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lundi, 20 avril 2009

Comment Airbourne a sauvé le rock

airbourne7.jpgOn pensait être condamné à se faire chier aux concerts de rock, on errait l'âme en peine aux Puces de Saint-Ouen à la recherche de vieux 33 tours qui nous rappeleraient ses grandes heures, bref, on pensait que tout ça, la sueur, la testostérone et les bons riffs agressifs, c'était du passé. "Let there be rock" les gars ! Le 4 juillet aux Eurockéennes, vous aurez la possibilité de voir sur scène ceux qui l'ont ressuscité : les Australiens d'Airbourne viendront foutre le feu sur le Territoire.

Oyez, brave gens! Mille fois mort et ressuscité, le Rock nous ressert une tournée générale. Ce n'est pas cette fois de Seattle, Londres ou Memphis, mais d'un bled pourri d'Australie que nous vient la bonne nouvelle. Le choc est rude pour les petits branleurs Versaillais en slim, repettos, et mèche sur le côté : en rock comme en religion, le Messie n'advient pas dans la soie, mais dans la paille et le purin frais.

Divine surprise d' une scène rock agonisant sous les riffs poussifs de Franz Ferdinand et la trashitude sans talent de Pete Doherty, les wallabies Airbourne semblent avoir retrouvé par hasard, coincée dans sous un vieil ampli à lampes une vieille recette perdue depuis la mort de Bon Scott. Je veux parler du pur Boogie-rock, cette transe jouissive qui allume les tympans, éteint le cerveau... Et réveille en moins de deux un besoin irrépressible de boire, se défoncer, hurler à la lune ou forniquer jusqu'au petit jour avec toute créature bien disposée...

Dès les premières secondes de « Running Wild », le titre éponyme de leur premier album, on sait que les p'tits gars d'Airbourne ont tout ce qui nous manquait tant dans le rock ces dernières années : une authentique ardeur juvénile servie par une rythmique supersonique et les riffs surpuissants du chanteur guitar-héros Joël O'Keefe...bref un concentré d'énergie-rock complètement bluffant d'efficacité. Forcément on succombe. Forcément on n'est pas objectif quand les pisse-froid se lèvent en choeur pour critiquer.

 

Car j'entends d'ici s'insurger les rabat-joie de tout poil, intellos du rock et procureurs en branchitude patentés : « Airbourne sonne comme AC/DC il y a trente ans. C'est juste un vieux trip revival à la The Darkness, un groupe-hommage sans originalité... » Certes. On s'en fout. On en veut encore, Et allez vous faire cuire le cul avec les Babyshambles, les BB Brunes et les Artic Monkeys!

D'ailleurs, les experts, les vrais, ne s'y trompent pas. Dans son clip Lemmy himself (bassiste de Motörhead) parraine les quatre allumés. Assis, hiératique au volant d'un camion fou lancé comme une fusée, le bassiste-biker gallois nous dit par son patronnage ce qu'on avait déjà deviné. Taisez-vous et écoutez. La réponse est dans le boogie diabolique de ces quatre petits cons de Victoria. Bravo les gars, et comme disait le poète : « For those about to rock, we salute you! »

Aurélien Perol

Plus d'infos :

Le site officiel des Eurockéennes

Le site officiel d'Airbourne

 
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