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lundi, 07 mai 2012

Celui qui était moins connu que le labrador de Mitterrand

La phrase malencontreuse était de Chirac en 1981 lors des élections législatives. François Hollande était alors son adversaire dans la 3ème circonscription de Corrèze, et faisait ricaner le futur souffre-douleur de Mitterrand. Notre Fan-Fan aujourd'hui national ne s'était pas privé de lui renvoyer la phrase à la tronche quand ils se sont rencontrés sur le terrain.

31 ans plus tard, François Hollande est le 7ème président de la Vème République. Et Chirac a l'air con.

 

IMG_1043.jpg

Après Chirac... Hollande. La Corrèze, terre de champions.


Entre ces deux événements, d'aucuns diront que le chemin parcouru est logique, d'autres qu'il est inattendu. Mais en politique, où l'on ne meurt jamais de toute façon, il faut se méfier de plusieurs choses :

1. De ceux qui n'ont l'air de rien : ils ne la ramènent pas, ou moins que d'autres, mais ils avancent patiemment, lentement. Et comme on se méfie moins d'eux, ils ont un avantage pour tuer leurs concurrents. Fabius (qui l'appelait "Fraise des Bois" et qui disait aussi "François Hollande président ? On rêve"), Aubry (qui le traitait de "couille molle"), DSK le prouvent (même si ce dernier s'est tiré une balle dans le pied tout seul, bref). 

A ce titre, je me permets une petite remarque envers nos amis américains, qui voient d'un sale oeil l'élection d'un socialiste à la tête de la France. Précisons tout de même que pour les Américains, même aujourd'hui, "socialiste" = "marxiste-léniniste" (j'exagère à peine). C'est que ça ne les arrange pas trop, le programme de Hollande, à commencer par le retrait des troupes d'Afghanistan d'ici la fin de l'année. Quand ils ne sont pas dans l'angoisse totale, ils sont dans le mépris, comme en témoigne cette réflexion de Rahm Emmanuel, ancien chef de cabinet de Barack Obama et maire de Chicago : "Il a plus l'air d'un ministre que d'un président, et il ne remplira pas le costume." Quand on fait partie d'un peuple qui a élu deux fois un enfoiré doublé d'un crétin comme Deubelyou, on ferme sa gueule (fin de la petite remarque).

2. De ceux qui croient à leur destin : excluons d'office François Bayrou, dont la pseudo-prédiction que la Vierge lui aurait faite servirait presque à elle seule à démontrer la non-existence de Dieu. Mais François Mitterrand a attendu de 1965 à 1981 en se présentant à chaque élection présidentielle avant d'être élu. Bon, Hollande a décroché le jackpot du premier coup, mais sa stratégie s'est révélée plus proche de la tortue que du lièvre. Il ne faut pas se leurrer : il n'est pas là par hasard. Même s'il n'a jamais eu de ministère, jamais très ouvertement (du moins jusqu'à l'année dernière) manifesté une envie de longue date de briguer la magistrature suprême, nombreux sont ceux dans son entourage politique qui confirment que l'idée traînait dans sa tête depuis longtemps, pour enfin se muer en véritable ambition.

3. Des coups du sort :  il y a encore un an, jour pour jour, qui pariait sur François Hollande ? Le 7 mai au matin, DSK était favori dans les sondages. Une semaine plus tard, il avait les menottes aux poignets, et Hollande avait le champ libre à gauche. J'aime bien les ironies de l'Histoire : toute la géopolitique du Moyen-Orient et de l'Empire Romain chamboulé parce que Marc-Antoine préférait l'Egypte à Rome, le schisme d'Angleterre dû aux histoires de cul d'Henri VIII... Notez que c'est souvent le sexe qui bouleverse la politique.  Je dis ça, je dis rien.

4. Des rigolos et autres Monsieurs petites Blagues : quand ils ont fait Sciences Po, HEC, l'ENA, navigué dans les sphères du pouvoir depuis 30 ans, il faut les prendre au sérieux. Quand ils s'appellent Patrick Sébastien, moins.

5. Des gens qui aiment les gens : j'ai rencontré François Hollande il y a quelques mois à l'Assemblée, après un débat sur la laïcité. Devant un ascenseur. Ca fait con à dire, mais je n'avais jamais vu autant de gentillesse spontanée dans les yeux et le sourire de quelqu'un quand il m'a saluée. Je suis restée toute chose. Même avant ses 5 ans de mandat, c'est par Sarkozy qui m'aurait fait avoir des papillons dans le ventre avec un simple bonjour. Multipliez ça par tous les déplacements de terrain, les rencontres avec des citoyens, quelle que soit l'occasion (Libé de ce matin rappelait l'épisode plutôt méconnu, lors des émeutes de 2005, où François Hollande avait rencontré, sans pub, les familles de Bouna et Zyed, les deux gamins qui s'étaient tués alors qu'ils étaient poursuivis par des flics), ça fait mettre plus sûrement un bulletin dans l'urne que tous les discours.

Alors réjouissons-nous, mais ne rêvons pas au miracle. Hollande malgré sa gentillesse n'est pas Jésus, et il devra faire les réformes structurelles qui s'imposent et qu'aurait fait la droite si elle avait été réélue. Mais au moins, on peut espérer que ce sera fait dans les règles de l'art...

Prions seulement pour que les 5 prochaines années ressemblent à celles entre 1997 et 2002, et ne voient pas une vautre magistrale de la gauche qui porterait, cette fois sûrement, le FN au pouvoir. Car comme l'écrivait Brecht "le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde"...


 

mercredi, 13 octobre 2010

Mark Zuckerberg : futur Big Brother ?

FACEBOOK Mark Zuckerberg.jpgEn inventant un réseau social qui « fiche » 500 millions d’êtres (soit la population entière de la Chine au début du XXème siècle), le geek génial qu’est Mark Zuckerberg aurait-il joué à l’apprenti sorcier ? Ou pire : a-t-il engendré consciemment un monstre, une hydre qui nous contrôle dont il est (déjà) impossible de se dépêtrer une fois pris ? Il y a pourtant du bon dans Facebook, mais tellement de dangers potentiels…

L’ancien d’Harvard qui, à 26 ans, pèse plusieurs milliards de dollars, se fiche de son image comme de l’argent. Royalement. Il passe 16h par jour sur son MacBook, est décrit comme la tête pensante d’un réseau planétaire, au quotient intellectuel proche du maximum et au quotient émotionnel inversement proportionnel, et enfin, obsédé par une seule chose : faire de Facebook le lien ultime entre les habitants de la planète, « tisser une toile qui contrôlera toute la structure sociale et l’identité de ses membres » selon David Kirkpatrick, auteur du livre The Facebook effect.

Rien que cette description donne froid dans le dos. On la croirait sortie tout droit de 1984, le livre inquiétant et terriblement prophétique d’Orwell. Contrôler la structure sociale et l’identité des membres de FB : quel dictateur n’a pas rêvé d’un tel outil de contrôle des masses ? Le froid Zuckerberg a-t-il mué sa frustration et ses déceptions amoureuses en désir de puissance et de pouvoir ? L’argent même ne le corrompt pas, le chiffre de 500 millions d’inscrits ne l’éblouit pas. Il rêve du 7 milliards d’individus. Soit l’intégralité de l’humanité. Stupide mégalo ? Faites gaffe, ce sont les plus dangereux.

Abrutissement généralisé

Visez un peu l’outil parfait : avec Facebook, il n’y a même plus besoin de police de la pensée, de surveillance extérieure. La modification de la structure cérébrale se fait toute seule, insidieusement, et surtout volontairement. Presque avec joie. On est heureux de déballer sa vie sur Facebook, de montrer qu’on aime ou déteste tel ou tel livre, film, groupe. On aime appeler à la débilité et épier son voisin, son ancienne connaissance, son ex, son futur mari. Plus besoin de penser à être pucé un jour, comme les écoliers au Japon : Facebook a développé l’application « Places » qui vous suit à la trace comme un GPS (bientôt en France sur vos iPhone). « Facebook », le trombinoscope en anglais, est la plus gigantesque base de données jamais imaginée sur un demi-milliard d’individus.

Première victoire : Facebook s’est insinué quotidiennement dans nos vies. Une vingtaine d’adeptes interrogés aux Etats-Unis et en France ces derniers mois admettaient laisser une fenêtre ouverte de Facebook sur leur navigateur toute la journée, sans discontinuer. Histoire de ne rien rater d’un flux d’actualités parfois intéressant, globalement sans intérêt. (source : le Monde.fr).

Deuxième victoire : l’addiction est chronophage. Le temps que vous passez, même par dérision, à écrire sur votre Wall « ce soir j’ai fait un bon caca, et j’ai gobé un flan », c’est autant de temps en moins passé à faire quelque chose de plus intelligent : lire, faire de la musique, écrire, faire du sport, sortir boire des coups avec des potes, faire l’amour avec votre copine. Penser en solitaire, tout simplement.

On a fait les mêmes reproches à la télé, certes. Reproches toujours valables, d’ailleurs ! Et aujourd’hui déclinables en de multiples avatars. On s’étonne que la production intellectuelle et artistique ait dégringolé depuis une vingtaine d’années ? Mais c’est bien à cause de telles inventions, qui ne favorisent en aucune façon l’originalité, ou toute pensée profonde.

Un Américain du nom de Nicholas Carr, présenté comme l’un des plus fins observateurs des comportements découlant de l’usage d’Internet (auteur d’ailleurs d’un article paru dans le mensuel The Atlantic, intitulé « Google nous rend-il stupides ? », va même plus loin : pour lui, le flot d’informations ininterrompu d’Internet, générateur de stimuli qui produisent finalement un stress (n’avez-vous pas une petite poussée intérieure qui vous dit « tiens, tu n’as pas checké ce qui se passe sur Facebook, et si tu avais raté des trucs ? »), modifie carrément notre structure cérébrale :

« Les réseaux sociaux provoquent la dispersion, expliquait-il à un journaliste du Monde.fr. Ils créent un besoin compulsif de vérifier constamment ce qui s’y passe, même si c’est sans intérêt, dans un détournement constant de notre attention visuelle et mentale. »

Quoi de mieux qu’un déficit d’attention chronique et le nivellement par le bas pour endormir les masses et gouverner à sa guise ?

« Facebook est un bon exemple de technologie tirant le discours vers le bas. Depuis ses origines, il encourage la trivialité du propos […] On perd tout simplement l’idée que parfois, une approche contemplative et solitaire puisse contribuer à la profondeur de la pensée », ajoute t-il. Emules de Victor Hugo ou Châteaubriand, passez votre chemin. Le sens critique est éradiqué, les mêmes idées, les mêmes goûts tournent en rond. Nous n’avançons plus, nous acceptons de devenir des moutons, et de bon gré en plus.

Surveillance généralisée

A la minute près pour les plus cinglés, au jour ou à la semaine près pour les plus raisonnables, on sait tout de votre agenda. Ou de vos pensées, de vos humeurs, de vos goûts. Et pourquoi pas, de vos opinions politiques, de vos soutiens, de votre orientation sexuelle, de votre religion. On peut tout déduire du moindre élément insignifiant. Pour tout le monde. Vous. Moi. Même si, conscients du danger, nous avons tenté de verrouiller au maximum la visibilité de nos comptes et mis un minimum sur nous-mêmes, c’est peut-être déjà trop. Ce qui était dévolu aux Etats est maintenant entre les mains d’un seul outil, d’un seul réseau, d’un seul homme.

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Un côté pas si obscur

Pourtant, tout n’est pas inutile dans Facebook. On s’en sert pour promouvoir un mouvement, une association, un site web, un livre, un film. On peut réunir des gens (de la manifestation à caractère révolutionnaire à l’apéro géant sur le Champ-de-Mars), partager très vite des informations (un article, une vidéo, une chanson). On peut retrouver des membres de sa famille perdus de vue, des anciens camarades, des amis. Enfin… « amis ». Parmi les nombreux contacts que vous avez peut-être, vous avez sûrement, vous aussi, d’anciens camarades de classe perdus de vue pendant des années, soudainement revenus à la vie grâce à Facebook. Leur avez-vous parlé, les avez-vous revu après avoir accepté leur « demande d’ami » sur le réseau ? Pour ma part, je sais que non (pour certains). Sans doute parce que si le temps avait fait son œuvre en nous séparant, c’est sans doute parce qu’il y avait une bonne raison.

Facebook me fait l’effet d’une épée à double tranchant. Tout dépend de qui la brandit. En de mauvaises mains, elle pourrait devenir un outil plus asservissant que tous les sévices jamais imaginés par l’être humain.

mark_zuckerberg-under30ceo.jpgAlors, Mark Zuckerberg est-il un fou dangereux ou un gamin immature qui ne sait pas ce qu’il a déclenché ? Peut-être un peu des deux. Le film The Social Network peint un sombre portrait d'un geek enfin vengé des filles, qui s’étalent toutes plus dénudées les unes que les autres sur son réseau social. Quelle jouissance ça doit être pour lui.

 

Un extrait de 1984 m’a frappée à la relecture :

« En comparaison de ce qui existe aujourd’hui, toutes les tyrannies du passé s’exerçaient sans entrain et étaient inefficientes. Les groupes dirigeants étaient toujours, dans une certaine mesure, contaminés par les idées libérales, et étaient heureux de lâcher partout la bride, de ne considérer que l’acte patent, de se désintéresser de ce que pensaient leurs sujets. L’Eglise catholique du Moyen-Age elle-même, se montrait tolérante, comparée aux standards modernes (je rappelle qu’on est là dans un monde d’anticipation totalitaire, et non de nos jours, quoique, ndlr).
La raison en est en partie que, dans le passé, aucun gouvernement n’avait le pouvoir de maintenir ses citoyens sous surveillance constante. L’invention de l’imprimerie, cependant, permit de diriger plus facilement l’opinion publique. Le film et la radio y aidèrent encore plus. Avec le développement de la télévision et le perfectionnement technique qui rendit possibles, sur le même instrument, la réception et la transmission simultanées, ce fut la fin de la vie privée. »

Sur ce, je m’en vais fermer mon compte Facebook. Si encore j’arrive à passer par-delà tous les obstacles dressés, sciemment, sur mon chemin, par les concepteurs du jeu (cela a tout d’un jeu de plateaux).

Ce qui en soi est déjà une aliénation de ma relative liberté et absolument anormal !

vendredi, 16 avril 2010

Bobo, le prolo aura ta peau !

delanoe-liberation-06-05-20.1210075494.jpgComme des milliers de Parisiens et de banlieusards (puisque ce sont les premiers concernés), j'ai découvert avec horreur le nouveau plan machiavélique que Bertrand Delanoë compte mettre en place d'ici 2012 : fermer une partie des voies sur berge de Paris.

Rappel : c’est George Pompidou, alors président de la République, certes adepte de l’automobile qu’il considérait comme un progrès, qui a créée les voies sur berge au début des années 70. Avec la volonté évidente de désengorger le centre de Paris et de permettre d’accéder rapidement, même aux heures de pointe, de la porte de Saint-Cloud à la porte de Bercy.  Soit 13 km de voies.

Oh certes, Delanoë, craignant déjà la vindicte populaire, nous vend le truc en expliquant qu’on ne fermera «que» 2 km de voie, et que le temps du trajet ne sera rallongé « que » de 7 minutes… Je brûle de savoir où habitent ses statisticiens.

Monsieur Delanoë se trompe de colère : s'il n’avait pas joué les baron Haussmann en explosant les grands boulevards à coup de couloirs de bus et de vélo, réduit les places de stationnement pour faire des parkings à Vélib’,  la circulation serait déjà plus fluide. D’avis de vieux Parisiens, on a jamais aussi mal roulé dans la capitale que depuis l’avènement du maire socialiste. Et ce n’est pas la faute à la bagnole.

On avait déjà Paris plage pour nous pourrir l'été parisien, on s'attendait à Paris ski... Eh ben non ! On nous a prévu pire ! Le bordel généralisé en "surface", sur les grands boulevards, dans les rues à sens unique, sur le périph' déjà saturé aux heures de pointe... tout ça pour qu'une poignée de connards embrigadés par la dictature verte puisse aller faire du roller et promener leur bouledogue sur les quais de Seine.

la-carte-des-projets-de-reconquete-des-voies-sur-berges-a-paris-4417994ikpva_1713.jpg

Les lieux où comme les chiens, Delanoë compte laisser sa trace (Droits : Mairie de Paris)

Mais vous, qui vous avez besoin de votre voiture pour bosser, transporter des personnes âgées et/ou handicapées, déposer vos enfants à l'école, aller à la campagne ou en banlieue voir vos potes ou votre famille, banlieusards qui avez le malheur de ne pas habiter une banlieue bien desservie par les transports en commun (lents, en retard, en grève, parfois vétustes, et attention, ne vous plaignez pas !)

vous qui n'appartenez pas à la conception delanoeinne du Parisien idéal, à savoir : bobo, célibataire ou en couple, friqué, qui prend son petit Vélib' rue des Archives (4ème arrondissement) pour aller bosser dans sa petite boîte de pub/mode /whatever rue Réaumur (2ème arrondissement),

Delanoë vous le dit franchement et sans langue de bois : vous pouvez aller vous faire foutre.

Delanoë ne compte pas se représenter à la mairie de Paris en 2014, mais comme les chiens, veille à laisser une trace durable de son passage dans la capitale.

D’ailleurs, Denis Baupin l'avait prédit : il allait faire vivre un enfer aux automobilistes.

Je rêve du vaste soulèvement populaire qui leur répondra : « c’est à vous que nous allons faire vivre un enfer ».

Puisque nous sommes en démocratie, du moins en théorie, j'ai usé de mon droit à la liberté d'expression en ouvrant un groupe sur Facebook, et dont voici l'adresse : http://www.facebook.com/group.php?gid=113303845359257&...

afin de réunir le maximum de gens également convaincus que ce projet est une catastrophe en puissance, qui nous fera détester encore davantage Paris pourtant plus belle ville du monde, qui deviendra effectivement un Enfer pour presque tous et le soi-disant « Paradis » de quelques-uns.

Dans notre époque qui ne croit plus aux utopies qui peuvent changer le cours des choses, et dans ma grande naïveté, j’espère réunir ici une véritable horde de mécontents, armés d’initiatives sérieuses et efficaces pour, qui sait, soyons fous, faire regretter à Delanoë jusqu'à la pensée même de l'idée qu’il a présentée sur RTL devant Jean-Michel Apathie, le mercredi 14 avril 2010.

Pour paraphraser le célèbre titre de Libé en 2001, je lance ce cri de guerre : "Bobo, le prolo aura ta peau!"

lundi, 14 décembre 2009

L'entartage de chefs d'Etat à la mode

L'"entartage" de président à coups de statuette, de pompes ou d'insultes est à la mode. On se souvient entre autres de Nicolas Sarkozy pris à parti par des pêcheurs bretons (voir ci-dessous), de Georges W. Bush en visite en Irak qui montra l'étendue de ses réflexes lors d'une attaque de pompes carabinée. Hier, Silvio Berlusconi y a eu droit lui aussi à la sortie, houleuse, d'un meeting. Et avec un peu moins de chance, puisqu'une grande partie de son Botox facial a dû y passer :

 

massimo.jpgL'agresseur est un dénommé Massimo Tartaglia (ça ne s'invente pas), 42 ans, suivi (précisent les journaux italiens) depuis 10 ans pour des problèmes psychiatriques, acclamé depuis hier soir comme un héros par les Italiens, et qui compte aujourd'hui des dizaines de pages dédiées sur Facebook, dont une qui compte plus de 42 000 fans ! Malheureusement, en réaction, un autre groupe s'est monté en soutien au chef du gouvernement italien et contre Massimo Tartaglia, qui compte déjà 377 000 membres...

L'entartage présidentiel est donc de plus en plus à la mode, et également de plus en plus violent. Au départ, les "victimes" n'avaient droit qu'aux insultes :

Sarkozy insulté par les pêcheurs au Guilvinec
envoyé par telegramme-doc.

Puis, attention, plus fort, ou plutôt, couplé aux insultes, le lancé de godasses lors de la visite de Georges Bush en décembre 2008 à Bagdad -qui fut donc en plus traité de "chien". Pour cet acte de contestation, Mountazer al-Zaïdi fut emprisonné pour "agression envers un chef d'Etat en visite officielle" et relâché en septembre 2009.

Il y a aussi le mode "arroseur arrosé" puisque ce même journaliste, en visite à Paris cet automne pour une conférence de presse, a reçu lui aussi un mocassin à la figure, celui d'un confrère irakien qui avait désapprouvé son geste, après l'avoir d'abord acclamé.

Personnellement je trouve culotté et quelque part courageux d'oser insulter ou porter la main sur le plus haut personnage d'un Etat, sachant ce que l'on risque pour un tel geste, afin de montrer sa désapprobation, son ras-le-bol et son dégoût. Peut-être faudrait-il que nous soyons plus nombreux à le faire pour que certaines choses changent...

Pour l'heure, ce sont les dernières attaques qui me viennent à l'esprit... Mais la chasse est ouverte ! Merci d'avance pour vos contributions...

 

mercredi, 21 octobre 2009

Megan Fox : bombe intelligente

Elle est belle. Sublimement belle. Pour l'instant, elle a surtout montré comme talent d'actrice, celui de se pencher avantageusement devant une voiture. Mais attention : c'est une vraie bad girl.

La nouvelle bombe d'Hollywood sait montrer, au détour d'une simple interview, qu'elle a aussi un "cerveau qui pense". OK, parfois aussi, elle dit de la merde, mais elle assume à fond. Et c'est ça qui est bon. Mélange d'égocentrisme, de désinhibition exacerbée, de cynisme et de lucidité sur le monde qui l'entoure, Megan Fox n'a pas la langue dans sa poche et sait se montrer fine renarde (appréciez le jeu de mots).

Celle qui dit sans rire "j'ai peur de rencontrer Angelina Jolie. Ceci dit, elle ne doit pas savoir qui je suis. Elle doit se dire 'qui c'est cette fille qui sera la prochaine moi ?' " méritait bien qu'on lui rende un petit hommage... Megan, la version féminine de notre Jean-Claude presque national ?

 

megan_fox_01.jpg

Petit florilège thématique de ses meilleurs déclarations en interviews (source : Mademoizelle.fr)

-Note pour plus tard : rajouter Megan Fox à la liste de mes personnalités rêvées à interviewer.

Sur nos amis les hommes :

"Je suis tellement suspicieuse par rapport aux garçons/hommes. C'est juste que je ne les aime pas ou que je n'ai pas confiance en eux." Elle, Juin 2009

"Stupides. Ridicules. Tellement pathétiques!" GQ, Juillet 2009

"Je ne sais pas encore vraiment ce que ça veut dire d'être célibataire. Je suis avec quelqu'un depuis que j'ai 18 ans. Je n'ai donc jamais été obligé de m'occuper de moi. J'ai toujours eu quelqu'un pour le faire à ma place." Elle, Juin 2009

"Je m'entends mieux avec les garçons." Elle, Juin 2009

"Il y a des acteurs qui sont dans le business depuis longtemps, qui sont vraiment égocentriques et qui sont capable de coucher avec beaucoup de filles. Et parce qu'ils ne me connaissent pas, ils pensent que je vais être cette petite cruche, cette Marilyn Monroe qui va leur faire les yeux doux et être un réceptacle pour eux." GQ, Juillet 2009

Sur nous, les femmes

"Je vais vers elles en confiance mais cela présuppose toujours pour elles que je suis une bombe. Ca les fait se sentir mal dans leur peau et donc elles me haïssent." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je me rends sur le plateau en pensant que je vais me faire des amies filles. De mon expérience, les femmes ne sont pas de bonnes amies entre elles. Lorsque les mecs veulent sortir avec toi parce que ta personnalité est top, les femmes te haïssent immédiatement."
Maxim, Juillet 2007

"En fait, j'ai peur d'Angelina Jolie. Je n'ai jamais eu l'opportunité de la rencontrer et j'essaye de l'éviter car j'ai peur. Angelina est une personne puissante et je parie qu'elle me mangerait toute crue. J'imagine que c'est pour ça que j'ai peur d'elle."
FHM, Juillet 2007

"Je rigolais sur Angelina! Elle a toujours l'air si sûre d'elle. Je suis sûre qu'elle n'a aucune idée de qui je suis. Mais si j'étais elle, je me demanderais : 'Mais qui est cette petite allumeuse qui était dans Transformers et qui sera la prochaine moi?'. Je ne veux pas la rencontrer. Je serais embarrassée."
Entertainment Weekly, Juin 2009

"Salma Hayek, je veux ses seins. C'est clair que je veux ses seins."
E! Online, Février 2009.

"Je n'essaye pas de détrôner Cate Blanchett."
USA Today, Avril 2009

"Je ne me suis pas bien entendu avec Lindsay Lohan sur Confessions of a Teenage Drama Queen mais vous devez considérer que nous étions des filles de 16 ans. Je n'ai pas vu Lindsay depuis ce temps mais j'imagine qu'elle a mûri et qu'elle est devenue une personne différente. Je sais que je le suis devenue."
Maxim, Juillet 2007

"Si vous voulez que vos filles se sentent fortes, intelligentes et libres de dire ce qu'elles pensent, alors oui, je veux être ce type de modèle."
Times of London, Juin 2009

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Sur Zac Efron et Robert Pattinson

"Zac Efron est mon obsession. Nous sommes la même personne. C'est comme Janet et Michael Jackson. Il n'a juste qu'à mettre une perruque et une robe et c'est moi. Vous ne saviez pas ça. C'est un des plus grands mystères de tous les temps." Fox News, Novembre 2008

"Laissez-moi vous dire de quoi parle vraiment High School Musical. High School Musical parle de ce groupe de garçons qui sont tous maltraités par l'entraîneur de basket, qui se trouve être le père de Zac Efron. Ca parle de leur combat pour arrêter cette maltraitance. Et ils ont ces petites-amies qui sont leur réconfort. Oh, et il y a aussi de la musique. Vous devez être stone pour le regarder."
Esquire, Juin 2009

"Robert Pattinson et Zac Efron - ils sont vraiment trop mignons, avec leurs longs cheveux et leurs costumes."
Elle, Juin 2009

Sur sa santé mentale

"Je pense que je suis tellement psychotique et malade mentale que, si je pouvais taper ce genre de rôle [Charlize Theron dans MONSTER], je pourrais faire quelque chose de vraiment intéressant." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je n'ai aucun ami et je ne quitte jamais ma maison."
Times of London, Juin 2009

"Mon poids fluctue constamment - Je ne prends pas grand soin de moi-même. Je ne fais finalement qu'exister et survivre."
Elle, Juin 2009

Sur la sexualité

"Et bien, c'est évident que je ne suis pas moche." Entertainment Weekly, Juin 2009

"J'ai la libido d'un garçon de 15 ans. Je préfèrerais coucher avec Brian (
Austin Green, ndlr) tout le temps plutôt que sortir. Il s'en fout." FHM, Juillet 2007

"Je pense que toutes les femmes à Hollywood sont connues comme sex-symbols. C'est notre place dans ce business. Tu es une marchandise, tu es un produit. Tu es vendu et tout est basé sur le sexe. Mais c'est OK. Je pense que les femmes devraient en sortir plus fortes, pas plus faibles."
Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je pense que c'était super d'être sexualisée aussi jeune. J'allais dans un lycée catholique et je n'étais pas encore une féministe."
Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je pense que les gens naissent bisexuel et qu'ils font des choix inconscients en fonction des pressions de la société. Je ne doute pas un instant que je sois bisexuelle. Mais je suis aussi une hypocrite : je ne sortirais jamais avec une fille qui est bisexuelle parce que cela signifie qu'elle couche aussi avec des hommes et les hommes sont si dégueulasses que je ne coucherais jamais avec une fille qui a déjà couché avec un homme."
Esquire, Juin 2009

"Sexuellement parlant, je suis vraiment sûre de moi et je pense que ça transpire de tous mes pores. C'est juste là. C'est quelque chose que je n'ai pas à mettre en marche."
Elle, Juin 2009

"J'adore le sexe et c'est choquant pour certaines personnes. Les femmes sont les plus rapides pour traiter d'autres femmes de salope. Ce qui est triste. Je n'ai pas rencontré beaucoup d'hommes qui m'ont dit : 'Tu aimes le sexe ? Quelle sale pute tu fais !'. C'est pourquoi ils souhaiteraient que leurs femmes ou petites-amies aient plus de rapports sexuels avec eux."
FHM, Juillet 2007

Sur l'intelligence

"Je ressens le besoin d'avoir à prouver que je ne suis pas une handicapée mentale."Esquire, Juin 2009

"Je suis intelligente et je peux être vraiment drôle et intéressante. Je peux faire égale à égale avec n'importe qui dans une conversation."
Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je ne veux pas avoir à être comme Scarlett Johansson, contre qui je n'ai rien. Mais je ne veux pas avoir à aller dans des talk-shows et sortir chaque mots compliqués du dictionnaire que je viens d'apprendre pour prouver à quel point il faut me prendre au sérieux et à quel point je suis intelligente."
Esquire, Juin 2009

"Cela a été pris hors de son contexte. On a l'impression que je suggère qu'elle est prétentieuse. Elle est clairement intelligente et elle permet aux gens de le voir à chaque fois qu'elle ouvre la bouche. Je suggérais ça pour moi - les gens devraient comprendre que c'était moi qui était prétentieuse."
Entertainment Weekly, Juin 2009

jonah-hex-megan-fox.jpgSur la célébrité et Hollywood

"Je me dis souvent une chose : 'Britney Spears a la plus belle des vies - elle a tout ce qu'elle n'a jamais voulu !' Mais elle a une des pires vies en fait. Sa vie est un putain de cauchemar vivant. J'ai des crises de panique rien qu'en pensant à sa vie." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Nous, les acteurs, nous sommes un peu comme des prostitués. On est payé à feindre l'attirance et à aimer. D'autres personnes payent pour nous regarder embrasser quelqu'un, toucher quelqu'un, faire des choses que des gens dans une relation monogame sérieuse ne feraient jamais avec quelqu'un qui n'est pas leur compagnon. C'est vraiment vulgaire."
GQ, Juillet 2009

"Si j'apparais et donne n'importe quel type de performance, même une médiocre, tout le monde se dira que Megan a fait du putain de bon boulot dans ce film! Je suis donc une surdouée par défaut, juste à cause de la catégorie dans laquelle on m'a mise."
Times of London, Juin 2009

"Oh mon Dieu ! Embrasser devant une caméra est vraiment dégueulasse. Ce gosse que je devais embrasser venait juste de
manger. Et il me mettait un bout de tout ce qu'il venait d'avaler dans la bouche. Pas volontairement. C'était juste dans ses dents ou des trucs du genre. Et c'était vraiment salé. J'ai faillé pleurer. Je me suis comporté comme une salope pendant toute la journée après." GQ, Juillet 2009

"Ça me fait chier quand les gens se plaignent que je suis trop belle pour avoir ce rôle. C'est de la connerie. Tu ne travaillerais pas si tu n'étais pas attirante. Hollywood est l'endroit le plus superficiel du monde. Si je n'étais pas attirante, je ne travaillerais pas du tout."
Esquire, Juin 2009

"J'ai fait un film. Et ce n'est pas un film sur lequel je veux me baser pour évaluer mes capacités d'actrice. C'est clair que je ne vais pas gagner un Oscar de si tôt. Je ne suis pas Meryl Streep.
GQ, Octobre 2008

"J'adorerais faire un film nue. Ce serait beau. Plus personne n'ose faire ce genre de films aujourd'hui. Ils en faisaient dans les années 30 d'une façon artistique. Donc pourquoi pas maintenant ?"
The Daily Star, Juillet 2008

"Vous savez, peut-être que mon prochain rôle sera quelque chose de plus introverti, quelque chose qui n'implique pas une combinaison en cuir.
Entertainment Tonight, Juin 2009

Sur tout le reste

"C'est horrible de vivre avec moi. Je ne nettoie pas. Mes vêtements finissent n'importe où. J'oublie de tirer la chasse. Des amis me diraient, 'Megan, tu as démoulé un cake dans mes toilettes et tu n'as pas tiré la chasse." FHM, Juillet 2007"

"Je suis sûre d'être le double d'Alan Alda. Je suis un trans. Je suis un homme. Je suis tellement peu sûre de moi. Je suis sur le point de vomir là. J'ai tellement peur d'être là. Je suis embarassée et j'ai peur." E! Online, Février 2009

"Je ne regretterais pas mon tatouage "Brian" si nous étions séparés. Je peux toujours avoir un gosse et l'appeler Brian. Il y a plein d'options." FHM, Juillet 2007

"Si tu manges chinois, tes pets sentiront comme de la bouffe chinoise. Si tu manges mexicain, tes pets sentiront comme de la bouffe mexicaine. Et avec le lait, c'est comme si tu pouvais sentir la chaleur du pet. Ma garde-robe dans Transformers sent toujours le pet et je ne sais pas du tout pourquoi." GQ, Octobre 2008

"Je dois me comporter d'une façon qui poussera les gens à me prendre au sérieux."Entertainment Tonight, Juin 2009

"Je ne sors plus trop dans les boîtes de striptease. Mais quand je venais d'avoir 18 ans, et même avant 18 ans d'ailleurs, c'était vraiment mon truc. J'étais juste super contente de faire un truc qui aurait tué ma mère si elle l'avait su. Je suis passée par cette phase. J'y allais avec mes copines. C'était vraiment un environnement sympa et détendu. Il y a une club de strip à L.A. que j'appelais 'le body shop'. J'étais obsédée par ça. J'adore Motley Crue parce que Vince Neil parle de ça dans 'Girls, Girls, Girls'. J'y allais en pensant que Vince Neil et Tommy Lee seraient là ! Je ne fais plus ça maintenant. Mais de temps en temps, ça ne me dérange pas de sortir avec des types et de traîner dans un club de striptease." GQ, Octobre 2008

vendredi, 17 juillet 2009

Nicolas Sarkozy achète les sondages en sa faveur

sarko.jpgSarkozy achète les sondages en sa faveur: alors que Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, rendait publique son rapport sur les dépenses de l'Elysée pour 2008, une remarque curieuse attire l'attention.

En effet, le rapport souligne, en page 11, "une convention signée le 1er juin 2007 entre la présidence de la République, par l'intermédiaire de son chef de cabinet, et un cabinet d'études, par l'intermédiaire de son gérant, pour un coût avoisinant 1,5 millions d'euros, a soulevé plusieurs interrogations." =>> lien direct vers le rapport.

Fichtre, et comment ! Le cabinet en question est client, toujours d'après le rapport, du "Politoscope", enquête grand public "omnibus" réalisée par l'institut Opinion Way, dont les résultats sont publiés par le Figaro et LCI. Médias qui, comme chacun sait, n'ont même pas à faire partie de l'UMP pour en être les meilleurs porte-paroles. Ainsi, quelques exemples de sondages dityrambiques : Les Français plebiscitent la majorité”, "Royal distancée par Delanoë, selon un sondage", “Le gouvernement Fillon 2 plaît aux Français”, Présidentielle : Sarkozy loin devant Royal ou Aubry," (sources : Métro, le Figaro).

Très à propos, la Cour des Comptes s'étonne que l'Elysée paye, à hauteur de 10 000 euros par mois, des sondages bimensuels qui seront repris de toute façon dans la presse. Ainsi, sur 35 études payées, au moins 15 d'entre elles ont été publiées par la presse. Après épluchage, "la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la Présidence ne fait pas apparaître de différence"...

Première question : est-ce que par hasard, Nicolas Sarkozy ne veillerait pas de trop près à sa communication et à son rayonnement politique auprès de l'opinion ?

Sur le blog de Ségolène Royal, Désirs d'avenir, la députée socialiste des Deux-Sèvres Delphine Batho rappelle (c'est de bonne guerre), que la candidate socialiste en 2007 avait souligné dans son livre "Ma plus belle histoire d'amour", les tripatouillages réguliers de l'institut Opinion Way, visant à soutenir Nicolas Sarkozy et à flinguer ses adversaires.

La voix de son maître

Dans un post publié hier, le même jour que la publication du rapport, Delphine Batho dénonce "un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias". Elle réclame notamment "que l'Elysée rende publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion.".

Chers concitoyens, pensez également que ces sondages sont payés avec l'argent du contribuable...

Deuxième question : quel est le fameux cabinet qui cire si bien les chaussures de Sarkozy? Le rapport de la Cour des comptes ne le précise pas. Mais les journalistes d'Arrêt sur Images, sur leur site Internet, lance quelques pistes. Selon leurs informations, "deux entreprises semblent bien placées pour incarner ce fameux cabinet. Elles sont toutes deux dirigées par des proches de Nicolas Sarkozy, versés dans la pratique des sondages : GiacomettiPeron, montée par Pierre Giacometti fin 2007 lorsqu'il a quitté son poste de directeur général d'Ipsos, et Publi Fact, détenue en majorité par Patrick Buisson, directeur général de la chaîne Histoire (groupe TF1), et donc subordonné de Laurent Solly, ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy."

Le site rappelle une interview de Pierre Giacometti dans l'Express, où il ne se cache pas de participer à la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy. Quant à Patrick Buisson, catho tradi, ancien directeur de "Minute", qui a aidé le candidat de la droite à "siphonner" les voix de de Villiers et le Pen", Nicolas admettait publiquement, comme le rappelle le Nouvel Observateur, "qu'il lui devait d'avoir été élu". Les deux hommes se connaissent depuis 1995.

L'enquête promet d'être passionnante...ou de finir dans le mur, comme d'habitude.

Au passage...L'insoutenable légèreté de l'être Carla Bruni :

2761382.jpgJuste un petit retour sur l'interview très ORTFesque de la première dame de France par l'inénarrable Jean-Claude Narcy, (qui gâtise tant qu'il parle de la "First Lavy" au lieu de la "First Lady") lors de la garden-party de l'Elysée mardi 14 juillet. On vante depuis des années l'extrême intelligence et la culture de la dame, comment elle cultive utilement notre omni-président (à grands renforts de classiques cinématographiques distillés chaque soir et de romans du patrimoine mondial, belle stratégie de com là encore). Pourtant, la platitude de ses remarques lors de cette interview officielle pouvait laisser pantois (et cela allait crescendo) :

Sur la guitare : "Non la guitare je la joue surtout chez nous, ici (dans son bureau de l'Elysée) il y a tellement de travail..."

Sur le jardin : "Le magnifique jardin...On a de la chance d'être ici, et on a de la chance avec le temps..."

Sur l'obsession de Sarkozy : "Vous savez, il n'est pas pressé, il est habité par une obsession, qui est celle de servir notre pays et d'aller au bout de ses promesses..."

Et la meilleure, sur la guerre : "C'est magnifique que tous ces hommes, tous ces avions, et toutes ses armes, finalement, soient au service de la paix, car finalement, l'armée désormais nous protège de la guerre, c'est contradictoire, car enfin ce sont des hommes courageux, et leur courage nous protège de la guerre."

Bref, il y en a à chaque réplique et jusqu'au bout de la vidéo. Carla Bruni ou le meilleur conseiller en communication de Nicolas Sarkozy...

 
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