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dimanche, 28 novembre 2010

Les Etats-Unis flingués par un site Internet

 

_44456771_leaks-wikileaks203.jpgLe motto de Wikileaks ? « We open governments ». Au scalpel alors !

250 000 documents confidentiels balancés sur la Toile, pour la diplomatie d’un pays, ça pique. Quand on apprend que les Américains en savent plus sur les secrets de la politique allemande que les politiciens allemands eux-mêmes, ça surprend. Quant à ce que les diplomates américains rapportent de la diplomatie arabe sur l’Iran (plus ou moins assimilé à une pieuvre, un serpent dont il faut couper la tête)…  On imagine qu’à Washington, on est en train de se dire « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »

En tout cas, internationalement, silence radio. Il faut dire qu’il y a de quoi être pétrifié. Ce n’est pas tous les jours que votre principal allié se fait torpiller.

A Wikileaks par contre, on doit commencer à se chercher de bonnes assurances-vie… M’est avis qu’au Pentagone, on trouve que la plaisanterie a assez duré.  Car si ces divulgations ne changeront pas la face du monde (encore que… c’est à débattre), les quelques observateurs politiques qui ont déjà commenté l’événement affirment déjà que les Etats-Unis « ne sortiront pas indemnes d’une telle opération ». Pour Jean-Dominique Merchet, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, spécialiste des questions de défense et interviewé par Owni.fr (partenaire de Wikileaks), « les diplomates du monde entier vont être réticents à partager des informations avec le pays, redoutant de les voir sur Internet dans les six mois qui suivent. Une chose est sûre : Wikileaks affaiblit les Etats-Unis politiquement. »

L’anarchie 2.0

C’est peut-être un événement, une première historique : un simple site Internet fait trembler l’une des puissances stratégiques mondiales. Impensable il y a 10 ans.  Plus que le fait d’un seul type qui a balancé des milliers de documents, c’est bien Internet lui-même le responsable. Plus de frontières, plus de secrets : après tout, après les potins des stars, pourquoi pas les secrets-défense ? Mais qui accuser alors ? Il y aurait certes ce soldat de 23 ans, qui a tout balancé à Wikileaks « en téléchargeant les documents tout en écoutant du Lady Gaga », qu’on aurait un peu envie de claquer, et qui surtout, paraît trop con pour être vrai. Là non plus, on ne nous dit pas tout. Un petit pilotage obscur ? Le vrai problème pour les diplomates, c’est qu’avec Internet, il n’y a même plus d’ennemi à abattre.

Malin, Wikileaks n’est évidemment pas hébergé aux Etats-Unis. Depuis août 2010, le parti Pirate suédois a offert de les héberger gracieusement. Ce parti anarchiste prône «  un Internet libre, sans aucune licence, dans une société ouverte. La liberté de communication est l'une des bases des droits de l'homme et fait partie de la Convention européenne des droits de l'homme. Les nouvelles technologies sont quelque chose de fantastique que nous devons encourager, et non entraver en mettant en prison les gens qui fournissent des infrastructures. Les politiciens ne pourront jamais mettre un terme à l'échange de fichiers mais ils peuvent causer des dommages à Internet et aux gens qui œuvrent pour le développer. » Ces mêmes pirates ont été par exemple à l’œuvre avec Pirate Bay pour le téléchargement.

Wikileaks bénéficie de cryptages à la pointe pour assurer la confidentialité de ses sources, et à terme, espère devenir l’organe d’information le plus puissant au monde. Fantasme ou début de réalité depuis le 28 novembre à 17h ?

Sauf que… Quelles conséquences cela peut-il avoir, pour les Etats cités dans ces 250 000 télégrammes, de savoir ce que les uns et les autres pensent de chacun, et surtout, que le monde entier le sache ! Si le fondement de la diplomatie est d’être secrète, quid de la disparition du secret ? Quelles seront les implications politiques et diplomatiques à court et moyen terme ? Voir sur un même front commun contre l’Iran Israël (évidemment), mais aussi l’Arabie Saoudite, les Emirats, la Jordanie, l’Egypte… à peu près la totalité du Moyen-Orient liguée contre le grand Sauron, cela dessinerait-il à gros traits une future coalition ? Brrr…

Entre autres réjouissances pour l'avenir, on apprend tout de même que l'Iran a acquis des missiles auprès de la Corée du Nord, qui pourraient attendre l'Europe de l'Ouest, et que les Etats-Unis ne savent strictement rien de l'Iran, où ils n'ont aucun informateur fiable.

Une chose est sûre : les Etats-Unis vont très vite se sentir bien seuls. Leur siècle de domination s’est bel et bien achevé un 11 septembre 2001…

 

mardi, 22 juin 2010

Le piège à pénis : la solution contre le viol ?

story.rape.condom.jpgSoyons clairs : si le vagin avait des dents pour mordre tout intrus non désiré, il y a fort à parier qu'il y aurait moins de viols. Le mythe du vagina dentata et la sacro-sainte peur de la castration, rien de tel pour que l'escargot rentre dans sa coquille.

Le docteur Sonnet Ehlers, médecin sud-africaine, s'est penchée sur la question pendant près de 40 ans. A l'époque, elle venait de rencontrer une victime de viol. 20 ans, chercheuse en médecine, des yeux sans vie, marchant comme un cadavre ambulant. Bref, dévastée. Celle-ci lui confia : "Si seulement j'avais eu des dents, là, en bas."

Aujourd'hui, c'est possible avec le "Rape-aXe". Sonnet Ehlers a inventé ce préservatif féminin, collection Dents de la mer. Il s'insert comme un tampon hygiénique, et présente à l'intérieur plusieurs rangées de petites dentelures qui s'accrochent au pénis.

"C'est extrêmement douloureux. S'il est pris au piège, l'homme ne peut plus uriner, marcher, et s'il essaie de l'enlever lui-même, ça se resserre encore plus. Seul un médecin peut le faire, ce qui devra être fait en marge des arrestations", expliquait Sonnet Ehlers à CNN. Les dents ne peuvent pas déchirer la peau, et donc répandre sang et/ou sperme, une sage précaution pour éviter toute contamination.

Une arme qui gère la dissuasion et la défense, donc. C'est tout de suite moins marrant pour les éventuels intéressés, de se dire qu'à vouloir se soulager, ils risquent de se retrouver dans un piège à loups, et en plus clairement identifié comme violeur en puissance. D'ailleurs, cette femme médecin a été interroger quelques condamnés pour viol, en leur demandant s'ils y auraient réfléchi à deux fois avant de commettre un tel acte, si cet objet avait existé. Réponse : euhh... non. Ben tiens.

Pour réaliser ce projet, Sonnet Ehlers a vendu sa maison et sa voiture, et elle a prévu de distribuer gratuitement 30 000 exemplaires de son invention en marge du Mondial en Afrique du Sud. "J'ai pris soin d'avoir l'avis de gynécologues, de psychologues et d'ingénieurs pour m'aider dans la conception de cet objet, et être sûr qu'il soit sans danger pour les femmes", expliquait-elle. Après une période d'essai, ces préservatifs seront disponibles à deux dollars pièce. Sonnet Ehlers espère avoir un feedback rapidement pour savoir si son invention fonctionne. "L'idéal serait une femme qui se serait munie de ce préservatif alors qu'elle se rendait à un rendez-vous galant avec quelqu'un qu'elle ne connaît pas... ou alors, qu'elle aurait pris par précaution, sachant qu'elle se rendait dans un quartier à risques."

L'idée paraît géniale. Elle a évidemment, déjà, ses détracteurs. A long terme, elle ne serait pas une solution, renverrait les femmes à leur condition d'êtres vulnérables et les exposerait davantage à la violence des hommes "pris au piège". Une femme est d'autant plus vulnérable qu'elle peut se défendre ? Disons cela pour tout homme armé d'un flingue dans ce cas... Certaines associations rajoutent également qu'en cas de traumatisme et de viol, cet outil n'a aucun intérêt. Normal, c'est justement fait pour prévenir les traumatismes et les éviter. Ca marche pour les langues trop pendues, ce préservatif ?

Plus sérieusement, on reconnaît globalement que l'avantage de ce préservatif est de pouvoir aider la justice à faire son travail d'identification. C'est sûr qu'un préservatif pareil est plus parlant et plus immédiat qu'une analyse ADN...

Chez les diverses associations de défense des Droits de l'homme et autres ONG telles que Human Rights Watch et Care International, on a refusé tout commentaire sur l'invention. Pourtant, Human Rights Watch n'est pas la dernière à rappeler sur son site Internet que l'Afrique du Sud est l'un des pays où le nombre de viols est le plus élevé (une femme y est violée toutes les 10 minutes), où il est rarement puni (car difficile à prouver pour les femmes qui n'ont souvent pas de moyens pour des actions en justice de longue durée) et donc banalisé.

C'est beau de voir à quel point on aime la culture du martyr dans les ONG... Elles préfèrent sans doute voir les femmes en venir à des solutions extrêmes pour se protéger, comme insérer des lames de rasoir enveloppées dans de petites éponges dans leur vagin. Ca doit leur parler davantage que cette invention salutaire et pourtant vue comme "moyenâgeuse". Ce à quoi Sonnet Ehlers répond : "Mon procédé est peut-être moyenâgeux, mais il ne l'est pas plus que le crime qu'il entend combattre et qui est presque normal dans cette société. Il faut bien faire quelque chose, pour que les hommes y réfléchissent à deux fois avant de s'en prendre à une femme."

La minute culture

Cette histoire m'a tout de suite rappelée un excellent film de genre sorti en 2007, "Teeth", qui reprend l'idée du Vagina Dentata. En gros, une adolescente américaine adepte de l'anneau de pureté et de la virginité avant le mariage découvre que son vagin est doté de dents et règle son compte à tous les mecs armés d'intentions peu catholiques... Savoureux.

jeudi, 18 février 2010

Elisabeth Badinter aurait-elle raison ?

Vu et revu en me pinçant au détour d'une page du Point de cette semaine, cette encart de pub du gouvernement nous informant du Grand Emprunt (avec des majuscules, pour faire plus soviétique ou maoïste, selon votre préférence) concernant la recherche, l'enseignement, la formation, le développement durable, l'économie numérique, etc.

marianne.jpg

J'ai vu que d'autres blogs ont hurlé avec le PS et Benoît Hamon, sur le mensonge contenu dans cette publicité en ce qui concerne le dit Grand Emprunt, pas si grand que ça à ce qu'il paraît. Là n'est pas mon propos. Ce qui m'a choquée, c'est bien la vision de cette Marianne enceinte, de blanc vêtue, qui ne montre pas ses seins comme sur le tableau de Delacroix, et qui donc ne symbolise plus la liberté suprême (par extension, de la femme), mais bien une glorification de la fonction première de la femme : l'enfantement. Car moi je lis bien : femmes, investissez dans votre avenir, faites des enfants.

Avec son air de Sainte Blandine martyre, elle n'a pas l'air bien dangereuse me direz-vous, cette Marianne aux allures de Schtroumpfette. C'est justement ça qui achève de m'exaspérer. Si l'on ne voit pas dans cette personnification de la France en femme enceinte (donc produisant de futurs bons Français, de souche bien sûr), regardant vers l'horizon, un puant relent de l'imagerie pétainiste, c'est à se demander si l'entreprise de lobotomisation et de propagande de l'UMP n'a pas atteint son but.

A croire que c'est un fait exprès si le livre d'Elisabeth Badinter Le conflit la femme et la mère est sorti la semaine dernière. Précisément. Mme Badinter s'insurge avec véhémence contre ce qu'elle nomme le retour en force du naturalisme (qui se donne comme argument principal, pour justifier que les femmes abandonnent l'idée d'égalité pour retourner faire des enfants, le discutable concept d'instinct maternel) et la culpabilité des femmes qui font le choix de ne pas avoir d'enfants, ou de laisser planer le doute sur leur envie. A croire en effet, que l'époque n'est plus aux autodafés de soutifs et à l'envie de se démerder seule, même s'il est vrai que l'époque est moins riante et pleine d'espérance qu'en 1970.

Au passage, je n'ai qu'à peine commencé le livre, mais je le trouve déjà riche d'enseignements ou d'arguments nourrissant une pensée pas si solitaire. Et Eric Zemmour peut bien descendre le bouquin en flammes. A vrai dire, on n'en attendait pas moins de lui.

Je suis bien convaincue qu'il se trouvera de nombreuses personnes, et sans doute parmi elles des femmes, pour trouver cette affiche de toute beauté. Et c'est bien ça qui m'inquiète.

Ah, il est loin ce temps-là (!) :

delacroix5.jpg

 

Elle voudrait pas investir durablement dans son avenir de cette façon-là, la France ?

 

vendredi, 06 novembre 2009

Les Etats Généraux de la femme : une bonne idée ?

20080109PHOWWW00310.jpgQuarante ans après avoir initié les premiers Etats généraux de la femme qui devaient porter haut les revendications des Françaises, le magazine "Elle" en lance le 6 novembre une nouvelle édition pour cerner les préoccupations et les inquiétudes des femmes d'aujourd'hui.

Ces nouveaux Etats généraux ont Simone Veil pour présidente d'honneur.

"En 1970, le magazine alors dirigé par sa fondatrice Hélène Lazareff a organisé dans la foulée des événements de mai 68, de la mobilisation autour des questions féministes et des bouleversements de la société en général les premiers Etats généraux de la femme", a expliqué mercredi à l'AFP Valérie Toranian, directrice de la rédaction de Elle.

Des équipes de journalistes avaient organisé des débats dans toute la France. Les conclusions avaient eu pour cadre Versailles et il en était ressorti treize revendications: qu'on cesse d'opposer sexe fort et sexe faible, qu'on reconnaisse aux femmes la possibilité de s'épanouir librement, l'égalité des droits, des chances et des choix par rapport au monde du travail...

"Les femmes n'exprimaient pas seulement des doléances sur la discrimination, elles avaient un regard sur la société. Elles se préoccupaient déjà de pollution, de bidonvilles, de combats fondamentaux à mener", poursuit Valérie Toranian.

Quarante ans plus tard, que reste-t-il de ces combats, même si globalement des progrès ont été réalisés ? "Elle" a donc décidé de redonner la parole aux femmes.

"Est-ce que nous nous sentons vraiment à égalité avec les hommes ? La société ne nous envoie-t-elle pas des signaux difficiles à supporter comme par exemple l'excès de jeunisme ? Il y a d'autres prisons qui sont peut être les nouvelles prisons des femmes et c'est ce qui nous intéresse de dégager", relève la journaliste.

De nombreux thèmes seront abordés, les relations avec les hommes, les nouvelles familles, ainsi que des questions sociales et environnementales.

Des groupes de travail vont être organisés dans de grandes villes (Lille, Lyon, Marseille, Paris) et les femmes pourront aussi s'exprimer sur internet. La synthèse des débats et un sondage national fait par l'IFOP seront révélés au printemps prochain à Paris en présence de personnalités de tous bords.

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Ca, c'est la dépêche. Personnellement, je trouve l'idée excellente. Après, faire un débat autour de l'idée "trop de jeunisme"... Est-ce un combat si important ? A celles qui se sentent emprisonnées dans ce carcan, j'ai envie de répondre "pouquoi vous ne vous en foutez pas, du jeunisme? "

Et la société qui veut faire des femmes des Wonderwoman, excellentes mères, excellentes business-woman, excellentes baiseuses... Il n'y aurait pas là aussi un débat à lancer ? Ce carcan-là, je le trouve plus pesant.

Je n'ai pas assisté aux premiers Etats Généraux (j'aurai eu du mal, ma propre mère avait à peine 23 ans en 1970), donc je ne peux pas juger de leur apport et des discussions qui ont eu lieu. Je tends à penser qu'ils n'ont pas été inutiles, ne serait-ce que pour "réveiller" les femmes de l'époque.

De nos jours, d'aucuns pourraient penser que les femmes sont plus que conscientes de leurs droits, de leur volonté de s'accomplir elles-mêmes sans être réduites à l'état de ventre ou d'objet sexuel. Eh bien chers amis, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil.

Combien de fois ais-je entendu des filles de 18 ans à peine, dire que si à 26 ans elles n'étaient pas casées avec un gosse et un mari, elles auraient raté leur vie ? Plus fort que la Rolex de Séguéla !

Alors que j'entrais dans ma 25ème année, combien de fois ais-je entendu, au boulot, dans les mariages, entre copines, copains de Jules (qui ont 30 ans et commencent à pouponner) : "Alors, tu nous en fais un quand ?!"

Combien de fois n'ais-je pas entendu dans la bouche des nanas : "comment ça se fait que tu portes pas de soutif ? Moi j'oserai pas." Si vous dites qu'après les avoir expérimentés pendant des années, et qu'à la fin de la journée, vous avez envie de vous arracher la peau du torse tellement vous souffrez physiquement du carcan (allez-y messieurs, portez un soutif un peu serré (rétrecissement au lavage !) pendant 12h, tout en restant sexy et l'air frais et dispo, et non pas fatigué à crever...), eh bien vous avez décidé tout simplement de ne plus en mettre (et de toute façon, avec une poitrine à la Jane Birkin, c'est plus joli sans soutif) : elles vous regarderont d'un air à la fois envieux, mais tout de même un peu choqué...

Bref... On pourrait en faire des kilomètres. Alors je ne sais pas ce que donneront ces Etats Généraux, probablement pas une révolution comme en 1989, mais je vais essayer de me tenir au courant, peut-être même de participer, et de vous tenir au courant par la même occasion. M'est avis que rien de bien faramineux en sortira néanmoins... surtout si l'identification des problèmes est fausse dès le départ.

Au passage, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette immense référence cinématographique qu'est "l'Aventure c'est l'aventure", de Lelouch, avec Lino Ventura, Charles Denner, Jacques Brel, Charles Gérard et Aldo Maccione. Tous campent des mafieux en quête de reconversion, et autour d'un plat de spaghettis enfumé, Charles Denner explique à Lino : "Aujourd'hui, le pognon il est en politique. La politique, y'a qu'ça de vrai, y'a qu'ça qui marche ! Tout se politise, et les putes aussi ! Elles votent, elles font des congrès, des mouvements de libération, et puis quoi ? C'est normal ! Si tu veux du blé Lino, il faut que tu deviennes trésorier des Etats Généraux de la Femme !"

Extrait du film, qui a suscité cette réflexion pleine d'à-propos :

 

Bien à vous, Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour. (merci Pierre, excuse-moi de te piquer ta phrase, je l'adore.)

vendredi, 04 septembre 2009

Mambo : succès et santé grandissants

DIVERS vpsj 012.jpg

Vous avez été très nombreux à réagir à l'histoire de Mambo, ce petit croisé pinscher incendié sur la place d'Espira de l'Agly. Voici quelques nouvelles.

Aujourd'hui, d'après les nouvelles reçues par l'intermédiaire de la présidente de la SPA, Mambo va bien mieux... Sa douleur est bien gérée, il boit, mange, n'a même pas peur des manipulations pour le soigner. Il fait presque la fête aux personnes qui s'occupent de lui. Il aurait même fait ses premiers pas le 27 août dernier. L'ablation de sa queue -qui a servi de mèche aux deux inculpés pour y mettre le feu- n'est plus envisagée comme c'était le cas il y a encore quelques semaines. Et l'euthanasie n'est désormais qu'un méchant souvenir.

Mambo reste encore faible évidemment, et aura besoin de plusieurs mois de soins intensifs. De l'avis des vétérinaires qui s'en occupent, il gardera probablement des séquelles graves toute sa vie, comme une difficulté à se mouvoir et une sensibilité au soleil. Mais il semble tiré d'affaire pour ce qui est de sa vie. La personne qui l'a recherché dans tout le village et qui l'a mené au dispensaire, Dany Goizé, par ailleurs bénévole de la SPA et responsable des enquêtes dans cette région, s'est portée volontaire pour l'adopter dès que sa santé le permettra.

Un soutien national

Depuis le 10 août, date du drame, l'affluence de soutiens ne fait que s'amplifier à travers la France à l'égard du petit chien martyr. Entre

DIVERS vpsj 021.jpgles manifestations, les envois de dons, de matériel vétérinaire, de médicaments, de jouets et de peluches, de courriers, et même la création d'un groupe sur Facebook, qui compte déjà 5334 membres, Mambo a acquis une réelle notoriété et est devenu le symbole des animaux abandonnés.

Virginie Pocq Saint-Jean, la présidente de la SPA, remercie chaleureusement toutes les personnes qui se sont portées volontaires pour adopter Mambo. Elle souligne cependant que le mieux à faire, c'est de ne pas abandonner son animal, au risque de le livrer aux accidents et aux tortures de ce genre.

En ce qui concerne les deux prévenus de 17 et 22 ans, le procès de la fille, majeure et accusée de complicité, aura lieu le 15 septembre à 14h au tribunal correctionnel de Perpignan, où beaucoup de monde est attendu. En ce qui concerne le mineur de 17 ans, après vingt-quatre heures de garde à vue, il a finalement été mis en examen pour sévices graves envers un animal par le juge pour enfants puisqu'il est mineur. Il  n'a pas été incarcéré comme le souhaitait à un moment donné le parquet de Perpignan puisque la peine encourue (deux années d'emprisonnement) est inférieure à trois ans. Le placement au foyer a été refusé par le juge des libertés. Il a finalement été laissé libre sous contrôle judiciaire au domicile de ses parents avec interdiction de sortir la nuit.  Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Perpignan en décembre prochain.

Pour relire le précédent article sur le drame

vendredi, 21 août 2009

Le martyre d'un chien errant déchaîne la colère d'un village

mambo.jpgDeux ans et demi, brûlé au 3ème degré sur 40% du corps. C'est ce qui est arrivé le 10 août dernier, à un petit chien errant dans la commune d'Espira de l'Agly. Arrivant sur la place du village, près d'un groupe de jeunes "désoeuvrés", le chien, un croisé pinscher, a été attrapé par une femme de 22 ans, qui le tenait tandis qu'un jeune de 17 ans l'a aspergé d'essence, avant d'y mettre le feu. L'animal est parti en hurlant et n'a été retrouvé que le lendemain par une bénévole de la SPA.

Hospitalisé dans un dispensaire de l'association, le chien baptisé "Mambo" est en soins intensifs, et d'après les premiers avis vétérinaires, extrêmement touché et terrorisé. Des perfusions de morphine ont été nécessaires, et l'animal doit être anesthésié pour que l'on change ses pansements.

Les habitants d'Espira de l'Agly, petit village près de Perpignan, ont défilé, indignés, lundi 17 août, pour dénoncer cet acte de cruauté, contre lequel la SPA et la Fondation Brigitte Bardot, ainsi que le maire de la commune, ont déjà porté plainte. Il a fallu attendre le jeudi pour que les deux responsables soient appréhendés, les langues ayant fini par se délier. "Dès le lendemain, on savait qui avait pu faire un coup pareil. Depuis, beaucoup de gens du village sont très remontés et veulent lui casser la figure. On ne peut pas s'en prendre de cette façon-là à un animal", témoigne un adolescent dans le Parisien daté d'hier, visiblement écoeuré. Selon quelques habitants qui avaient croisé le chien dans le village quelques jours auparavant, il n'avait rien d'agressif. Selon l'AFP, les deux prévenus comparaîtront en décembre devant le tribunal correctionnel de Perpignan.

Une réelle mobilisation s'est créée autour de Mambo. Le dispensaire a reçu plusieurs nécessaires pour grands brûlés et autres médicaments, et la SPA locale a reçu plusieurs promesses de dons.

Au-delà de l'acte de cruauté innommable, ce chien semble être devenu le symbole de ces animaux abandonnés l'été, laissés errants, dont il faisait sûrement partie. Accidents de la route, tortures, ils sont des milliers comme lui à subir la lâcheté de leurs maîtres.

Pour envoyer vos dons à la SPA :

SPA - Société protectrice des animaux 39, boulevard Berthier 75847 Paris Cedex 17

01 43 80 40 66

N.B :

Les nombreux commentaires choqués de l'emploi du mot "désoeuvrés", pour désigner les deux c**** qui ont perpreté cet acte de cruauté, m'ont fait réaliser qu'une paire de guillemets manquait cruellement pour en montrer le sens ironique. C'était l'intention de départ, et un fâcheux oubli. Toutes mes excuses pour cette omission, qui en plus, aurait pu faire croire que je cherchais des circonstances atténuantes à deux o**** pareilles.

 
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