jeudi, 23 juillet 2009
La démocratie confisquée...par Sarko Ier.
La loi Hadopi finira par passer. L'opposition n'est pas d'accord. Soit, c'est bien normal qu'elle s'oppose. Après tout elle e
st là pour ça...La majorité n'en veut pas non plus? C'est pas grave, on la fera revoter jusqu'à ce qu'elle change d'avis. Le conseil constitutionnel retoque le texte? Pas de problème...on repatouille l'ensemble, on change la ministre cramée en chemin et on la remplace par un Mitterand pour faire diversion...
Y'a plus qu' à faire voter le texte en plein juillet...comme ça c' est tranquille, tout le monde est en vacances, à la rentrée il sera trop tard pour protester. STOP. Reste une inconnue. Face à des socialistes prêts -pour une fois – à en découdre, ces galopins de députés UMP ne pourraient-ils pas faire l'école buissonnière en ce mois de juillet? On n'est jamais trop prudents : un petit discours bien senti de notre Léon Zitrone de la rue de Valois, et hop...on repousse le vote à septembre histoire d'être sûrs.
Mais pourquoi, me direz-vous? Pourquoi s'entêter à faire passer une loi impopulaire envers et contre tous...La loi Hadopi, ce bâton merdeux dont même l'Union Européenne dénonce le vieux fumet protectionniste, cette oukase improbable qui fleure bon la politique de copains...Car qui peut croire que ce curieux prurit culturel n'aie été refilé à notre amoureux des belles lettres et de la Princesse de Clèves par ses amis Johnny, Clavier, Pascal Nègre et consorts. Le tout sous les encouragements de la First Lady et de ses potes producteurs, gros disquaires, publicistes...
Tiens, un autre exemple de passage en force... L'affaire Ilan Halimi. On peut regretter le huis-clos, mais voilà un verdict rendu en conscience par un jury populaire, et dont tous les magistrats, y compris le représentant du Ministère Public- ce qui n'est pas si commun- se sont accordés à saluer l'équité...le tout pour s'entendre dire par la Garde des Sceaux tout juste sortie du conseil des ministres que l'Etat va faire appel de plusieurs condamnations jugées trop légères en haut lieu. Ok. Les jurés sont des cons, les magistrats des gros blairs, et leur indépendance, ils peuvent se la foutre au chose. Sarko Ier, il la rend tout seul la Justice, assis comme Saint Louis au pied d'un bonzaï dans les jardins de l'Elysée.
Bref, la liste des dénis de démocratie s'allonge chaque jour, au point d'en devenir fastidieuse. On me pardonnera, d'ailleurs, de n'évoquer qu'en passant la loi sur le travail dominical, retoquée une première fois par l'Assemblée, puis adoptée d'une courte majorité avant d'être validée de justesse par le Sénat. « Pas la peine de râler, les gars, vous siégerez jusqu'à ce que vous ayez voté oui... » Les élus du peuple, traités comme des chiards
qui veulent pas finir leurs haricots verts...
On se dit que ça va finir par se voir. Que les citoyens assommés par la crise, les soldes, la grippe A -que sais-je?- vont se réveiller dans les trois années à venir, et renvoyer papa chaperonner fiston dans son Groland pour riches des Hauts-de-Seine. On espère...et on a tort.
Car le Sarko, l'est pas foufou, non non! S'il peut aujourd'hui se faire plaisir et gouverner ouvertement pour quelques-uns au détriment du plus grand nombre, c'est qu'il a consciencieusement préparé le terrain. Miné un à un les contre-pouvoirs, détruit dans nos esprits l'idée-même d'alternance. D'ailleurs, qui imagine sérieusement le voire perdre en 2012 ?
De la gauche, la République Sarkozyste a déjà vidangé l'histoire, déterré les morts - Blum, Jaurès, Guy Môquet - avant de s'attaquer aux vivants. Strauss-Kahn poussé au FMI, Kouchner, Lang, Rocard gavés de missions ronflantes et maroquins rutilants... L' «ouverture», arme de corruption massive, a siphonné l'opposition de ses figures. Reste à détruire tout semblant d'unité dans ce qu'il en reste. Pas de problème, l'ami Valls est là, en service commandé pour organiser le foutoir. On lui a peut-être promis quelque chose pour 2017 ?
Bref, le message est passé, relayés par les TF1, le Figaro et le Parisien-Aujourd'hui en France : Sarkozy ou le chaos. Ajoutez au cocktail la déliquescence des médias, entre télés complices -« embedded », comme on dit outre-Atlantique – et une presse qui n'en finit plus de s'enfoncer dans une crise qui arrange tout le monde : vous obtenez la République Berluscozienne : plus de journalistes, que des laquais et des demi-mondaines. Plus d'info, que de la com. Plus de juges d'instruction, que des procureurs. Plus d'opposition, que des ambitions qui se déchirent...la recette d'une démocratie confisquée, et peu à peu dénaturée au profit d'un clan. Étonnant, non?
Francis Carrière.

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mercredi, 08 avril 2009
Siné VS Val : Hara Kiri
Il fallait bien s'attendre à ce qu'il réagisse vertement. Siné viré par Val, mais qui a plus d'un tour dans son sac, commente à sa façon la préférence élyséenne pour Val à la tête de France Inter :
Clin d'oeil malin à la vieille Une d'"Hara Kiri" qui avait valu au journal d'être banni en 1970 pour avoir osé moquer la mort du général de Gaulle...
Viré il y a quelques mois pour "un texte antisémite", Siné saisit une bonne occas de se venger. Ca ne fait sans doute que commencer...

11:21 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : siné, charlie hebdo, philippe val, nicolas sarkozy, france inter, hara kiri
mercredi, 25 février 2009
Séguéla : "La Rolex ? La plus belle connerie de ma carrière". C'était pas un signe de réussite donc...
"Si à 50 ans, on n'a pas de Rolex, on a raté sa vie". Un slogan signé Jacques Séguéla. Quand je l'ai entendu celle-là, un matin dans ma bagnole, j'ai bien failli avoir un accident. (Depuis, j'ai gardé toute l'histoire dans ma tête, sans avoir le temps d'en parler ici...ndlr)
Autant dire, franchement, à l'aune de ce principe de vie, qu'à peu près les 99,9% de l'humanité ont raté leur vie. Et que Nicolas Sarkozy a réussi la sienne.
Rater ou réussir sa vie, c'est typiquement le genre de choses que l'on ne sait que très tard, peut-être avant de mourir -si l'on meurt à un âge avancé et qu'on a le temps de se retourner sur son passé, bien sûr. Mais n'allons pas faire une analyse philosophique d'une phrase aussi scandaleusement idiote.
Comme une trotteuse de Rolex, elle a cependant bien trottiné autour du Web cette petite phrase. Au point de causer un vrai scandale, justifié il faut bien l'avouer. Bizarrement, au point que le courageux Séguéla, girouette devant l'Eternel, a bien été obligé de faire amende honorable. Invité du Grand Journal vendredi 20 février sur Canal +, le publicitaire et ami du Président Sarkozy est revenu sur sa bourde à propos de la Rolex: “J’ai dit une immense connerie (...) Ce n’est pas la première ni la dernière, mais c’est la plus belle de ma carrière”, a-t-il avoué. “C’est l’arroseur arrosé: on attend de moi que je sache communiquer”. Ben bravo, c'était réussi !
Pour marquer le coup, il s'est même infligé une gifle...Pur cinoche : Sarko a déjà du s'en charger.

16:54 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jacques séguéla, rolex, sarkozy, président, montre, ringard, vie, 50 ans
mardi, 17 février 2009
Sarkozy se fait remonter les bretelles par la Princesse de Clèves
Hourra ! Encore une preuve que la culture ne s'est pas avouée totalement vaincue par la connerie et le populisme !
Souvenez-vous : d'abord comme ministre de l'Intérieur, puis comme président, notre omnipotent Nicolas avait plus d'une fois fustigé ce roman classique des écoles qu'est "La Princesse de Clèves", le premier roman d'analyse et un monument de la littérature du 17ème siècle. Presque réclamé que l'on ne l'enseigne plus à l'école (à ma connaissance, c'est le genre de roman que l'on n'aborde qu'à partir du lycée, au minimum, et je sais de quoi je parle), tellement il lui semble chiant.
Riposte hier après-midi devant le Panthéon de cette même Princesse de Clèves. En effet, profs, étudiants et acteurs de cinéma s'étaient réunis pour une lecture publique de cette oeuvre, tellement décriée publiquement justement, par notre cher président.
Devant les caméras et l'assistance nombreuse, l'ancien administrateur de la Comédie française Marcel Bozonnet a débuté cette «lecture-marathon».
«Tout le monde a le droit de lire La Princesse de Clèves. Parce que ça sert à nommer des sentiments, des sensations qu'on ne sait pas nommer», a-t-il ensuite justifié.
"Moi je n'ai pas mon bac, alors c'est avec beaucoup d'honneur que je me mets à lire devant vous, professeurs et étudiants, qui parfois aident à mettre un sens dans nos vies", a déclaré Louis Garrel, compagnon de l'actrice Valéria Bruni-Tedeschi -belle-soeur de Nicolas Sarkozy-, et acteur principal du film "La Belle personne", adaptation cinématographique du roman.
"Organiser cette lecture est une réaction aux propos de Nicolas Sarkozy" a expliqué Sophie Rabau, l'organisatrice de cette lecture et maître de conférence à l'université Paris III. Elle portait à la boutonnière une fleur jaune, couleur de la Princesse de Clèves. «C'est vrai que c'est un texte complexe mais cette complexité nous intéresse. Le rôle de l'université, c'est d'ouvrir à la culture. Nous sommes des gens qui voulons partager notre savoir.»
On ne sait pas encore quelle fut la réaction de l'intéressé...Qui à la mort de Jean Delannoy, saluait le réalisateur de "l'Eternel Retour" et... de "la Princesse de Clèves" -première adaptation cinématographique du roman, assez fidèle, avec Jean Marais et Marina Vlady dans le rôle titre. Ca faisait assez rire. Mais revenons sur les raisons de cette haine implacable que voue Sarkozy à la belle princesse...
"La princesse de Clèves, c'est qui?"
Une "très belle personne", jeune de surcroit, qui vit à la Cour de Henri II (nous sommes au 16ème siècle). La belle vient de se marier à un
homme plus âgé qu'elle (elle doit avoir 17 ans, quand lui en a 25...Aujourd'hui, cela ne nous paraît pas énorme comme différence d'âge, ca l'était à l'époque). Lors du bal de ses noces, notre princesse rencontre le très beau duc de Nemours...Tous deux tombent éperdument amoureux l'un de l'autre, mais la vertueuse mariée entend rester fidèle à son époux, quel que soit le prix à payer...Même de contrarier ses propres sentiments et faire souffrir celui qu'elle aime vraiment.
Roman historique et premier roman d'analyse, attribué à Mme de Lafayette mais publié au 17ème siècle de façon anonyme, on y suit en effet pas à pas les introspections d'une Princesse de Clèves coincée entre son devoir et un amour dévorant, effrayée par ces sentiments inconnus et en même temps séduite, mais qui ira jusqu'à avouer sa passion à son mari pour qu'il l'en défende. Oui évidemment, dans un siècle où l'on ne s'attache plus à rien, où le mot "fidélité" fait rire et où "amour" veut sans doute dire "sexe" pour beaucoup d'adolescents, ce genre d'histoire paraît ringard, dépassé, "suranné" pour être précieux.
Ou chiant, comme cela a dû l'être pour Nicolas Sarkozy. Voici, dans le texte, ce qu'il pense de l'oeuvre de Mme de Lafayette.
Des propos pas très précieux
Première attaque le 23 février 2006 : «L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle!» Le tout reçu par un parterre d'élus UMP rigolards. Evidemment. (J'avoue que pour moi, la première aura été la meilleure !)
La deuxième fois, ce fut le 4 avril 2008 à Bercy. Le Président y lisait une longue déclaration sur la modernisation des politiques publiques et la réforme de l’Etat devant des ministres, des parlementaires et des fonctionnaires des Finances. «C’est tout ce que nous engageons (…) sur la mobilité, sur la reconnaissance du mérite, sur la valorisation de l’expérience, sur la possibilité pour quelqu’un d’assumer sa promotion professionnelle sans passer un concours ou faire réciter par coeur la Princesse de Clèves! Ca compte aussi dans la qualité de vie d’un fonctionnaire…»
Sur cette nouvelle occurence, note d'un élu UMP qui justement, a du se sentir choqué : André Santini, dans un article du Figaro, expliquait que la secrétaire de Nicolas Sarkozy, fonctionnaire de catégorie C, aurait échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait pas qui avait écrit La Princesse de Clèves, «un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes», selon Santini. Même si tout le monde s'accorde à penser que c'est bien Mme de Lafayette qui a écrit ce roman, tout ça pour dire qu'entre nommer un auteur et réciter son oeuvre par coeur, il y a un monde !
Troisième et dernière occurence : en juillet 2008, lors d'une rencontre organisée par la Ligue de l'enseignement, le récemment autoproclamé président du Conseil pour la création artistique estime qu'une personne de terrain vaut mieux qu'un crétin d'intellectuel qui connaît la Princesse de Clèves. Enfin, en substance. «Avoir fait du bénévolat, devrait être une expérience reconnue par les concours administratifs, car après tout, ça vaut autant que de savoir par cœur La Princesse de Clèves». Après un silence, il ajoute: «Enfin… j'ai rien contre, mais enfin, mais enfin… parce que j'avais beaucoup souffert sur elle.»
Ah ! Ca y est ! On la tient la raison !
Mais pourquoi est-il si méchant ?
Parce que le petit Nicolas, collégien ou lycéen, ou universitaire, que sais-je, a été traumatisé par une fiche de lecture à faire sur..."La Princesse de Clèves". Tout simplement !
En clair : parce que Monsieur a buté sur le roman, qu'il en a gardé un mauvais souvenir, cela lui donne une bonne raison pour en faire un autodafé verbal à chaque sortie publique...Prions pour que Nicolas Sarkozy n'ait pas trop de mauvais souvenirs du même genre, qui sait ce que la culture devrait encore entendre !
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy, qui a épousé une intellectuelle et veut se racheter une image moins "bling-bling", dit qu'il adore "Belle du Seigneur" ou "Voyage au bout de la Nuit", deux exemples de roman "de la mordernité". Car aimer "La princesse de Clèves", il faut croire que ça ne faisait pas assez "rupture" -bien que ça aurait été un choix moins convenu que les deux romans précédemment cités.
Maintenant, on attend la riposte de l'Elysée...Peut-être que la hache de guerre sera enterrée, peut-être même que Nico relira "la Princesse de Clèves"....peut-être que rien du tout, c'est aussi possible ! Et même plus vraisemblable...

15:32 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : culture, princesse de clèves, lafayette, france, littérature, précieux, roman, analyse, nicolas sarkozy, fonctionnaire
mardi, 27 janvier 2009
Les belles Italiennes et les Berlusconneries
Info lue sur Libé.fr : Berlusconi, le modèle de Nicolas Sarkozy, qui n'en est plus à une bourde près, a estimé qu'empêcher les viols était "mission impossible, même dans un Etat policier" car (tenez-vous bien) "il y a tellement de belles filles italiennes que ce ne sera jamais possible". Une réaction aux deux viols survenus à Rome et dans sa région, qui ont poussé le gouvernement italien à porter à 30 000 le nombre de militaires dans les villes.
Quelques semaines après avoir commenté la victoire d'Obama façon pub pour le Boursin "Jeune, Beau et Bronzé", Berlu suscite encore la polémique dans son pays. Le chef de l'opposition, Walter Veltroni, a aussitôt dénoncé «le manque de responsabilité et de sensibilité» du Cavaliere, qui «offense les femmes italiennes».
Le numéro deux du Parti démocrate Dario Franceschini a lui aussi fustigé une «vulgarité inacceptable». Quant au petit parti de l'Italie des valeurs (Idv) de l'ex-juge anticorruption Antonio Di Pietro, il a pointé «une blague de comptoir d'un goût douteux».
Face à ces réactions, Berlusconi est revenu sur ses propos, assurant qu'il avait voulu faire «un compliment» aux Italiennes, arguant qu'il ne fallait «jamais perdre le sens de l'humour et de la légèreté».
En mai, le Cavaliere s'était déjà attiré les foudres des femmes politiques espagnoles lorsqu'il avait déclaré après la nomination du gouvernement espagnol, comprenant 9 femmes et 8 hommes, qu'il était «trop rose» et ne serait «pas facile à gérer».
Au pays de l'élégance, c'est vraiment l'homme le plus classe du monde ce Berlu !

11:54 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : berlusconi, belle italiennes, viol, rome, cavaliere
vendredi, 24 octobre 2008
La sex-tape de Sarah Palin en cours de tournage...
Sarah Palin, c'est immanquable, est incontestablement le hit de la campagne électorale américaine. On ne parle pas
des solutions économiques proposées par John McCain, mais bien davantage du maquillage et du sex-appeal très particulier de sa co-listière (si tant est que les mères de famille chignon-lunettes qui chassent l'élan et qui pensent avoir des compétences en stratégie internationale parce que l'Alaska est voisine de la Russie ont du sex-appeal).
Bref, Sarah Palin est le meilleur de la campagne républicaine. Pas un jour sans qu'on ne sorte une de ses "palinades" (et sur ce blog, nous ne nous en privons pas). Ne nous accusez pas d'acharnement gratuit, rendez-vous compte : John McCain, à 72 ans, a 27% de chances de mourir des suites de son cancer pendant les quatre années de son mandat, s'il devenait président. Qui le remplacerait ? Miss Palin. Faire le portrait, à petites touches, d'une femme qui pourrait devenir présidente des Etats-Unis, compte tenu du personnage...C'est important non ?
Et il y a bien un homme aux Etats-Unis qui est d'accord avec ça, au point de se dire "tous les aspects de sa personnalité doivent être abordés" : Larry Flint.
Rien à faire d'être coincé dans un fauteuil, Larry a toujours la niak (pour ne pas dire autre chose...Pardon). Et Sarah Palin le fascine. Sa dernière idée pour rendre les conservateurs encore plus acharnés à sa perte : faire un film porno sur cette femme de poigne.
Le film est paraît-il en cours de tournage, et l'actrice choisie serait d'une "ressemblance étonnante" avec Sarah Palin...D'après les photos, on reste sceptique, d'après les premiers extraits censurés trouvés sur Youtube (merci la Reppublica !)...beaucoup moins.
Le pitch : la très sexy gouverneure de l'Alaska reçoit chez elle des soldats russes égarés (sans doute après une chasse infructueuse à l'élan), et se charge de les réchauffer (c'est vrai qu'on se les pèle en Alaska).
Voici la petite vidéo que l'on peut voir sur le site de la Reppublica, si ça ne marche pas, cliquez directement sur le lien du journal.
Pas sûr en tout cas, que la Miss Palin apprécie beaucoup la nouvelle production du patron d'Hustler...C'est dur d'être un sex-symbol.
| Parlez-en ! : |
16:10 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, élections, sarah palin, républicain, sex-tape, larry flint, hustler
mercredi, 15 octobre 2008
John Cleese nous présente le "Sarah Palin Flyin' Circus" !
Dans la catégorie "les oreilles qui (per)sifflent", Sarah Palin est servie sur ce blog ! Je sais, vous allez me dire que décidément, c'est ma tête de turc, comme Raymond Domenech est celle du Club Europe 1 Foot ou comme le Pape est celle de Laurent Gerra...
Que dire ? Est-ce ma faute à moi si Sarah Palin a pour modèle Jean-Pierre Raffarin et nous sort régulièrement des "palinades" ?!
D'ailleurs, pour une fois, c'est plutôt un commentaire sur ses palinades que je vous livre.
Vu et entendu sur Marianne2.fr, le comique -et lord- anglais John Cleese, que les fans des Monty Python connaissent évidemment bien, a sa petite idée sur Sarah Palin, qui "détrône Michael Palin -autre confrère des Monty Python- comme la plus drôle des Palin vivants"!
Plus sérieusement, à la question "que pensez-vous de Sarah Palin ?", John Cleese donne une réponse très censée qui n'encense pas la co-listière de McCain...Ni McCain d'ailleurs !
16:16 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarah palin, etats-unis, john cleese, anglais, comique, monty python, sketch
lundi, 06 octobre 2008
"La politique, c'est plus dur que la musique"... Merci Carla.
Carla Bruni-Sarkozy, invitée à chanter sur une chaîne allemande, nous a sorti samedi soir un aphorisme digne de faire concurrence à ceux d'un autre Allemand, Nietzsche en l'occurence.
La première Dame a affirmé que la politique, "c'est plus dur que de faire de la musique, c'est un travail difficile". Elle a confié admirer les hommes politiques, qui sont "des êtres humains comme nous".
....
Les commentaires, ou justement, l'absence de commentaires, sont ouverts !
10:21 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni, sarkozy, people, musique, politique, mannequin
lundi, 01 septembre 2008
Vladimir Poutine shoote un tigre : trop fort ?
Alors que la Géorgie est envahie de troupes russes (invasion en grande partie imputée à Vladimir Poutine), et que l'Europe se demande comment arrêter le conflit, l'ancien président continue de bander ses muscles et montre, comme le souligne le site britannique Thisislondon, qu'il est un homme "à qui on ne la fait pas". Et ce, même lorsqu'on est un tigre !
La chaîne de télévision russe Rossiya (chaîne officielle) a carément ouvert son journal avec cette information : alors qu'il accompagnait une équipe de spécialistes dans la forêt d' Ussuriyskiy, une réserve sibérienne de l'Académie des Sciences de Russie, une tigresse se serait échappée de son piège, mettant en danger une équipe de journalistes. Aucun problème : le Premier Ministre russe empoigne un fusil tranquilisant, ne rate pas l'animal, et permet doublement, aux spécialistes d'ausculter l'animal, et aux journalistes de se sentir mieux.
Si les médias russes sont dithyrambiques, la chaîne Rossiya allant jusqu'à dire que Vladimir Poutine a littéralement sauvé la vie de son équipe de journalistes, les médias anglais sont plus sceptiques, et s'étonnent que des photographes et caméramans se soient trouvés là où il fallait pour immortaliser le tir...
Autre remarque troublante : Poutine serait venu sur place en hélicoptère, aurait poursuivi sa visite en 4x4 et enfin, serait arrivé à pied, exactement au moment où l'animal se serait libéré de son piège...
Alors, Poutine, faux héros et vrai macho ? Certains médias étrangers n'hésitent pas à affirmer que cette "chasse" aurait été organisée pour renforcer l'image macho de Poutine, très populaire en Russie, surtout depuis ses vacances en Sibérie l'an passé, où, alors Président, il posait allègrement torse nu devant les photographes (le site officiel du Kremlin n'a pas manqué de publier ces quelques photos de vacances...)
L'équivalent russe de Youtube publie la vidéo de "l'exploit", vu sur la Rossiya.
14:47 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vladimir poutine, russie, tigre, sibérie, géorgie, macho, fusil
jeudi, 21 août 2008
"Choses vues dans la Géorgie en guerre", reportage signé...BHL.
"Choses vues dans la Géorgie en guerre", un reportage signé Bernard-Henri Lévy, philosophe de son état (enfin, c'est ainsi qu'il se présente) qui joue au journaliste.
2800 mots livrés sur une double page du Monde (Marianne ne manque pas de faire remarquer qu'à chaque fois que BHL nous livre son dernier reportage, cela prend obligatoirement une double page, tant l'événement est d'importance).
Les commentaires fusent : "un bon petit soldat de l'Empire", "S'il le demande, je peux lui donner quelques cours afin de comprendre une toute petite partie de ce que représente le Caucase en relations internationales. Avec tout mon respect."
"Perdu dans les méandres de l'auto-fiction, BHL se regarde écrire", signé JiJi.
Dès qu'un conflit se déclare dans le monde, on peut être sûr que BHL s'y rendra. On a eu BHL à Kaboul, à Pnom Penh, à Sarajevo (où il est aujourd'hui de notoriété publique qu'il ne joua pas les héros), à Karachi, et maintenant à Gori.
"Perdu dans les méandres de l'auto-fiction, BHL se regarde écrire" disait un internaute sur la page de commentaires. C'est exactement cela. Voulant sortir de sa retraite dorée germanopratine ou marocaine, BHL se paye un petit voyage dans le Caucase pour se donner l'impression d'exister en tant que regard sur un événement : "j'ai vu", "j'arrive aux faubourgs", "j'avance de quarante kilomètres"...Rapporte t-il des faits ou livre t-il son autobiographie ?
Grâce au précieux regard de BHL sur le conflit, on en apprend beaucoup : que les Russes sont "bouffis d'importance et de vodka", des "Cosaques" qui sèment la terreur "dans leur sillage, pillent, violent, assassinent". Les descriptions des lieux ne sont pas épargnées : Gori est "une ville géorgienne. Or ils l'ont brûlée. Pillée. Réduite à l'état de ville fantôme. Vidée." On croirait du Tolstoï. De leur propre aveu, rapporté par BHL, ils soutiennent le Hezbollah et le Hamas contre Israël. Voilà pour les méchants.
Face aux méchants, un héros, bhlien s'entend : le président géorgien Saakashvili, qui écoute "le récit" du philosophe "dans sa résidence présidentielle d'Avlabari". "Jeune, très jeune, francophile et francophone, féru de philosophie, démocrate, européen". Saakashvili fait partie de ces héros-résistants "défendus" par BHL, de Massoud à Izetbegovic (président de la Bosnie-Herzégovine de 1990 à 1996 et philosophe). Et évidemment, il ne fait la guerre que pour se défendre (des méchants).
Dernière remarque piquante : dans son périple digne d'un William Wyler immortalisant les images du D-Day, BHL est accompagné de "la PME familiale", pour citer encore Marianne : Raphaël Glucksmann, fils de son père et rendu célèbre par un documentaire sur le Rwanda, souvent qualifié de naïf, et Gilles Hertzog, lui aussi de tous les "reportages".
La mémoire est souvent courte, mais il faut se souvenir que dans tous ces "reportages", BHL nous livre sa vision du monde, c'est-à-dire une vision en noir et blanc, les méchants contre les gentils, le Bien et le Mal, du manichéisme primaire où la complexité des relations internationales n'a pas de place.
Pourquoi ne s'est-il pas rendu en Birmanie cet hiver, pour rencontrer les bonzes qui manifestaient contre la junte, par exemple ?
Sans doute parce que BHL ne peut pas être partout.
- Aide : "je ne comprends rien à ce conflit en Ossétie du Sud".
En gros, depuis le retour d'un pouvoir nationaliste à Tbilissi en 2004, l'Ossétie du Sud est un enjeu politique entre le président géorgien Mikheil Saakachvili qui souhaite la réintégration des régions sécessionnistes au sein du territoire de la Géorgie et les indépendantistes ossètes, majoritaires en Ossétie du Sud, qui souhaitent une indépendance complète.
Pour une chronologie détaillée du conflit en 2008, voici un lien précieux , agrémenté de nombreuses références et autres liens.
- Pour lire le magnifique reportage de BHL sur Le Monde.fr
11:07 Publié dans Les oreilles qui (per)sifflent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhl, conflit, guerre, ossétie, russie, georgie, journalisme



















