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lundi, 14 septembre 2009

Harrison Ford craque devant l'hommage du festival de Deauville

Harrison Ford, invité d'honneur du festival de Deauville, a reçu hier un vibrant hommage de toute une salle debout pour l'acclamer au son du générique de Star Wars. L'acteur, relativement blasé avant d'entrer dans la salle (voir les interviews où il confie n'avoir aucun film préféré dans sa filmographie), a manifestement du mal à retenir ses larmes devant le montage qui retrace 40 ans de carrière. Un beau moment très émouvant:

Merci à Francis alias Boapman pour cette belle vidéo ! Retrouvez-le sur Dailymotion pour d'autres vidéos d'actu, notamment au festival de Deauville.

jeudi, 09 octobre 2008

Jacques Brel ne nous a pas écoutés : il a préféré nous quitter il y a 30 ans.

photo_brel.jpgAujourd'hui 9 octobre, la France et la Belgique (et peut-être les Marquises) se souviennent que le Grand Jacques nous a quitté il y a 30 ans, à 49 ans, emporté par un cancer du poumon. Trop jeune, et pourtant déjà retiré du monde à cette époque.
En 1977, cela fait en effet 11 ans que Brel est parti en avion aux Marquises et n'a pas produit un seul enregistrement. Un an avant sa mort, il sort "Les Marquises", qui déclenche un vrai raz-de-marée. Le retour du Grand Jacques ne sera pas long : il meurt à l'automne suivant, laissant un vide dans l'art populaire que rien n'a comblé depuis.

Quand je pense à Jacques Brel, je ne pense pas d'abord à "Amsterdam" ou "Madeleine" ou "Ne me quitte pas". Non, je pense d'abord et avant tout à "L'aventure c'est l'aventure". Et ce sera toujours comme ça. Brel le chanteur reste dans la mémoire collective comme un poète de génie, Brel l'acteur...On en parle moins, et c'est dommage.

"Je n'ai peut-être pas le physique, mais j'ai le droit d'avoir des élévations de pensée par moment !"

1973 : Claude Lelouch sort un film comique sans être comique sur une bande de gangsters qui cherchent à se recycler en ces temps de crise économique (le temps passe, les problèmes restent, à voir notre situation actuelle !). Même les braquages ne rapportent plus.
Entouré de Lino Ventura, Aldo Macione, Charles Denner et Charles Gérard, Jacques Brel va livrer l'interprétation magistrale, mémorable et furieusement drôle, d'une sorte de dandy du braquage, prenant l'accent belge pour draguer les hôtesses de l'air et faciliter sa prise d'otages aérienne, affirmant bien haut "ne peut-être pas avoir le physique, mais avoir droit à des élévations de pensée par moment".

Une véritable loghorrée de bons mots et de scènes cultes, qu'il serait trop long, bien trop long d'énumérer ici, mais relevons celui-ci pour la peine : "Tu sais Lino, si j'aime les hommes, c'est pas tellement parce que c'est des hommes, mais c'est surtout parce que c'est pas des femmes". Magique.

Brel qui ne chante pas ce n'est tout de même pas Brel, aussi les "vacances" du quintet sur un voilier dans les Tropiques verront le Grand Jacques pousser la chansonnette à la barre... toujours aussi truculent.


"Les hommes prudents sont des infirmes" : Brel sur scène était un artiste excessif, et l'était surtout en la quittant si tôt, en 1967, en décidant de s'exiler, ou plutôt, de vivre pleinement dans le monde, aux Marquises.

Acteur ou chanteur, le Grand Jacques nous manque. En ces temps de perdition et d'indigence intellectuelle, sa lucidité et son esprit nous manque.

jacques brel 1962(1).jpgL'actu suit bien :

Depuis

samedi dernier, Sotheby's a mis en vente, à l'occasion de ce trentième anniversaire, de nombreux souvenirs et effets personnels de Brel, au grand dam de sa famille qui s'oppose à cette vente.

L'article du Fig' sur le sujet

 

mercredi, 01 octobre 2008

"Ci-gît Paul Newman, mort en raté car ses yeux étaient devenus marron"

 

newman.jpg

Non je ne pète pas les plombs et je n'insulte pas Paul Newman, immense acteur américain décédé le 26 septembre dernier. La phrase en titre, c'est une de ses propres citations. C'était l'épitaphe qu'il s'était imaginé. Personne n'ignore que ce grand gaillard au profil grec a été remarqué pour ses yeux bleus extraordinaires, lui ouvrant la porte du cinéma américain qui se cherchait une résurrection.

"Butch Cassidy et le Kid", "La chatte sur un toit brûlant", "L'Arnaqueur", "Exodus", "La couleur de l'argent", où il obtient enfin un Oscar...Autant de films qui ont marqué des générations en faisant le portrait peu flatteur d'une Amérique nourrie au bourbon. Loin de jouer les jeunes premiers, Newman va jouer des torturés. Des brutes, des machos, des losers, des cow-boys freudiens, des manipulateurs dévoyés, aidé par les tics et les trucs d'un Lee Strasberg qui l'avait reçu à bras ouverts dans son célèbre Actor's Studio.

J'arrête là la nécro, il suffit de faire le tour du Net ou d'aller sur le site du Monde pour en lire une très bien faite.

Ajoutons simplement qu'en plus d'être acteur, Paul Newman utilisait sa célébrité au profit de causes humanitaires -il créa en 1982 une marque de nourriture à but caritatif qui porte son nom-, était passionné de course automobile -il participa plusieurs fois aux 24h du Mans-, et surtout avait un humour caustique qui prouve que les beaux, hommes ou femmes, ne sont pas cons. Quelques exemples :

""C'est comme avoir fait la cour à une belle femme pendant quatre-vingts ans. Elle finit par céder, et l'on dit : "Je suis vraiment désolé, mais je suis un peu fatigué." (sa remarque dépitée lorsqu'en 1987, après 30 ans de carrière, il reçoit enfin l'Oscar du Meilleur Acteur pour "La Couleur de l'Argent").

""Je fais des films, je joue, je suis époux et père pour une seule et unique raison : me sentir vivre."

Sa fondation "Newman's Own" lui rend hommage :

Avec Joanne Woodward, son épouse pendant trente ans, Paul Newman formait un couple heureux et extrêmement engagé. Créée il y a 25 ans, la société de produits alimentaires "Newman's own", dont les bénéfices sont entièrement reversés à des oeuvres caritatives et éducatives, notamment les enfants malades avec l'association Hole in the Wall Camps, a permis de distribuer plus de 170 millions d'euros à travers le monde.

Dès samedi, Newman's Own a tenu à rendre hommage à son fondateur en publiant une vidéo consacrée à l'acteur décédé vendredi.

 

N.B : désolée pour l'absence de quelques jours...Pas d'inspiration !

 

Allez, quelques vidéos pour raviver de bons souvenirs :

"Butch Cassidy et le Kid" (1969) avec Robert Redford

 

 

"Exodus" (1960) raconte l'histoire de survivants de la Shoah qui partent fonder l'Etat d'Israël. Paul Newman y joue Ari Ben Canaan, agent de la Haganah.

 

"La Chatte sur un toit brûlant" (1958)

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