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mardi, 20 janvier 2009

Cachez les clodos au passage d'Obama ! Pauvre Martin Luther King...

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Le hasard de l'Histoire a voulu que les Pères Fondateurs, qui rédigèrent la Constitution des Etats-Unis, optèrent pour le 20 janvier comme jour de l'investiture du président élu. Il se trouve que ce jour est également celui de la naissance de Martin Luther King. Le fait que Barack Obama prête serment aujourd'hui, à cette date précise, n'en résonne que plus fort.

Cependant, alors que l'événement va se dérouler en mondovision, que tout le monde ne parle que de ça aujourd'hui, qu'on achète quantité de journaux, et qu'on attend plétores de stars devant le Capitole à Washington -y compris Ségolène Royal et Chloé Mortaud, la nouvelle Miss France, magnifique déléguation française !-; que les forces américaines vont déployer 8 000 policiers et 11 500 militaires pour protéger le trajet du nouveau président du Capitole jusqu'à la Maison Blanche, alors que l'on attend deux millions de personnes qui n'auraient manqué pour rien au monde ce moment où va s'écrire l'Histoire...On apprend au détour d'une brève dans le "Figaro", qui consacre 20 pages spéciales au "D-Day"..., que :

"Tous les SDF de Washington ont été priés de quitter la capitale et de ne pas revenir avant jeudi. Selon l'Association nationale pour les sans-abris, près de 1200 personnes vivent dans le périmètre de sécurité établi pour l'investiture".

Barack Obama veut rendre la Maison Blanche au peuple, se veut le président d'une nation unie, et pourtant, avant même qu'il ait prêté serment, on refuse à une partie des citoyens d'être de la fête. On les cache, on les nie, on les dégage. Obama est-il au courant de la chose ? Possible, ou peu probable, si la décision revient à un staff de sécurité qui ne lui demande pas son avis -il a toutes les peines du monde à garder son Blackberry personnel, alors...

Bref, au milieu de la ferveur générale, ce "petit" nuage vient rappeler que Barack Obama n'est pas le Christ. Tout le monde attend un Messie qui multipliera les pains (pardon les dollars) et fera que chacun verra un frère dans son prochain. Si on commençait déjà avec les SDF de Washington ?

Le 18 janvier, Barack Obama disait, dans un premier discours qui ouvrait les cérémonies de son investiture, que "Martin Luther King en verse peut-être des larmes". En ce jour qui est aussi son anniversaire, Martin Luther King pleure sans doute -l'événement est historique, et puis il faut bien vivre un peu dans l'au-delà-, mais avec peut-être un peu d'inquiétude.



lundi, 19 janvier 2009

Noam Chomsky : regard critique sur l'Amérique

Voici une interview réalisée par le Monde.fr, de Noam Chomsky. Pour certains, la plupart sans doute, ce nom ne leur dira rien. D'autres savent que Noam Chomsky est un linguiste américain très connu dans le monde entier, et surtout un observateur acéré des liens entre pouvoir et médias, dans son pays et en général. Il a écrit à ce sujet de nombreux ouvrages, notamment pour dénoncer les tactiques d'enfermement des médias dans un cercle idéologique.

Très engagé politiquement, Noam Chomsky se décrit comme un "anarchiste socialiste", et quand on sait ce que le mot "socialiste" provoque comme émoi aux Etats-Unis...A la veille de l' "Inauguration Day" de Barack Obama, Chomsky confie avoir voté vert, et considère qu'Obama était "le moindre des deux maux". Très en recul par rapport à l'exaltation générale, Noam Chomsky se demande si vraiment cette élection changera quelque chose, et se permet de relativiser son aspect historique -sans le nier évidemment, Noam Chomsky est assez intelligent pour reconnaître que l'événement est de taille-, en rappelant que dans certains pays d'Amérique latine comme le Brésil ou la Bolivie, qui ont élu un sidérurgiste (Lula) ou un membre de la minorité indigène (Morales), la revanche des opprimés a déjà commencé, sans que l'Occident ne s'en émeuve plus que ça. Il développe toutes ces idées dans cette interview très intéressante, et qui permet de remettre beaucoup de choses en perspective.



Obama dans les starting-blocks

"Obama pour une autre Déclaration d'Indépendance", "Obama rend hommage aux Pères Fondateurs" : le nouveau président des Etats-Unis fait sentir à quel point la première puissance du monde est nostalgique de l'année 1776, date de sa naissance en tant que première grande démocratie. Certes, par la suite, on a largement déchanté, mais force est de constater que l'esprit nouveau, qui allait souffler sur la France une dizaine d'années plus tard, est resté gravé dans la mémoire collective comme porteur d'un immense espoir.

C'est sous cet espoir que Barack Obama veut placer sa présidence. Fera t-il quelque chose pour la situation au Proche-Orient, réduira t-il l'impérialisme guerrier américain, sera t-il adepte de la doctrine de Monroe, sera t-il pour un capitalisme régulé, ou ne fera t-il rien du tout...Voilà toutes les questions que le monde se pose, à la veille de l'"Inauguration Day", cette cérémonie d'investiture du nouveau président, qui sera le premier Afro-Américain à entrer à la Maison-Blanche, 40 ans après l'assassinat de Martin Luther King.

Cet événement qui dépasse largement les frontières américaines, sera suivi par des millions de personnes à travers le monde, et sur le parvis du Lincoln Memorial, on attend près de deux millions de personnes, du jamais vu depuis l'élection de Johnson en 1965, or la ville de Washington ne compte que 600 000 habitants ! Même lors des manifestations contre la guerre du Vietnam en 1973, on ne comptait "que" 60 000 personnes. Barack Obama devrait prêter serment sur la Bible utilisée par Abraham Lincoln, et débuter ainsi son mandat de quatre années. La capitale américaine accueillera ensuite toute la journée bals et cérémonies pour célébrer l'événement.

Mais une fois la journée terminée, Barack Obama sera seul dans le Bureau Ovale. Avec de lourdes tâches sur la table ! Les Etats-Unis, qui connaissent leur crise la plus grave depuis celle de 1929 (suivie par la Grande Dépression), ont poussé Obama à organiser un nouveau New Deal, à la manière de Roosevelt : depuis des semaines, il s'est entouré d'une administration à la hauteur de cette tâche, et on espère que l'Histoire se répétera...

Déjà depuis hier, des milliers de personnes se sont réunies pour débuter ces festivités, avec un grand concert dont tout le monde a parlé, et qui a réuni toutes les plus grandes stars américaines -et irlandaises, si on compte U2 !- : Bruce Springsteen, Bon Jovi, John Mellencamp, Beyoncé, Stevie Wonder, et bien d'autres.

Voici déjà quelques extraits de ce concert pour se faire plaisir :

U2 sur le Lincoln Memorial :

Bruce Springsteen chantant "The Rising":



lundi, 22 décembre 2008

Le chien de Bush vous souhaite un Joyeux Noël !

bush_barney.jpgC'est une tradition instaurée depuis 2002 à la Maison Blanche : Barney, le célèbre Scottish Terrier des Bush, souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année aux Américains, par l'entremise d'une vidéo publiée sur sa page Web spéciale.

Le Washington Post décrit ainsi le cru de cette année, auquel participent des personnalités sportives comme le champion de natation Michael Phelps ou la gymnaste Nastia Liukin : "Lors d'un rêve fantasmagorique, Barney rêve qu'il participe aux Jeux Olympiques de Pékin et qu'il rencontre la gloire, jusqu'au moment où le président Bush le réveille en lui demandant de mettre la main...à la patte pour installer les décorations de Noël.
'Barney, réveilles-toi mon gars. On a du boulot, pas le temps de faire la sieste !
"

Fantasmagorique en effet, surtout lorsque l'on regarde la qualité de l'animation faisant office de "rêve" : La plupart des journalistes ne se remettent pas de l'image d'un Barney s'essayant à des performances gymnastiques...
uh_bush_barney.jpg
Mais comme le précise le L.A Times, ça ne vaudra jamais les performances des années précédentes, où l'on comptait comme guest-stars Tony Blair, le secrétaire d'Etat au Trésor Henry Paulson ou encore la star de country unanimement adorée aux Etats-Unis, Dolly Parton. Un brin persifleur, le quotidien de la côte Ouest signale les apparitions des jumelles Bush, Jenna et Barbara, en priant "par tout ce qui est sacré, qu'elles n'essayent pas de se lancer dans une carrière d'actrice".

Ne surtout pas rater le générique de fin sur fond de musique country : on sent que l'arrivée d'Obama est proche et que Mr. Bush pense déjà très fort au Texas.

Voici le lien direct vers la vidéo de ce cher Barney...

 

 

 



 
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