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jeudi, 05 mars 2009

Sarkozy et son compte bancaire : piratés par Canal + !

290sarkozy_1.jpgInfo toute fraîche tombée sur le site de Médiapart : on se souvient qu'en octobre dernier, les comptes en banque de Nicolas Sarkozy, de son père et de sa première femme avaient été piratés. Trente autres personnes étaient également concernées, et trois personnes avaient été placées en garde à vue.

Nouveau rebondissement : les enquêteurs viennent de démasquer la principale personne responsable des détournements. Il s'agit d'un employé de la société qui gère les abonnements de... Canal +.

Malheureusement pour l'instant, je n'en sais pas plus, n'étant plus abonnée à Médiapart...Si quelqu'un l'est et peut lire l'article en entier, qu'il n'hésite pas à nous en faire part !

 

 

Complément d'informations :

C'est du parquet de Nanterre qu'est venue l'information : un homme a été écroué vendredi dernier pour escroquerie dans l'affaire de la spoliation des comptes. "Cette personne a reconnu avoir fourni à ses co-mis en examen une large part des références bancaires qui ont servi à l'ouverture de 148 lignes téléphoniques", a-t-on déclaré au parquet, confirmant une information du site Mediapart.

Confirmant l'information du site d'enquêtes, l'homme était bien un employé d'une société à laquelle Canal + sous-traite la gestion de ses abonnements. Mais alors que l'on s'imaginait déjà face à un pirate détournant des sommes colossales de ces comptes bancaires, on apprend que les sept personnes mises en exament depuis l'ouverture de la procédure en octobre, ont simplement souscrits des abonnements à des réseaux de téléphonie mobile...En utilisant les coordonnées bancaires de Nicolas Sarkozy, entre autre.

Montant du préjudice financier : quelques centaines d'euros...

 



jeudi, 18 décembre 2008

La rue : le plus terrible des asiles de fous

La dérive cybernétique m'a amenée à tomber sur ceci : une enquête de Marianne2.fr sur les SDF. Non, restez, ne partez pas, pour une fois ça n'a rien à voir avec un énième marronier, à grands renforts de chiffres et de températures négatives pour bien faire pleurer. Non, là pour une fois, on s'attaque à un aspect inconnu, ou mal connu du sujet.

Un chiffre, un seul : 30%. C'est la proportion de sans-abris atteints d'une pathologie psychique grave. L'enquête de Marianne2.fr pointe du doigt le tabou le plus effroyable de la société en général, et de la rue en particulier : la folie. Alliée à la vie de sans-abris, on trouve là les deux cauchemars absolus de tout citoyen, surtout en cette période de crise.

Tout en allant à la rencontre de ces personnes brisées qui errent comme des ombres, Marianne2.fr a également recueilli l'avis d'un sociologue, Patrick Declerck, auteur des "Naufragés", qui explique que ce ne sont pas les sans-abris qui sont responsables de leur état, vision que tient la société. C'est justement cette dernière qui les a exilés en eux-mêmes, avant de les exiler dehors. Qu'avons-nous fait de nos fous ? Nous les avons mis dans la rue. C'est en substance, la conclusion que l'on tire.

La rue, le plus terrible des asiles : c'est le premier épisode de cette enquête en trois volets.

 

Voici le deuxième épisode de cette enquête, centré sur le lien entre la folie et la difficulté d'aider les sans-abris. De fait, en suivant une équipe de nuit de la BAPSA (Brigade d’assistance aux personnes sans abri, un service de la préfecture de police parisienne), Marianne2.fr rend compte de l'impossibilité d'aider réellement les SDF pour quelqu'un qui n'a pas une petite connaissance en psychiatrie. Ca ne fait que rendre le problème plus difficile à gérer.

Troisième et dernier épisode de l'enquête "Enfermés dehors", avec une question : les sans-abris sont-ils des victimes de la politique psychiatrique menée en France depuis 30 ans ? Ces malades que l'on prenait en charge, devenus trop nombreux, auraient-ils été jetés dans la rue ?

mercredi, 05 novembre 2008

Le pays où les étudiants dorment dans des caves

Je vous invite, si vous êtes ce soir devant votre télé, à regarder M6, pour une fois. "66 minutes" consacre une enquête au logement des étudiants, et loin des poncifs, ça vous fout un grand coup dans la gueule.

Ca n'a rien de nouveau : depuis des années, les étudiants galèrent pour se loger et subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, payer leurs études, vivre. En froid avec leurs parents, ou issus de familles à très faibles revenus, ils n'ont droit qu'à quelques centaines d'euros en guise de bourse (dans les 400 euros il me semble).

Quelles solutions ont-ils ? Au mieux, et quand ils sont riches, la colocation. Au pire, la cave. Payée tout de même 150 euros dans un quartier chic de l'ouest parisien, d'après le reportage qui a suivi un étudiant de Sciences-Po.

Certains travaillent la nuit, dans un péage, pour faire le ménage de bureaux. D'autres squattent, carément, avec l'aide de l'association Jeudi Noir, des bureaux de 1500m² complètement vides, à l'insu des flics.

D'autres encore, peuvent se laisser convaincre par ce nouveau type d'annonce sordide, le "loue studette contre pipe" : en clair, l'échange d'appart contre du sexe.

Bref...Comment voir ça et ne pas hurler, proclamer que c'est la goutte et qu'il faudrait une bonne révolution pour foutre tout ça par terre ? Certes, c'est peut-être naïf, utopiste, mais vaut-il mieux être cynique, et accepter que l'on trouve si facilement 360 milliards d'euros (c'est la contribution de la France au plan de sauvegarde européen) pour sauver les banques et les actifs du CaC40, alors que des étudiants se prostituent ou acceptent de vivre dans de vraies caves insalubres parce qu'ils n'ont que 300 euros pour vivre ?

Comment faut-il réagir également, quand vous entendez votre patron dire "je préfère que Sarkozy continue de polluer -avec ses voyages en avion à tire-larigot- mais qu'il résolve la crise financière" ? Sans doute trouverait-il normal également qu'il laisse pourrir dans des caves l'avenir de notre pays -ses jeunes-, mais qu'il résolve la crise ? Et combien de nantis comme lui, bien assis confortablement sur leurs actifs et leurs actions, qui ont sans doute voté pour Sarkozy, combien sont-ils à penser la même chose ?

En regardant ce genre d'enquête, très éclairante, on en ressort avec un vrai sentiment de honte. Aujourd'hui les Américains sont de nouveau fiers de leur pays. Je ne peux qu'avoir honte du nôtre, et franchement je ne sais pas où l'on pourrait trouver de l'espoir aujourd'hui en France.

Décadence est mère de la Révolution

Il y flotte un vrai parfum de décadense, d'abrutissement. Les riches s'enrichissent et gaspillent toujours plus, tandis que les pauvres le sont toujours davantage, et que les classes moyennes le deviennent. Quand on pousse la télé, la radio, les enceintes, l'hymne national à tue-tête, c'est comme si l'on cherchait à se boucher les oreilles.

Si pour vous, ça ne ressemble pas à s'y méprendre à une certaine année 1789, pour moi ça y ressemble méchamment. Le roi en son palais avec sa cour qui lui masque les réalités du monde, une société qui gronde...Si seulement tout pouvait se terminer de la même manière, par une bonne révolution, je ne pense pas que ce serait ce qui pourrait arriver de pire au pays.

Si les Américains vivent un événement comme celui d'hier, c'est qu'il existe encore chez eux, malgré tous leurs défauts et toutes leurs peines, un sentiment d'unité, de nation, qui n'existe plus chez nous. On confond trop la nation avec le nationalisme et l'extrémisme. En pensant au terme "nation", je pense à la Révolution et à 1789, à Valmy et à l'espoir des sans-espoirs qui ont renversé un monde en place depuis plus de 1000 ans.

Finalement, tout est possible : est-ce qu'il y a 40 ans on aurait cru qu'un métis pourrait devenir président ? Est-ce qu'on croyait possible, en 1788, que les privilèges soient abolis et que tout le monde puisse devenir quelqu'un sans passer par la naissance ? Songez à cette femme noire de 106 ans, citée par Obama dans son premier discours, songez à ce qu'elle a pu connaître comme évolution de l'histoire de son pays. Dans un sens, c'est comme si elle avait connu deux siècles d'histoire dans toute sa vie.

Ces miracles-là se sont pourtant produits. La France un jour a changé le cours de son histoire, a fait évolué le monde. Aujourd'hui que le monde évolue, va t-il le faire sans elle ?

Je n'ai pas de solution, pas de réponses, que des questions, mais franchement ce soir, alors que comme la plupart d'entre nous, ce qui se passe aux Etats-Unis me réjouit, ce soir j'ai vraiment la rage et envie que ça change.

 

Parlez-en ! :

jeudi, 04 septembre 2008

Affaire Clavier : les bonnes questions

1414483898.jpgUn petit relayage d'un article d'une ancienne collègue de Corse-Matin, intitulé "Affaire Clavier : les bonnes questions". Quand un fait devient politique, les contradictions fusent, aussi, un petit coup de balai est le bienvenu.

En résumé : "Y a t-il eu ou pas des exactions commises ?" "Qui a pris la décision de révoquer Dominique Rossi ?" "A qui profite le crime ?" Autant de questions auxquelles la journaliste apporte des éléments de réponse.

L'article d'Isabelle Luccioni dans "Corse-Matin", c'est là !

mercredi, 03 septembre 2008

L'Affaire Corse : seulement une tempête dans un verre d'eau ?

923703415.jpgOn ne peut pas l'ignorer, depuis l'occupation de sa villa samedi dernier par un groupe de nationalistes, Christian Clavier a largement contribué à la publicité d'un événement que ses organisateurs n'espéraient même pas...(les nationalistes eux, au milieu de l'agitation générale, se disent ravis et n'en espéraient pas tant).

Acte I : samedi, un groupe de nationalistes occupe la maison de Christian Clavier, dans le domaine de la Punta d'Oru, près de Porto-Vecchio (et plus exactement près de la célèbre et magnifique plage de Palombaggia, lieu de villégiature très prisé des milliardaires). Cette maison fait partie d'un lotissement qui compte comme locataires Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse, et de nombreux autres résidents dont le pouvoir d'achat n'est guère menacé par la crise économique.

On s'en doute, l'ancien Jacquouille, alors en mer mais toujours en Corse, a vu rouge lorsqu'il a appris l'intrusion de ces "fripouilles" (comme quoi il apprécie les Visiteurs, mais pas chez lui). D'autres sources assurent que les gardiens de la maison auraient appelé leur patron, l'auraient mis au courant de la situation, et celui-ci aurait carément proposé qu'on serve des rafraîchissements aux vandales.

A partir de là, l'enquête rapporte des éléments contradictoires : selon RTL, qui a eu accès aux procès verbaux de Clavier et des gardiens (auditionnés hier après-midi par les gendarmes), il n'y a eu aucune dégradation, voire même aucune intrusion dans la villa, les nationalistes précisant bien que leur démarche était "symbolique et pacifique" pour protester "contre la spoliation foncière des Corses sur l'île".

Le soit-disant coq balancé dans la piscine ne serait qu'une décoration en plâtre...Mais l'Elysée soutient mordicus que la maison aurait subi des dégradations.

Acte II : Nicolas Sarkozy, grand copain de Clavier, montre qu'il a le sens de l'amitié et s'en mèle. On connaît, par ailleurs, son "attachement" aux dossiers corses, héritage du temps où il était ministre de l'Intérieur. A l'appel de son ami, il n'hésite pas à exiger le limogeage de Dominique Rossi, qui selon le ministère de l'Intérieur, n'aurait pas fait son travail en ne réagissant pas devant l'événement.

214431481.jpgOr, comme le soulignait ce matin sur France Info Antoine Albertini, journaliste au magazine Corsica et correspondant du Monde, Dominique Rossi, 59 ans, est un fin connaisseur des dêmélés corses, qu'il a contribué à clarifier, et a précisément empêché l'événement de prendre de l'ampleur, en n'envoyant pas une armée de CRS ou le GIGN.

Néanmoins, le couperet tombe lundi soir, suite à un appel du ministère de l'Intérieur : Dominique Rossi est démis de ses fonctions avec effet immédiat. Il finira sa carrière à l'IPGN, la "police des polices", ce qu'on appelle dans le métier "le cimetière des éléphants".

Nul n'est dupe du lien entre la colère de Nicolas Sarkozy après l'événement et ce renvoi.

Acte III: les réactions. "Fait du prince", "privatisation de la République", "République des copains", les critiques fusent de la part de l'opposition pourtant inexistante, l'opinion publique gronde...Mais après ?

Considérer que Christian Clavier ait pu mal prendre l'occupation de sa villa est possible et compréhensible. Qu'il s'en soit même plaint à Nicolas Sarkozy, ça devient limite mais on peut l'envisager à la rigueur. Que le Président sanctionne le fait en virant l'un des fonctionnaires de l'Etat les plus compétents en Corse, ça ne passe pas. Au-delà de l'affaire, on devine une certaine manière de gouverner qui est franchement inquiétante, capable de graves dérives et qui tend vraiment à dire : "l'Etat, c'est moi". Or, le siècle de Louis XIV est fini (même s'il faut encore être naïf pour croire qu'une 5ème République n'est pas une monarchie républicaine).

A chaque plastiquage ou destruction voire même face à des choses plus graves comme des assassinats, personne n'a jamais "sauté", en tout cas pas le plus haut responsable de la sécurité en Corse. Plusieurs particuliers, des "quidams" quelconques ont vu leur maison détruite, sans pour autant obtenir compensation de la part de l'Etat, et surtout d'une façon aussi rapide.

1853898840.jpg

Ci-dessus, une idée de ce à quoi ressemble les environs de la maison de Christian Clavier : la baie de Palombaggia, près de Porto-Vecchio.

Les people même ne sont pas épargnés, et leur renom ne sert pas toujours ! Muriel Robin possède elle aussi une maison en Corse, en Balagne. Le 14 juillet dernier, celle-ci fut cambriolée. Aucune réaction de la part de l'Elysée semble t-il. Mais l'humoriste n'est pas partie en vacances avec le Président, elle...

Christian Clavier estime t-il le dommage réparé avec l'éviction de Dominique Rossi ? Lui qui dit "aimer les Corses" vient en tout cas, sans s'en douter, de rendre un fier service aux nationalistes. D'un événement qui n'aurait sans doute pas dépassé les colonnes de "Corse-Matin" et de "Gala", il en a fait une affaire d'Etat qui leur permet de comprendre que la publicité et l'écoute viendra de la "pipolisation" de leur action.

"Main basse d'un clan sur la France" : soyez amis avec Nicolas Sarkozy, vos affaires iront bien. Celui-ci aurait appelé son copain Christian dimanche soir, soit la veille de l'éviction de Rossi, ce qui renforce les critiques à son encontre. Personne ne doute plus de son rôle dans l'affaire.

Mais attention, François Fillon l'a rappelé : "Le gouvernement ne rend pas de comptes". En décrypté : "fermez vos gueules, nous nommes aux commandes, nous faisons ce que nous voulons".

Jusqu'au jour où la goutte même la plus petite fera vraiment déborder le vase. Et là, je pense que ce sera un tsunami auprès duquel les émeutes dans les banlieues passeront pour des feux-follets.

 
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