, George W. Bush a 77 jours devant lui pour mettre de l'ordre dans son CV -8 ans à la Maison Blanche, avec le bilan qu'on connaît...c'est du lourd-. C'est en janvier qu'il passera la main à son successeur Barack Obama, avec les clefs de la maison et toutes les casseroles à se nettoyer.

Maintenant, que va faire Deubelyou ? Fonder une ONG ou une association qui portera son nom pour s'occuper des enfants défavorisés (à commencer par les petits Irakiens) ? Passer une retraite paisible dans son ranch au Texas ? Aller à la messe tous les jours ?

Au Guardian, certains journalistes ont proposé quelques idées, et elles ne sont pas si mauvaises...

1/ Dictateur en Corée du Nord : à ce qu'il paraît, Kim Jong-il se porte assez mal, alors pourquoi pas aller dans une vraie dictature militaire, qui conviendrait très bien aux talents de W. ?

2/ Animateur de sa propre émission TV : "Friday Night with Dubya", ça claque non ?!

3/ Guide de son propre musée : c'est une tradition aux Etats-Unis où chaque président a sa "maison commémorative" dans sa ville de naissance. Qui mieux que Deubelyou peut parler de Deubelyou ? Présenter sa collection de chapeaux de cow-boys, ses clubs de golf, son troupeau de Scottish terriers (c'est comme les chihuahua de Paris Hilton, on ne les compte plus)...Bien sûr, il fera payer l'entrée.

4/Acteur de sa propre comédie musicale : si le film d'Oliver Stone est un succès, il est très facile d'envisager une transposition à Broadway, en supposant que Deubelyou puisse chanter. Sinon, il peut toujours remplacer Jerry Springer dans le "Jerry Springer Show". Imaginez la tête des gens.

5/ Ministre de l'Intérieur iranien : tiens, pourquoi pas ? Lorsque l'Iran était encore un protectorat anglais, la seule qualification requise pour occuper le poste était un faux diplôme délivré par le gouvernement britannique, selon son propre choix de personne. Or, Deubelyou a dans la poche deux VRAIS diplômes, de Harvard et de Yale : il est donc pour la première fois de sa vie, plus que qualifié pour le job. Problème : encore quelques esprits à convaincre à Téhéran.

6/ Présentateur des MTV World Music Awards : Deubelyou sait lire un prompteur et "peut" savoir s'habiller (à la différence de Lindsay Lohan). Ca peut marcher.

7/ Meilleur ami de Paris Hilton : attention, job à mi-temps. Paris est actuellement sur le marché des coeurs à prendre, elle cherche simplement23_bush_turkey_gl.jpg "quelqu'un de sexy, qui pourra s'occuper d'elle, et surtout quelqu'un de vrai, pas un traître qui la frappera dans le dos". Du Deubelyou tout craché. Par contre, la demoiselle cherche à Londres actuellement. Quel est le pourcentage de chances qu'a Deubelyou de réussir à la berner en prenant l'accent british ?

8/ Etre le colistier de Sarah Palin en 2012 : à charge de revanche pour les Républicains. Pourquoi ne pas s'allier à Sarah Palin, qui a tant plu et déchaîné les passions ? Hein, quelle bonne idée pour l'avenir du monde ! En fait, ce ne serait pas possible, en vertu du 12ème amendement de la Constitution américaine, qui stipule que "toute personne inéligible au poste de président ne peut être élue à celui de vice-président." Mais est-ce que Sarah Palin le sait ? Non, sans doute.

9/ Biographe de George Bush papa : si vraiment on ne veut de lui nulle part, George W. Bush pourra toujours aider son père à rédiger ses mémoires -ah, les soirées au coin du feu à se rappeler les bons moments passés avec la famille Ben Laden-...

Mais franchement, chers employeurs, pensez-y : il a encore tant à offrir.

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